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        <title>La senteur de l'esprit</title>
        <description>humeurs personnelles, divagations diverses et variées</description>
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                <title>L'Ultime Héritier</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (HenriGolant)</author>
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                                                <pubDate>Sat, 11 Apr 2026 10:43:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;En quête de divertissement facile, le soir, après le boulot, j'ai jeté mon dévolu sur cette comédie sociétale, un poil violente, coproduite par son interprète principal, Glen Powell, le chouchou de ces dames, vu récemment dans &lt;a title=&quot;Running Man&quot; href=&quot;http://lasenteurdel-esprit.hautetfort.com/archive/2025/12/19/running-man-6575548.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;Running Man&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, &lt;em&gt;&lt;a title=&quot;Tout sauf toi&quot; href=&quot;http://lasenteurdel-esprit.hautetfort.com/archive/2024/02/19/tout-sauf-toi-6486015.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Tout sauf toi&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;&lt;a title=&quot;Top Gun : Maverick&quot; href=&quot;http://lasenteurdel-esprit.hautetfort.com/archive/2022/05/25/taupe-gueune-ma-veurique-6383680.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Top Gun : Maverick&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Powell incarne Becket Redfellow, dont la mère a été reniée par sa richissime famille d'origine. Le jeune homme, qui n'a pas connu son père, a grandi dans une ambiance mêlant amour maternel et ressentiment, avec une furieuse envie de prendre sa revanche sur la vie... et sur sa famille maternelle. A cet égard, il pourrait d'ailleurs joindre l'utile à l'agréable. En effet, alors qu'il se croyait&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;(comme sa mère) &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;exclu de la succession familiale, il découvre qu'il en fait partie... en dernière position. Il décide donc de tout faire pour &quot;remonter&quot; dans le classement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;La manière dont le &quot;héros&quot; va tenter de se débarrasser de ses oncles, tantes, cousins, petits-cousins... et de son grand-père constitue la meilleure partie du film, puisque chaque tentative de meurtre comporte une part de cocasserie. On profite de ce spectacle immoral aussi parce que presque tous les Redfellow sont antipathiques, certains certes plus que d'autres.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Le film prend une épaisseur supplémentaire quand Becket découvre qu'il peut à son tour être une cible : du FBI (qui enquête sur cet étrange enchaînement d'accidents), d'un membre de sa famille (qui a compris son petit jeu)... et d'une de ses connaissances, une insupportable égocentrique qui fait une fixation sur lui. &lt;em&gt;(Elle est incarnée par Margaret Qualley, dont le réalisateur filme principalement les -longues- jambes et le visage hyper maquillé...)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Le problème est qu'entre les séquences de meurtre (bien mises en scènes, par le réalisateur comme par l'assassin, qui se révèle assez créatif...), on s'ennuie un peu. Le scénario introduit pourtant un intéressant dilemme. Becket réussit dans la vie sans avoir besoin de l'héritage : il devient cadre financier, avec un très bon salaire, et noue ce qui pourrait devenir une belle histoire d'amour. Ne serait-il pas temps pour lui de laisser tomber sa vengeance, d'autant qu'il a fini par rencontrer un membre de sa famille (beaucoup) plus sympathique que les autres ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Hélas, le film n'en fait pas grand chose... et, surtout, il devient de moins en moins drôle au fur et à mesure que l'intrigue se déroule. La fin se veut maline, en dehors des clous, mais elle est surtout totalement invraisemblable. Dommage, parce que plus de la moitié du film mérite le détour.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>David</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (HenriGolant)</author>
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                                                <pubDate>Mon, 06 Apr 2026 11:04:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Ce film d'animation exploite un matériau biblique, celui des &lt;a title=&quot;Livres de Samuel&quot; href=&quot;https://www.aelf.org/bible/1S/1&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;Livres de Samuel&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; (figurant dans l'Ancien Testament). Il raconte l'ascension d'un jeune berger juif, qui se révéla d'abord par un exploit réalisé contre les Philistins, puis sa rivalité avec le roi Saül.