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<title>La senteur de l'esprit - chine</title>
<description>humeurs personnelles, divagations diverses et variées</description>
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<title>Les Trois Royaumes</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (HenriGolant)</author>
<category>Chine</category>
<category>Cinéma</category>
<pubDate>Sat, 28 Mar 2009 15:32:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; C'est paraît-il le plus gros succès cinématographique de tous les temps en Chine. Et, là-bas, le film dure plus de 4h30 (contre un peu plus de 2h15 pour la version qui nous est proposée) ! Il aborde&amp;nbsp;des événements&amp;nbsp;célébrissimes en Extrême-Orient, quelque chose que l'on pourrait comparer, pour le retentissement, à la bataille de Waterloo en Europe.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; C'est une sorte de péplum chinois, un péplum qui aurait bénéficié d'une armée de figurants et d'une pléthore d'effets spéciaux numériques. Ceux-ci sont d'ailleurs parfois très voyants, en particulier au début : la première séquence présentant la flotte impériale donne l'impression de sortir d'un jeu vidéo. Par la suite, cela s'améliore.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Deux moments sont particulièrement réussis. La &quot;séquence des&amp;nbsp;bateaux de paille&quot;&amp;nbsp;voit l'un des généraux alliés (interprété brillamment par le Japonais Takeishi Kaneishiro) mettre en oeuvre un habile stratagème pour réapprovisionner les troupes rebelles en flèches. (De manière générale, tout ce qui a trait à ce personnage est marqué par la subtilité, l'action de l'espionne en étant un beau symbole.) La deuxième séquence marquante est celle de l'incendie. Là, au moins, les&amp;nbsp;trucages (un mot qu'il n'est plus convenable d'employer depuis que les ordinateurs ont remplacé le carton-pâte...) numériques se justifient.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; A ces effets visuels s'ajoutent les scènes de combat. On est en Asie de l'Est, avec John Woo derrière la caméra, donc ne vous étonnez pas que les généraux d'il y a 1 700 ans soient experts en arts martiaux. C'est spectaculaire. Par contre, nombre de scènes de dialogues sont d'une grande platitude. Les acteurs prennent la pose, froncent les sourcils, esquissent un sourire... et donnent parfois l'impression de peiner à retenir&amp;nbsp;un pet.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les femmes ne sont en général que d'agréables personnages secondaires. On appréciera les interventions de l'espionne. Côté fausse contemplative, l'épouse du général sudiste (incarné par Tony Leung, efficace) joue un rôle plus important que ce à quoi on s'attendait, même si elle est d'abord une image de la compagne raffinée et soumise.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; On pourrait se dire que toutes ces intrigues orientales ne vont pas nous concerner, nous pauvres Occidentaux. Eh bien si, finalement. Parce que cette histoire d'affrontement mythique entre deux armes coalisées, avec ces&amp;nbsp;actes d'héroïsme&amp;nbsp;individuels et la rivalité&amp;nbsp;pour la possession&amp;nbsp;d'une femme ne sont pas sans rappeler la guerre de Troie (l'action des dieux grecs en moins).&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Enfin, c'est un film de notre époque. Au détour d'une scène, le réalisateur souligne le raffinement des élites, introduit, à travers quelques répliques, des références au taoïsme, met en valeur la maîtrise technique des Chinois de l'Antiquité (avec l'usage des explosifs par exemple), suggère même qu'ils ont inventé le football (ce qui n'est pas forcément erroné d'ailleurs : &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.storyfoot.com/jeu.php&quot;&gt;http://www.storyfoot.com/jeu.php&lt;/a&gt;&amp;nbsp;). On est donc dans le parfait prolongement de la &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lasenteurdel-esprit.hautetfort.com/archive/2008/08/11/la-ceremonie-d-ouverture-des-j-o-et-moi.html&quot; title=&quot;cérémonie d'ouverture&quot;&gt;cérémonie d'ouverture&lt;/a&gt; des derniers Jeux Olympiques. Ce nationalisme puise dans l'histoire ancienne un ferment de modernité. Paradoxalement, dans ce film, c'est le Premier ministre qui veut unifier&amp;nbsp;de force&amp;nbsp;les trois royaumes qui est le méchant, face aux&amp;nbsp; dirigeants du centre et du Sud de la Chine qui souhaitent la paix dans le respect mutuel. Je ne sais pas s'ils étaient vraiment ainsi, mais, en tout cas, il est frappant qu'un film qui a eu l'&lt;em&gt;imprimatur&lt;/em&gt; du Parti communiste chinois propage cette vision.&lt;/p&gt; 