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;L'intrigue prend à la fois la forme du conte pour enfant et du récit mystique. La jeunesse de David est dépeinte comme celle de beaucoup de personnes issues de milieux modestes. Il vient d'une famille nombreuse et garde le troupeau de moutons en pâture, le protégeant des attaques de prédateurs. Les animaux sont représentés un peu comme dans les anciens films de chez Disney. Ils ne parlent pas mais sont très expressifs (avec de grands yeux). David est très proche d'eux... y compris des prédateurs. On peut le voir comme un personnage en harmonie avec la nature... ou avec toutes les créatures de Dieu.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;C'est l'autre versant de l'intrigue : la foi du personnage principal, qui le conduit à &quot;soulever des montagnes&quot;. Pour les non-croyants, je précise qu'il n'y a pas vraiment d'intervention divine dans le film. Ce sont les personnages les plus croyants qui réalisent des exploits. C'est une version religieuse du &quot;croire en soi&quot; qui est tant utilisé dans les fictions.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;On suit donc un nouveau &quot;petit gars de la base&quot; &lt;em&gt;(peut-être le premier, en fait)&lt;/em&gt;, qui va connaître un destin exceptionnel. L'épisode de la lutte contre les Philistins est attendu, pour l'affrontement entre David et Goliath, mis en scène avec une part de cocasserie. Plus tendue est la rivalité avec Saül, le roi des Hébreux, symbole d'un pouvoir corrompu, devenu tyrannique et sanguinaire, qui pourrait mener son peuple à la catastrophe. &lt;em&gt;(Certains y voient une critique à peine voilée du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou.)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Il convient de signaler que ce film est une production d'Angel Studios, société à laquelle on doit le controversé &lt;em&gt;Sound of Freedom&lt;/em&gt; et la série (christique) &lt;em&gt;The Chosen&lt;/em&gt;. On ne s'étonnera donc pas qu'à un moment de l'histoire, David, fait prisonnier, soit attaché de manière à se retrouver quasiment en croix. Rappelons que la tradition le fait naître à Bethléem... tout comme Jésus. Les Évangiles ont été écrits de manière à présenter celui-ci comme un lointain successeur de David.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Mais l'on peut regarder cette histoire comme l'illustration de mythes (plus ou moins fondés), avec une bonne qualité d'animation... et des chansons (façon Disney), dont le film aurait toutefois pu se passer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>Projet dernière chance</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (HenriGolant)</author>
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                                                <pubDate>Sun, 05 Apr 2026 09:20:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Ce film d'anticipation présente une Terre menacée par &lt;span style=&quot;text-decoration: line-through;&quot;&gt;le changement climatique&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;text-decoration: line-through;&quot;&gt;une météorite&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;text-decoration: line-through;&quot;&gt;une invasion extraterrestre&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;text-decoration: line-through;&quot;&gt;une gigantesque épidémie de dysenterie&lt;/span&gt; la baisse d'activité du soleil, liée à l'action de bactéries. Une expédition-suicide est envoyée aux confins de la galaxie là où, peut-être, se trouve la solution.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;L'histoire commence avec le réveil du héros, Ryland Grace, placé en coma artificiel pour supporter le voyage. Il découvre qu'il est le seul survivant de l'expédition et peine à retrouver ses esprits : quel est le but exact de sa mission et pourquoi en fait-l partie ? Les souvenirs qui lui reviennent par bribes nous sont proposés sous la forme de retours en arrière. Heureusement qu'il y a ces moments, parce qu'à l'image de Ryland dans le vaisseau, on s'emmerde un peu pendant cette première partie. Les séquences les plus intéressantes sont celles qui voient le scientifique expérimenter dans son labo terrestre, puis débarquer sur un gigantesque porte-avion, refuge des meilleurs chercheurs de la planète.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;C'est donc bourré d'humour, conforme à la &quot;patte&quot; des réalisateurs, Phil Lord et Christopher Miller, auxquels on doit, entre autres, &lt;a title=&quot;La Grande Aventure Lego&quot; href=&quot;http://lasenteurdel-esprit.hautetfort.com/archive/2014/02/22/la-grande-aventure-lego-5305419.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;La Grande Aventure Lego&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;. Cet humour a toutefois ses limites : au bout d'un moment, j'en ai eu un peu marre des maladresses répétées de Ryland, censées être attendrissantes. On a bien compris que l'humain complètement perdu du début allait peu à peu se transformer en véritable héros, mais, vu de mon siège, ce fut long à venir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Fort heureusement, le docteur Grace fait la connaissance d'une araignée-rocher tout aussi isolée que lui, sur son propre vaisseau. Il la &lt;em&gt;(ou plutôt le : c'est un mâle)&lt;/em&gt; baptise Rocky. Les deux êtres vont se découvrir, apprendre à communiquer, se connaître, s'apprécier... au point de cohabiter. La limite est qu'ils ne peuvent vivre dans la même atmosphère. C'est bien foutu sur le plan technique (tout comme les scènes spatiales d'ailleurs) et, peu à peu, l'émotion nous gagne devant cette amitié grandissante, soumise aux aléas du grand vide intersidéral.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Les vieux cinéphiles percevront quantité de références, à &lt;em&gt;2001 L'Odyssée de l'espace&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;&lt;a title=&quot;Seul sur Mars&quot; href=&quot;http://lasenteurdel-esprit.hautetfort.com/archive/2015/10/31/seul-sur-mars-5708882.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Seul sur Mars&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;E.T.&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Mission to Mars&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;&lt;a title=&quot;Interstellar&quot; href=&quot;http://lasenteurdel-esprit.hautetfort.com/archive/2014/11/07/interstellar-5485285.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Interstellar&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;... Le matériau n'est donc pas de première fraîcheur mais, franchement, cette histoire d'amitié emporte le morceau. Ryan Gosling, Sandra Hüller et l'animal virtuel sont très bien. C'est un peu long à mon goût (avec parfois, une musique trop présente), mais l'on passe un bon moment.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>Plus fort que moi</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (HenriGolant)</author>
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                                <category>Société</category>
                                                <pubDate>Sat, 04 Apr 2026 16:21:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Le titre français du film de Kirk Jones tente, à l'image du titre originel (&lt;em&gt;I Swear&lt;/em&gt;, traduisible par &quot;Je jure&quot; ou &quot;Je &lt;strong&gt;le&lt;/strong&gt; jure&quot;), de jouer sur un double sens. Le héros, John Davidson, est atteint du &lt;a title=&quot;syndrome Gilles de La Tourette&quot; href=&quot;https://institutducerveau.org/fiches-maladies/syndrome-gilles-tourette-sgt&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;syndrome Gilles de La Tourette&lt;/a&gt;, qui lui fait proférer des grossièretés malgré lui... et, tout au long du film, on se demande si ce handicap va l'engloutir ou bien s'il va parvenir à vivre avec.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Le pire dans cette histoire est qu'il n'est pas né avec. Vers l'âge de treize ans (en 1981), John commence à en ressentir les premiers symptômes. Cela bouleverse sa vie, puisqu'il venait d'intégrer un prestigieux établissement secondaire et qu'il avait été repéré comme jeune gardien de but prometteur (au football). La première demi-heure montre l'écroulement de son monde, accentuée par l'incompréhension de ses proches, le syndrome étant largement méconnu à cette époque.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Le jeune acteur (Scott Ellis Watson) est formidable (et il ressemble physiquement à celui qui incarne John à l'âge adulte), mais ce n'est rien à côté de la performance de Robert Aramayo, é-pous-tou-flant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Si cette première partie comporte quelques moments cocasses (liés au développement de la maladie), le ton en est tout de même majoritairement sombre. Il faut signaler aussi la bonne prestation de Shirley Henderson (connue, entre autres, pour ses participations à la saga &lt;em&gt;&lt;a title=&quot;Harry Potter&quot; href=&quot;http://lasenteurdel-esprit.hautetfort.com/archive/2011/07/18/harry-potter-et-les-reliques-de-la-mort-ii.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Harry Potter&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; et à la franchise &lt;em&gt;&lt;a title=&quot;Bridget Jones&quot; href=&quot;http://lasenteurdel-esprit.hautetfort.com/archive/2025/02/25/bridget-iv-6537145.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Bridget Jones&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;) : elle a la tâche (redoutable) d'incarner la mère du héros, qui s'est éloignée de son fils.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;L'histoire (réelle) aurait pu s'arrêter là, par exemple à la tentative de suicide du garçon. Heureusement pour lui (et pour le film), il a rencontré deux bonnes fées sur son chemin. La première est la mère de son meilleur ami, une infirmière, frappée par un cancer, qui veut mettre à profit les derniers mois de sa vie pour tenter de sauver le jeune homme. La seconde est le gardien de la salle polyvalente locale, interprété par l'excellent Peter Mullan.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Après une ellipse, on retrouve le garçon à l'âge adulte. Même s'il est épaulé, les difficultés demeurent, qui le mènent soit au commissariat, soit au tribunal, soit... à l'hôpital. C'est vraiment poignant... et malgré tout émaillé d'humour. &lt;em&gt;(Je recommande tout particulièrement la rencontre entre deux &quot;Tourette&quot;, à l'arrière d'une voiture, et la réunion de groupe, dans la salle de sports.)&lt;/em&gt; Il y a du (premier) Ken Loach dans cette fresque écossaise, à entendre en version originale, pour profiter des accents rocailleux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;La durée (deux heures) est à peine perceptible, tant les montagnes russes de l'existence de John sont captivantes. On passe par plusieurs stades d'émotion. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;C'est un film à voir absolument... et il figurera sans doute dans mon palmarès 2026.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>La Guerre des prix</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (HenriGolant)</author>