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<title>La tombe de l'empereur dragon</title>
<link>http://lasenteurdel-esprit.hautetfort.com/archive/2008/08/24/la-tombe-de-l-empereur-dragon.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (HenriGolant)</author>
<category>Chine</category>
<category>Cinéma</category>
<pubDate>Sun, 24 Aug 2008 18:37:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; ... Bon, oui, d'accord, c'est &lt;em&gt;La Momie 3&lt;/em&gt;... Je voulais juste mettre en valeur le fait qu'en cette fin de Jeux Zolympiques, j'ai continué à m'intéresser au &lt;em&gt;Pays du milieu&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;Zhongguo&lt;/em&gt;, dans la langue de Hu Jintao). Comme je n'ai pas vu les numéros 1 et 2, ce fut une totale découverte. J'y suis donc allé pour le contexte chinois, avec le personnage du premier empereur : Qin Shi Huangdi, dont le nom a inspiré les Occidentaux, &quot;Qin&quot; se prononçant &quot;Tchin&quot; (A la vôtre !), donnant finalement &quot;Chine&quot;. Le film étant une coproduction chinoise, j'ai apprécié qu'on ne cherche pas à faire de ce fondateur de l'empire un génial précurseur sans défaut.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ne croyez cependant pas que l'idéologie soit absente de ce sous &lt;em&gt;Indiana Jones&lt;/em&gt;. L'action se passe en 1947, soit en pleine guerre civile&amp;nbsp;entre nationalistes de Chang Kaï Shek et communistes de Mao Zedong, dans le Nord du pays plus précisément (ça tombe bien, on n'est pas loin de Xi'an !... sont déments ces scénaristes !) :&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.dean.usma.edu/history/web03/atlases/chinese%20civil%20war/chinese%20civil%20war%20pages/chinese%20civil%20war%20map%2006.htm&quot;&gt;http://www.dean.usma.edu/history/web03/atlases/chinese%20civil%20war/chinese%20civil%20war%20pages/chinese%20civil%20war%20map%2006.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Comme de bien entendu, dans le film, on ne voit pas l'ombre d'un communiste (officiellement), mais des éléments de l'armée nationaliste (des méchants grave !... mais je kiffe à donf l'officière balafrée !), qui cherchent à ressusciter le défunt empereur. Un spectateur chinois attentif comprendra néanmoins que l'armée des sans-grade (zombies eux aussi, on reste dans le trip)&amp;nbsp;qui est levée par la magicienne (Michelle Yeoh, j'adore !) pour contrer Qin (Jet Li, très vilain) évoque les va nus-pieds maoïstes. Un autre cliché de la propagande communiste se retrouve à l'écran : l'image sulfureuse de Shanghaï, ville de tous les vices (mmm, c'est que ça m'excite, ça !).&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Bon, à part ça, les dialogues sont faiblards, tout comme les séquences &quot;familiales&quot; entre nos héros occidentaux (le couplet sur les relations père-fils est à chier),&amp;nbsp;l'acteur incarnant le père&amp;nbsp;détenant sans doute la palme de l'inconsistance. La dilection des héros occidentaux pour les armes à feu est aussi particulièrement pesante.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Côté effets spéciaux, ça dépote, le tout se mariant assez bien avec les scènes de groupe, martiales à souhaits (et donc un peu lourdingues à la longue).&lt;/p&gt; 
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<title>La cérémonie d'ouverture des J.O. et moi</title>
<link>http://lasenteurdel-esprit.hautetfort.com/archive/2008/08/11/la-ceremonie-d-ouverture-des-j-o-et-moi.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (HenriGolant)</author>
<category>Chine</category>