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                                <category>Economie</category>
                                <category>Société</category>
                                                <pubDate>Fri, 03 Apr 2026 22:16:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Audrey, fille d'agriculteurs, travaille dans la grande distribution, quelque part dans l'ouest de la France. Sérieuse, efficace, elle est devenue cheffe de rayon et peut, à terme, ambitionner la direction d'un magasin. Elle est remarquée par la direction du groupe, en quête de nouvelles têtes pour travailler à la centrale d'achats, celle qui négocie avec les producteurs. Audrey intègre l'équipe de la section &quot;produits laitiers&quot;, l'une des plus prestigieuses, dirigée par une légende de la boîte, Fournier.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Ces deux personnages marquants sont très bien interprétés par Ana Girardot et Olivier Gourmet. La première, qui ne choisit pas toujours bien ses rôles, incarne ici une jeune femme ordinaire, qui a l'occasion de devenir une &quot;transfuge de classe&quot;... si elle accepte d'avaler quelques couleuvres. En face, Gourmet est une fois de plus impeccable. Son personnage, ombrageux, taiseux... et hyper-méticuleux, a plus de points communs avec Audrey que celle-ci ne le pense, de prime abord. Il a commencé comme boucher dans une grande surface, avant de gravir les échelons, un à un.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Deux univers nous sont décrits : celui de l'exploitation familiale (de bovins-lait bio), dirigée par le frère d'Audrey (formidable Julien Frison) et celui de l'entreprise Derval, en particulier les négociations commerciales. Celles-ci donnent lieu à des scènes (remarquables) qui se situent quelque part entre le jeu d'échec et le &lt;em&gt;round&lt;/em&gt; de boxe (sur le plan verbal). Le but est d'obtenir le maximum de son interlocuteur... (presque) tous les coups sont permis.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Ana Girardot fait très bien sentir les questionnements intérieurs de son personnage, alors que Gourmet est chargé d'humaniser (un peu) celui qui apparaît parfois comme un super-prédateur, prétendant être au service des clients de ses magasins. Un troisième acteur intervient dans ce petit jeu entre petits producteurs et distributeurs : l'industriel Lactéos &lt;em&gt;(décalque évident de Lactalis, Derval pouvant symboliser Leclerc)&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Les seconds rôles sont eux aussi bien campés : Aurélia Petit en pédégère (apparemment) empathique, Yannick Choirat en petit patron pris en tenailles, Camille Moutawakil en négociatrice pugnace, mais qui aime faire la bringue...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Trois arcs narratifs tournent autour d'Audrey : l'évolution (délicate) de l'exploitation familiale, la carrière de la jeune femme dans la grande distribution... et la possibilité d'une histoire d'amour, improbable, douce et peut-être piégeuse.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Comme ce n'est évidemment pas un conte de fées, on prend une belle claque et, si on l'ignorait, on découvre pourquoi une partie du monde paysan disparaît, sur fond d'idéologie consumériste, qui fait croire aux masses que le but de la vie est d'acquérir un maximum de choses à bas prix, sans penser aux conséquences.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>Les Rayons et les ombres</title>
                <link>http://lasenteurdel-esprit.hautetfort.com/archive/2026/03/29/les-rayons-et-les-ombres-6589760.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (HenriGolant)</author>
                                                <category>Cinéma</category>
                                <category>Histoire</category>
                                                <pubDate>Sun, 29 Mar 2026 17:33:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Auréolé du succès (public comme critique) d'&lt;em&gt;&lt;a title=&quot;Illusions perdues&quot; href=&quot;http://lasenteurdel-esprit.hautetfort.com/archive/2021/10/24/illusions-perdues-6345665.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Illusions perdues&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, Xavier Giannoli a eu les moyens de se lancer dans un projet plus risqué, celui d'un &lt;em&gt;biopic&lt;/em&gt; double, croisement des vies d'un père et de sa fille, à savoir Jean et Corinne Luchaire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Utilisant les retours en arrière pour entremêler les époques, Giannoli nous livre une véritable fresque, de l'Entre-deux-Guerres aux lendemains de la Libération, en passant bien entendu par la période d'occupation allemande et de collaboration.