<pubDate>Mon, 11 Aug 2008 16:24:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;De passage chez un membre de ma famille, je me réjouissais à l'idée de visionner la cérémonie chinoise. Bon, franchement, le sport à la télé, ce n'est pas trop mon truc, mais je m'étais dit que les dirigeants chinois voulaient en mettre plein la vue au monde entier et, comme Zhang Yimou y avait mis sa patte, le résultat ne devait pas être inintéressant.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le problème est que l'antenne de la maison de ma parente a été soudainement victime d'une grave défaillance. Première alerte. Chercherait-on à m'empêcher de voir cet événement hautement médiatique ? En tout cas, l'artisan contacté fit diligence (on est presque dans la science-fiction, là !). Il réussit à convaincre ma parente de passer à la T.N.T., vu que, même s'il réparait l'antenne, pour un coût équivalent, elle pouvait avoir l'équipement T.N.T., qu'elle devrait de toute façon acquérir d'ici 2010. Va pour la T.N.T. donc !&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour plus de confort, j'ai décidé de programmer l'enregistrement de la cérémonie. Le 8 août, je m'installe pour regarder le début (je comptais voir la suite plus tard, sur cassette)... et je me rends compte qu'à l'heure fatidique, le magnétoscope ne se met pas en route ! Après plus d'une heure de bidouillages, je comprends que je n'arriverai pas à résoudre le problème seul ; je demande conseil à d'autres membres de la famille, sans résultat. Voici donc l'artisan recontacté. Ses indications téléphoniques ne me permettent pas de sortir de ce guépier numérique ! Il finit par accepter de venir le jour même. Entre temps, la cérémonie continue.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'artisan arrivé, il tente plusieurs modifications de branchements de prises péritel... ben parce qu'il faut relier le téléviseur (assez ancien : il ne dispoose que d'une seule prise de ce genre), le démodulateur (ou décodeur) et le magnétoscope-lecteur-de-dvd. Il finit par arriver à la conclusion qu'avec ce matériel, il n'est pas possible d'enregistrer et de regarder la T.N.T. en même temps ! Je ne vous détaille pas la fureur de ma parente. Le type lui conseille d'acheter carrément une nouvelle télé aux normes... ou bien de bidouiller les branchements façon oral de Polytechnique. Le pire est qu'après son départ, je me rends compte que s'il a bien remis la T.N.T., il est désormais impossible d'utiliser le magnétoscope-dvd ! Malgré les cris d'orfraie de ma parente (qui a maudit successivement le progès technologique, les petits commerçants, le gouvernement et notre auguste famille), je m'attelle à un deuxième tripatouillage... Alleluia ! La T.N.T. fonctionne et il est possible de LIRE cassettes et dvd... pas d'enregistrer malheureusement. (Oh, hé : je ne suis pas MacGyver !)&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La solution est venue d'une de mes frangines, qui a accepté d'enregistrer la cérémonie rediffusée sur &lt;i&gt;France 2&lt;/i&gt; dans la nuit de vendredi à samedi. Je me suis donc couché apaisé, l'esprit tranquille. Le lendemain, à mon réveil, je me suis aperçu que ma soeurette était passée tôt le matin pour déposer la cassette. J'en ai donc entrepris la lecture par le début et la fin, pour repérer le moment exact où commençait la cérémonie (et éviter l'entrevue lèche-fion avec Sarkozy) et la fin du défilé des athlètes. C'est là qu'un deuxième &quot;mystère&quot; est survenu : au bout de 45 minutes, le magnétoscope de la frangine s'était mis à enregistré la une !! Enfer et damnation ! Voilà la preuve du complot ourdi pour m'empêcher d'exercer mon esprit critique sur cette cérémonie !&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais cela ne se passera pas comme ça ! Je trouverai les responsables et je les pendrai par les burnes !&lt;/p&gt; 
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<title>Kung Fu Panda</title>
<link>http://lasenteurdel-esprit.hautetfort.com/archive/2008/08/06/kung-fu-panda.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (HenriGolant)</author>
<category>Chine</category>
<category>Cinéma</category>
<pubDate>Wed, 06 Aug 2008 17:14:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les Jeux Zolympiques approchent à pas de Tibétain cherchant à échapper aux matraques chinoises. Du coup, j'ai fait un effort, je me suis intéressé à la Chine ET au sport. Bon, comme c'est l'été et que je suis légèrement en vacances, j'ai fixé un programme modeste. Je suis donc allé voir l'un des récents succès au &lt;em&gt;box office&lt;/em&gt; du &quot;pays du milieu&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ils sont quand même malins, chez &lt;em&gt;Dreamworks&lt;/em&gt; ! Le début du film rend hommage à d'autres formes d'animations... pour bien souligner combien ce qui va suivre est plus &quot;moderne&quot;, plus &quot;abouti&quot;. Ce n'est pas toujours faux. Le &quot;dessin&quot; est très soigné. C'est toutefois un peu moins virtuose que &lt;em&gt;Ratatouille&lt;/em&gt;, par exemple. La séquence qui voit le panda chanceux (qui se nomme &quot;Po&quot;... reconnaissez qu'il fallait la faire !) suivre l'entraînement rigoureux de son nouveau maître (auquel Pierre Arditi prête sa voix -avec grand talent-&amp;nbsp;dans la version française) est la plus réussie, selon moi. La plus drôle est le combat final qui oppose le héros au super-méchant-qu-est-pas-du-tout-gentil.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; C'est joliment fait, on&amp;nbsp;se marre souvent. En fait, les potes à Spielberg nous ont concocté une version animale extrême-orientale de &lt;em&gt;Shrek&lt;/em&gt;. Ne manque que l'intrigue sentimentale. Ne croyez pas toutefois que ce soit visible par tous. Les tout petits ne vont pas&amp;nbsp;bien comprendre. Dans la salle, les trois personnes qui riaient le plus étaient des adultes (dont deux accompagnaient leur progéniture... la méga excuse pour aller voir ce genre de film, on le sait !).&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Sur le fond, c'est très américain : le film est l'illustration de l'idée qu'une attitude volontariste mène au succès.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Restez pour le générique de fin : on y voit défiler des images fixes, très jolies, faisant allusion à plusieurs épisodes du film... et il y a un petit bonus au bout du bout !&lt;/p&gt; 
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<title>Les orphelins de Huang Shi</title>
<link>http://lasenteurdel-esprit.hautetfort.com/archive/2008/06/14/les-orphelins-de-huang-shi.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (HenriGolant)</author>
<category>Chine</category>
<category>Cinéma</category>
<pubDate>Sat, 14 Jun 2008 16:58:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La critique n'a en général pas été tendre avec cette production australo-américano-chinoise. Peut-être le réalisateur n'a-t-il pas la cote ? Peut-être le&amp;nbsp;style hollywoodien (assumé) de nombre de séquences a-t-il rebuté ? A la base, il s'agit d'une aventure humaine, sur fond d'invasion de la Chine par l'armée japonaise. Là-dessus se greffe un jeu amoureux pas si simple que cela.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; L'interprétation est en général bonne : Chow Yun-Fat et Michelle Yeah sont excellents, tout comme Radha Mitchell (qu'on a vue chez Woody Allen il y a quelques années) ; la déception vient de Jonathan Rhys-Meyers (lui aussi remarqué chez Woody... rappelez-vous, &lt;em&gt;Match point&lt;/em&gt;), certes joli garçon (ouais... bof), mais pas très crédible dans le rôle de ce journaliste (qui a réellement existé) entreprenant, qui va découvrir une forme d'idéalisme (il est déjà un peu &lt;em&gt;boy scout&lt;/em&gt; à la base).&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Comme c'est un photographe, le réalisateur effectue de temps à autre des arrêts sur image (en noir et blanc), très réussis ma foi (encore merci au matériel et aux techniciens). C'est correctement filmé, superbes paysages à l'appui. On n'a pas cherché à trop édulcorer : les massacres commis par l'armée japonaises sont rendus avec un réalisme certain, même si les pires horreurs ne sont pas montrées. Le souci du détail a conduit les scénaristes à présenter les divisions des Chinois (entre nationalistes et communistes). Ceci dit, le personnage de Chow Yun-Fat, un &quot;rouge&quot;, a très peu de caractéristiques le rattachant explicitement au communisme. Il est surtout montré comme un résistant.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; J'ai ri grâce aux orphelins, en particulier lors de la séquence de l'épouillage, où le ridicule du nouvel arrivant est utilisé pour &quot;faire passer la poudre&quot;... Les gamins font les cons, assez plaisamment ma foi. Plus loin dans le film, une petite bataille de boules de neige produit le même effet. D'un autre côté, le basculement de la majorité des enfants, de l'oisiveté au travail productif dans l'intérêt de tous, est mis en scène avec subtilité.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Evidemment, deux des personnages finissent par coucher ensemble (mais ça met du temps). A plusieurs reprises, j'ai été émouvé, je le reconnais. Globalement, ça marche, quoi.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Une remarque pratique pour terminer. J'ai vu le film en version originale sous-titrée à Paris, au cinéma &lt;em&gt;Le Bretagne&lt;/em&gt; , situé dans le quartier Montparnasse. Je ne vous le recommande pas. On a laissé entrer des retardataires &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;jusqu'à plus d'un quart d'heure après le début du film&lt;/span&gt; (pas le début de la séance, hein !). Vous me direz, vu que cela dure 2 heures, la gêne n'est pas si grande. Ben ça fait chier quand même ! (Surtout quand la place est à près de 10 euros !)&lt;/p&gt; 