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;La distribution est éblouissante. Pour lancer le film, on a beaucoup communiqué sur Jean Dujardin, qui parvient à faire ressentir les ambiguïtés de son personnage, jusque dans sa lâcheté lucide. Il est un autre acteur qui réussit tout aussi bien à incarner un individu trouble : August Diehl, remarquable en Otto Abetz, même si je trouve que Giannoli (de manière encore plus évidente avec lui qu'avec Luchaire/Dujardin) gomme certains aspects déplaisants (ou ne les aborde que de manière allusive) pour rendre ses protagonistes plus &quot;aimables&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;A ce duo de paires de couilles il faut ajouter Nastya Golubeva &lt;em&gt;(eh oui, encore une &quot;fille de&quot;)&lt;/em&gt;, dont je n'attendais pas grand chose, mais qui m'a épaté dans le rôle. A certains moments, elle vole la vedette à Diehl et Dujardin, ce qui n'est pas une mince affaire. Je regrette toutefois que, dans la dernière période de la vie de l'héroïne, on ne l'ait pas véritablement enlaidie : la maladie, les excès divers et le désespoir avaient fait vieillir prématurément &lt;a title=&quot;Corinne Luchaire&quot; href=&quot;https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2026/03/08/corinne-luchaire-l-etoile-dechue-de-l-occupation_6669957_4500055.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Corinne Luchaire&lt;/a&gt;, qui, à la veille de sa mort, ne ressemblait plus guère à la starlette des débuts.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://lasenteurdel-esprit.hautetfort.com/media/01/02/3110318677.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6671310&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lasenteurdel-esprit.hautetfort.com/media/01/02/4038178930.jpg&quot; alt=&quot;cinéma,cinema,film,films,histoire&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;L'autre intérêt du film est sa volonté d'expliquer en nuances l'adhésion à la Collaboration. Certains Français s'y sont lancés par fidélité au maréchal Pétain, d'autres par sympathie pour les thèses nazies, d'autres encore par opportunisme. Concernant Jean Luchaire, il semble que ce soit le pacifisme qui l'y ait mené. Mais, très vite, ce sont les préoccupations matérielles qui ont pris le dessus, l'humaniste rigoureux du début finissant dans les partouzes cocaïnées auxquelles participaient certains officiers des troupes d'occupation...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Je reproche au film de situer tard dans le temps le basculement de Luchaire, alors que, dès le début de 1941, il a tenu des propos ouvertement antisémites. Giannoli passe aussi rapidement sur le séjour à Sigmaringen, cette &quot;&lt;a title=&quot;colonie des collabos&quot; href=&quot;https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/face-a-l-histoire/la-colonie-des-collabos-5308045&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;colonie des collabos&lt;/a&gt;&quot; durant laquelle Luchaire ne s'est pas contenté d'être observateur. En Allemagne même, il a de nouveau dirigé un journal (et une radio) pro-nazi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Quoi qu'il en soit, en dépit du brio qui est à l’œuvre, je suis resté un peu extérieur au film. Giannoli a beau s'appesantir sur les effets de la tuberculose, les souffrances ressenties par ses héros sont bien peu de choses au regard de celles subies par tant de personnes, bien plus recommandables, sous l'Occupation. Le journaleux adepte des compromissions et sa petite fille gâtée demeurent peu sympathiques et j'adhère totalement au réquisitoire du procureur (excellent Philippe Torreton), qui arrive bien tard.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Du point de vue des nuances, j'ai quand même apprécié qu'on ne nous montre pas les résistants systématiquement comme des chevaliers blancs de la démocratie. Certains d'entre eux (notamment parmi ceux qui se sont &quot;engagés&quot; après le 6 juin 1944...) sont présentés comme de sales types, pitoyables en comparaison de celles et ceux qui ont été des héros.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Globalement, le film, bien fichu, supporte la distance (3h20...), même s'il comporte quelques longueurs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>They will kill you</title>
                <link>http://lasenteurdel-esprit.hautetfort.com/archive/2026/03/29/they-will-kill-you-6589715.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (HenriGolant)</author>
                                                <category>Cinéma</category>