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<title>Mongol</title>
<link>http://lasenteurdel-esprit.hautetfort.com/archive/2008/04/15/mongol.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (HenriGolant)</author>
<category>Chine</category>
<category>Cinéma</category>
<pubDate>Tue, 15 Apr 2008 20:10:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Gengis Khan, vous connaissez ? Le conquérant, le cavalier mongol, tout ça, tout ça. (Chez les Asiatiques, c'est un peu l'équivalent de notre Napoléon.) Bon ben là on nous propose la vie de Temudjin AVANT qu'il ne devienne officiellement Gengis Khan. C'est une fresque historique qui suit la trame d'un roman de formation. C'est filmé avec le savoir-faire des Russes, en mongol et en chinois, dans des paysages kazakhs, mongols et chinois.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; C'est bien joué, joli à regarder, avec tout plein de chevaux, du tir à l'arc, des combats, du sang qui gicle... et une histoire d'amour&amp;nbsp;bien particulière ! La promise que se choisit le jeune Temudjin devient un canon de chez canon (rendons grâce au directeur de casting)... avec un caractère trempé, ce qui ne gâche rien. Il faut regarder cela comme on irait voir &lt;em&gt;Guerre et paix&lt;/em&gt; : l'histoire me semble pas mal romancée, mais c'est très supportable.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Quand je disais &quot;une histoire d'amour bien particulière&quot;, je pensais à la conception de la fidélité des personnages : plutôt que de sauver la virginité de son épouse, le héros attend un an pour se venger et fait sien le fils qu'elle a eu de son ravisseur. Par la suite, on nous laisse clairement entrevoir que, pendant les longues séparations d'avec son héros de mari, elle n'est pas restée inactive (et d'abord, elle n'était même pas sûre qu'il allait revenir). Cela pourrait être finalement assez proche de la réalité, alors que le portrait que l'on nous trace du futur Gengis Khan est une véritable image d'Epinal : courageux,&amp;nbsp; intelligent, endurant, fidèle, respectueux de ses hommes...&lt;/p&gt; 
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<title>Les larmes de madame Wang</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (HenriGolant)</author>
<category>Chine</category>
<category>Cinéma</category>
<pubDate>Mon, 14 Apr 2008 18:55:00 +0200</pubDate>
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&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Cette madame Wang est l'héroïne de cette histoire, une ancienne actrice devenue vendeuse à la sauvette et enfin pleureuse professionnelle. Si le film nous montre les difficultés qu'elle rencontre dans cette Chine de plus en plus &quot;moderne&quot; (c'est une provinciale, &quot;montée&quot; à Pékin, contrainte de revenir dans sa ville d'origine), le personnage n'est pas sympathique pour autant. Elle me paraît être limite une pétasse anorexique (un genre qui fait triper nombre de réalisateurs visiblement) immature... et cynique.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; L'arrière-plan est sombre : dans le pays du néo-capitalisme triomphant, c'est chacun pour sa pomme. Les parents y abandonnent les enfants, l'amour n'est pas une valeur sûre, les médisances vont bon train et tous les moyens sont bons pour se procurer de l'argent (tout se monnaie). Pourtant, de l'espoir subsiste et l'humour n'est pas&amp;nbsp;absent. Je recommande tout particulièrement la séquence qui voit l'héroïne tenter d'animer ses premières funérailles.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Comme c'est du cinéma réaliste, on nous plante bien le décor : on découvre une ville aux quartiers parfois sordides, des immeubles où la salubrité et le degré d'intimité sont faibles et des institutions qui n'ont pas pour principal but d'améliorer la vie des pauvres (l'hôpital, la prison). Un film fort mais pas franchement porté sur l'optimisme.&lt;/p&gt; 
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<title>Triangle</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (HenriGolant)</author>
<category>Chine</category>
<category>Cinéma</category>
<pubDate>Fri, 22 Feb 2008 17:55:00 +0100</pubDate>
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&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Trois est évidemment le chiffre clé de ce film. Il a été réalisé par trois potes. Trois hommes très différents sont les personnages principaux. Trois mondes vont se rencontrer : police, mafia, antiquaires... Il faut donc être très attentif au début, qui met le système en place. Cela tombe bien, c'est la meilleure partie du film, mise en scène par Tsui Hark. On retrouve l'atmosphère inquiétante et mystérieuse des bons polars hongkongais.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les trois auteurs auraient dû davantage se concerter au moment du montage, histoire que tout soit bien raccord. Quelques hiatus dans l'intrigue nuisent à la fluidité du film. (Purée, c'est qu'elle est chiadée, cette phrase !) L'ensemble reste très plaisant, avec de l'humour : certaines situations sont tellement &quot;hénaurmes&quot; que c'en est comique. J'ai toutefois trouvé le principal personnage féminin moyennement réussi. Si j'étais mauvaise langue, je dirais qu'on sent la ravissante petite amie (un peu aquetriss à la base, quand même) à qui on donne un coup de pouce cinématographique. La question est : avec lequel a-t-elle couché ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La dernière partie est celle de Johnny To. Cela peut donc être aussi bien virtuose que conceptuel-chiant (voir son &lt;em&gt;Election 1&lt;/em&gt;, dont j'ai causé dans un billet du 15 février 2007). Heureusement, il devait être en de bonnes dispositions quand il a tourné cela. On a donc droit à un peu de baston, à un usage (relativement modéré) des flingues... et à une belle partie de cache-cache ! Le film se termine sur une superbe séquence nocturne.&lt;/p&gt; 
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<title>Lust, caution</title>
<link>http://lasenteurdel-esprit.hautetfort.com/archive/2008/02/16/lust-caution.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (HenriGolant)</author>
<category>Chine</category>
<category>Cinéma</category>
<pubDate>Sat, 16 Feb 2008 22:20:00 +0100</pubDate>
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&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ang Lee a dû visionner un paquet de films français et ricains des années 1940-1960. Il en restitue ici l'ambiance, adaptée aux moeurs chinoises. C'est une sorte de calque des films consacrés à la Résistance française ou à l'espionnage durant la &quot;guerre froide&quot;. Ici, il est question de la résistance chinoise (non communiste) à l'envahisseur japonais et à ses collabos.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; On a soigné l'emballage : l'image est léchée. C'est très chic, trop parfois. On&amp;nbsp;n'a pas résisté à la tentation du glamour.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; L'interprétation est excellente, ce qui fait qu'on y croit, qu'on se laisse porter par cette intrigue, pas si longue que cela finalement. Les scènes qui ont tant choqué les pudibonds chinois ne cassent pas trois pattes à un unijambiste... encore que... il faudra attendre la sortie du dévédé et pratiquer quelques arrêts sur image pour bien vérifier si, entre deux scènes &quot;classiques&quot;, qui montrent deux corps nus collés l'un à l'autre (parfois dans des positions acrobatiques... tout cela est d'un fatigant !), ne se serait pas glissée une brève image un peu plus osée...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ceci dit, au-delà de la provocation facile, ces scènes se justifient parfaitement. Elles sont là pour faire toucher du doigt (ne me demandez pas lequel) le trouble qui gagne l'héroïne qui, découvrant le plaisir physique, sent tressaillir la flamme de la mission qui l'habite. De la même manière, le très maîtrisé M. Yee (Tony Leung excellent), toujours dominateur, perd toutefois un peu le contrôle de la situation. De ce point de vue, la représentation du sexe reste à la limite du misogyne. Cela semble d'ailleurs avoir déplu à deux spectatrices (des étudiantes sans doute, une exception dans le public clairsemé essentiellement constitué de personnes âgées) de la salle où je me trouvais : elles ont quitté les lieux après la première scène de nu (la plus &quot;dure&quot;).