                                                <pubDate>Sun, 29 Mar 2026 10:10:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;C'est cet inquiétant message (« Ils vont te tuer ») que l'héroïne Asia Reaves trouve inscrit dans la salle de bains de son nouveau logement, situé dans un hôtel haut-de-gamme, où elle vient de se faire embaucher.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Curieusement, dans cet établissement, tous les clients sont blancs et toutes les employées de service sont noires, obéissant au doigt et à l’œil à une sorte de gouvernante, (très bien) interprétée par Patricia Arquette.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Asia&amp;nbsp; donc du souci&amp;nbsp; à se faire, puisqu'elle a mis le pied dans un véritable nid de guêpes... mais, ce que les employeurs, collègues et clients ignorent, c'est qu'elle a tout fait pour arriver ici, à la recherche de sa sœur disparue... et qu'elle est bigrement coriace. Mais, ça, nous spectateurs le savons depuis le début, puisqu'Asia est jouée par Zazie Beetz, qui fut Domino dans les &lt;em&gt;&lt;a title=&quot;Deadpool&quot; href=&quot;http://lasenteurdel-esprit.hautetfort.com/archive/2018/05/29/deadpool-2-6055570.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Deadpool&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;... et incarna récemment une redoutable tueuse dans &lt;em&gt;&lt;a title=&quot;Bullet Train&quot; href=&quot;http://lasenteurdel-esprit.hautetfort.com/archive/2022/08/14/bullet-train-6396266.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Bullet Train&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;D'ailleurs, les références cinématographiques sont nombreuses : l'hôtel-forteresse rappelle un peu celui de &lt;em&gt;&lt;a title=&quot;John Wick&quot; href=&quot;http://lasenteurdel-esprit.hautetfort.com/archive/2019/05/23/john-wick-parabellum-6153350.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;John Wick&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, la mise en scène de l'exploitation de Noirs pauvres par de riches Blancs, sur fond de film de genre, fait écho à &lt;em&gt;&lt;a title=&quot;Get Out&quot; href=&quot;http://lasenteurdel-esprit.hautetfort.com/archive/2017/07/03/get-out-5959901.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Get Out&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;... et la fureur vengeresse d'Asia, sabre au clair, rappelle celle d'Uma Thurman dans &lt;em&gt;Kill Bill&lt;/em&gt;... et l'évasion d'Harley Quinn dans &lt;em&gt;&lt;a title=&quot;The Suicide Squad&quot; href=&quot;http://lasenteurdel-esprit.hautetfort.com/archive/2021/07/29/the-suicide-squad-6329727.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;The Suicide Squad&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;C'est bien réalisé, s'appuyant de bons effets spéciaux et, au début du moins, c'est nourri d'humour macabre. Le premier affrontement entre Asia et certains des occupants de l'hôtel est de toute beauté.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;La suite est moins enthousiasmante. Au niveau du scénario, on a voulu nous ménager quelques surprises : on sort du simple parcours sanguinolent de l'héroïne dézinguant tout sur son passage pour arriver à ses fins. Pour une raison que je ne vais pas divulguer, ses adversaires se révèlent plus coriaces que prévu. On nous propose donc tout une série d'affrontements, avec giclures de sang, étripements, décapitation et amputations diverses. C'est assez réjouissant (notamment lorsqu'est introduit le &quot;périple d'un œil&quot;, très drôle), mais cela finit par devenir répétitif. De plus, les retrouvailles entre les sœurs manquent d'intensité, je trouve. L'émotion a du mal à filtrer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;On passe quand même un bon moment, mais le film n'est pas une complète réussite.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>Police Flash 80</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (HenriGolant)</author>
                                                <category>Cinéma</category>
                                                <pubDate>Sat, 28 Mar 2026 09:21:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;C'est le nom d'une nouvelle unité d'élite de la police, chargée d'endiguer le trafic de drogues qui gangrène un arrondissement parisien. Quand vous saurez que le commissaire qui lance cette unité est interprété par Philippe Rebbot et que l'officier de police chargé de la diriger est incarné par François Damiens &lt;em&gt;(avec plein de cheveux)&lt;/em&gt;, vous aurez compris que la rigueur méthodologique n'est pas la qualité première de ce groupe de policiers, a priori peu portés sur le code de déontologie, pas hyper sportifs, ayant plutôt tendance à enchaîner clopes et boissons alcoolisées.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;L'ambiance des années 1980 est parfaitement restituée : voitures, meubles, vêtements, coiffures &lt;em&gt;(mon Dieu...)&lt;/em&gt;, téléphones... et musiques nous plongent &lt;em&gt;(nous, les vieux cinéphiles) &lt;/em&gt;dans un véritable bain de jouvence, qui culmine lorsqu'il est fait appel à &lt;a title=&quot;un tube&quot; href=&quot;https://www.youtube.com/watch?v=eWPJfFL38eI&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;un tube&lt;/a&gt; de Michel Sardou, pour sortir un flic infiltré d'une situation délicate. La séquence est totalement invraisemblable, mais jouée avec conviction par les comédiens, ce qui la rend savoureuse.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Du côté de l'interprétation, aux deux zigues déjà mentionnés il faut ajouter Audrey Lamy (excellente) et Thomas Ngijol (épatant dans un rôle très différent de celui d'&lt;em&gt;&lt;a title=&quot;Indomptables&quot; href=&quot;http://lasenteurdel-esprit.hautetfort.com/archive/2025/07/14/indomptables-6555092.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Indomptables&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;). Je me dois de signaler aussi deux seconds rôles bien campés : Marfoud (par Brahim Bouhlel) et Roberto (par Xavier Lacaille)... et (définitivement) NON à la coupe mulet !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Même si tout n'est pas réussi dans cette pochade, elle m'a arraché plusieurs éclats de rire ce qui, en cette époque tristement belliqueuse, fait un bien fou.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>Lupin III - La lignée immortelle</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (HenriGolant)</author>
                                                <category>Chine</category>
                                <category>Japon</category>
                                                <pubDate>Fri, 27 Mar 2026 18:50:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Il y a un peu plus de cinq ans, j'avais beaucoup aimé &lt;a title=&quot;une précédente adaptation&quot; href=&quot;http://lasenteurdel-esprit.hautetfort.com/archive/2020/10/08/lupin-iii-the-first-6268667.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;une précédente adaptation&lt;/a&gt; en long-métrage des aventures d'Edgar, petit-fils d'Arsène Lupin, as du cambriolage. D'autres sont sorties depuis, mais c'est la première que je vois en salle. On la doit à un réalisateur différent (familier de l'univers de Lupin), Takeshi Koike, alors que l'excellent Takashi Yamazaki, (directeur de &lt;em&gt;&lt;a title=&quot;The First&quot; href=&quot;http://lasenteurdel-esprit.hautetfort.com/archive/2020/10/08/lupin-iii-the-first-6268667.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;The First&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;) se consacre désormais à &lt;em&gt;&lt;a title=&quot;Godzilla&quot; href=&quot;http://lasenteurdel-esprit.hautetfort.com/archive/2024/01/24/godzilla-minus-one-6481852.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Godzilla&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Les dix premières minutes résument les précédentes aventures du quatuor de héros. Edgar est bien entouré, puisqu'il peut compter sur les services d'un tireur d'élite, d'un samouraï d'exception... et d'une espionne ultra &lt;em&gt;bad ass&lt;/em&gt;. Ce résumé est particulièrement utile, parce que les héros vont retrouver sur leur route leurs anciens adversaires, mais dans des circonstances différentes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;L'essentiel de l'intrigue se déroule sur une île absente des cartes, située à plusieurs centaines de kilomètres de la Floride. Sa forêt luxuriante peine à masquer l'accumulation d'équipements militaires d'âges et de tailles divers, certains en parfait état de fonctionnement. D'étranges humains, à moitié dégénérés, hantent cette île, contrôlée par un mystérieux duo, composé d'une petite fille et d'un adulte âgé et musculeux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Un complot se trame dans l'ombre et l'île regorge de pièges, auxquels les héros -et leurs &lt;em&gt;(anciens ?)&lt;/em&gt; ennemis- tentent d'échapper.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Les rebondissements sont nombreux, les péripéties souvent violentes &lt;em&gt;(à déconseiller aux plus jeunes, donc)&lt;/em&gt;. On ne s'ennuie pas, d'autant qu'une musique entraînante (mélange de références jazzy et d'airs contemporains asiatiques) accompagne le tout.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Le style des dessins est assez différent de celui de &lt;em&gt;The First&lt;/em&gt;, mais cela passe sans problème, puisque c'est raccord avec la musique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Il manque toutefois un ingrédient, qui faisait le sel du manga et de ses premières adaptations animées : l'humour. L'histoire est trop sérieuse à mon goût (alors que le film baigne dans un doux délire visuel). Du coup, en dépit d'indéniables qualités, ce film-ci m'a un peu déçu.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://lasenteurdel-esprit.hautetfort.com/archive/2026/03/21/planetes-6588741.html</guid>
                <title>Planètes</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (HenriGolant)</author>
                                                <category>Cinéma</category>
                                <category>Science</category>