&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Sur le fond, Le film est un peu nauséabond. Si'il est fait clairement allusion à la domination japonaise, rien n'est montré de son inhumanité, ni de celle des collaborateurs. Les tortures pratiquées sur les résistants sont mentionnés mais, comme nous sommes au cinéma, c'est de qui passe à l'écran qui compte. Or ces collaborateurs sont à peine égratignés, en particulier M. Yee. Ce sont plutôt les résistants &quot;tchang kai-shekistes&quot; qui sont dépeints comme des imbéciles, des lâches voire des salauds.&amp;nbsp;Est-ce pour complaire à la censure chinoise qu'Ang Lee les a chargés ? Cela expliquerait l'absence totale d'allusion à l'autre résistance anti-japonaise, celle des communistes de Mao. Cela évite bien des questionnements, en particulier celui-ci : la poursuite de la guerre civile chinoise pendant la première partie de l'invasion japonaise. Le film procède à trop de simplifications, sauf au niveau du mah-jong (illustré par une savoureuse brochette d'actrices), qu'un pauvre Occidental comme moi doit s'efforcer de comprendre sans y être vraiment aidé par la mise en scène.&lt;/p&gt; 
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<title>Useless</title>
<link>http://lasenteurdel-esprit.hautetfort.com/archive/2008/02/09/useless.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (HenriGolant)</author>
<category>Chine</category>
<category>Cinéma</category>
<pubDate>Sat, 09 Feb 2008 17:25:00 +0100</pubDate>
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&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; C'est un documentaire chinois, consacré à différents aspects du secteur textile. Le réalisateur est Jia Zhang-Ke, l'auteur de &lt;em&gt;Still life&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://lasenteurdel-esprit.hautetfort.com/archive/2007/05/25/still-life.html&quot;&gt;http://lasenteurdel-esprit.hautetfort.com/archive/2007/05/25/still-life.html&lt;/a&gt;), une fiction qui a pour cadre la région du barrage des Trois-Gorges. Cela m'a l'air d'avoir été filmé en vidéo numérique... mais haut de gamme : ce n'est pas dégueu à regarder. L'effet de réalisme est grand.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; On commence dans le Sud, à Canton plus précisément. On est cueilli par une brochette de travellings (que le réalisateur semble vraiment affectionner... trop parfois) dans une&amp;nbsp;usine textile. Il n'y a pas de commentaire. Evidemment, il s'agit d'une production à bon marché destinée en partie à l'exportation. Les gestes sont précis, rapides. Le travail n'est pas bâclé pour autant. On sent la volonté de montrer les maillons d'une chaîne. La vie des ces ouvriers n'est pas délirante, mais ils ont du travail.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; On fait un grand saut, direction Paris et ses défilés de &quot;haute&quot; couture. Il est question d'une styliste chinoise, qui travaille d'une manière totalement différente. On perçoit chez le réalisateur un peu de fierté à retourner l'image traditionnelle accolée à son pays : cette styliste privilégie le travail manuel (même si des machines sont utilisées dans une partie du processus) et sa dernière collection est constituée de vêtements qui ont été enfouis sous terre... On a droit aux préparatifs du &quot;happening&quot; (plus qu'un défilé : les modèles vont être statiques), côté créatrice, côté techniciens, côté mannequins.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; On retourne en Chine, cette fois-ci dans le Nord, dans une région située au sud-ouest de Pékin. C'est le travail des repriseurs et autres couturiers à domicile qui est mis en valeur. Le cinéaste est entré dans l'intimité de certains couples. Les querelles familiales s'entremêlent à l'évolution économique : un tailleur a préféré devenir mineur avant d'être ruiné par la concurrence industrielle. On termine donc par une très jolie séquence dans la mine de charbon, avec décrassage (méticuleux) des mineurs à la clé.&lt;/p&gt; 
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