                                                <pubDate>Sat, 21 Mar 2026 16:22:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Ce film est un poème musical naturaliste, contant l'histoire d'une famille Pissenlit, visiblement deux adultes (un papa, une maman ?) et deux enfants (peut-être une fille et un garçon... mais c'est laissé à la libre interprétation de chacun). Ils sont nés sur une planète d'où l'ont voit la vie disparaître (des suites d'un cataclysme)... avant de réapparaître, laborieusement, sur une planète voisine (qui, elle, n'est pas rouge). C'est une évidente allusion au duo Mars-Terre... et un rappel que la vie sur notre planète est sans doute d'origine extra-terrestre... mais pas sous la forme de graines de pissenlit.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Visuellement, dès le début, c'est emballant. A l'écran s'entremêlent (parfois de manière indistinguable) des prises de vue réelles et des images de synthèse. Les végétaux rencontrent une ribambelle d'animaux (précisément nommés dans le générique de fin, au défilement hélas trop rapide) : abeille, scarabée, papillon, luciole, grenouille... et limaces, absolument superbes ! &lt;em&gt;(Si, jadis, on m'avait dit que j'écrirais ce qui précède, j'aurais éclaté de rire...)&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Les mouvements des lamelles des pissenlits (organisés comme une chevelure) et l'ajout de petits sons anthropomorphisent ces personnages. Dit comme ça, ça a l'air un peu con, mais, franchement, c'est réussi, tout en restant gracieux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Cela ne dure qu'1h10, un petit moment de communion avec la nature, dans une ambiance survivaliste.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>Alter Ego</title>
                <link>http://lasenteurdel-esprit.hautetfort.com/archive/2026/03/21/alter-ego-6588670.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (HenriGolant)</author>
                                                <category>Cinéma</category>
                                                <pubDate>Sat, 21 Mar 2026 08:32:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Les cinémas aveyronnais n'ont pas eu droit à ce film en sortie nationale, ni même en deuxième semaine. Il convient donc de se débrouiller pour parvenir à voir cette comédie française, doublement servie par l'un des meilleurs acteurs de sa génération, récemment césarisé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;La performance de Laurent Lafitte, qui incarne deux hommes très ressemblants physiquement, mais très différents mentalement, mérite à elle seule la vision de ce film. Le maquillage, les vêtements et la capacité du comédien à adopter des attitudes différentes instillent le doute : l'un des deux (en plus d'être quasiment chauve) a de grands cernes sous les yeux, des sourcils légèrement différents et s'habille sans élégance (au point de paraître empâté, à côté de son double) ; l'autre est plus souriant, plus sportif (du coup on le croit plus svelte), a meilleure mine. Le jeu des sept erreurs, auquel on peut s'amuser au cours de certaines scènes, est assez jouissif.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Mais le rire surgit surtout de l'absurdité de la situation. Alex est le seul à remarquer la grande ressemblance entre lui et Axel. Les deux prénoms sont presque identiques, à l'image des personnages, qui habitent des maisons jumelles, symétriques, comme leurs places au bureau : figurez-vous que le nouvel arrivant du quartier travaille dans la même boîte que le héros !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Du coup, on sort un peu du réalisme, pour tomber parfois dans une sorte de thriller quasi fantastique. On se doute bien qu'il y a anguille sous roche, quelque part... mais où exactement ? Alex est-il un peu cinglé ou bien certains personnages nous cachent-ils quelque chose ? Un peu à &lt;span style=&quot;text-decoration: line-through;&quot;&gt;l'américaine&lt;/span&gt; l'états-unienne, le duo Charlet-Lavaine montre les secrets et les tensions sous-jacentes de cette banlieue de classe moyenne, où, au premier regard, tout semble beau, propre et riche.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Ce n'est pas aussi hilarant qu'on nous l'a parfois dit, mais c'est une très bonne comédie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>Un plat qui se mange froid</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (HenriGolant)</author>
                                                <category>Aveyron, mon amour</category>
                                <category>Politique</category>
                                <category>Politique aveyronnaise</category>
                                                <pubDate>Fri, 20 Mar 2026 21:19:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Les proverbes et autres adages populaires sont aujourd'hui souvent méprisés, mais il arrive parfois qu'ils s'appliquent miraculeusement bien à certaines situations contemporaines. J'en veux pour preuve l'actuelle campagne des municipales à Rodez, qui est sur le point de s'achever, à l'approche du second tour.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;a title=&quot;Dimanche dernier&quot; href=&quot;http://lasenteurdel-esprit.hautetfort.com/archive/2026/03/15/victoire-des-listes-teyssedriennes-a-rodez-6587909.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Dimanche dernier&lt;/a&gt;, aucune des quatre listes en course n'a obtenu la majorité absolue, mais toutes ont dépassé 10 % des suffrages exprimés, leur laissant la possibilité de se maintenir au second tour... ou bien de fusionner entre elles. C'est ce que sont parvenues à faire les listes menées par le macroniste Stéphane Mazars (arrivé deuxième) et la socialiste Sarah Vidal (arrivée troisième, sans guère de perspective de l'emporter au second tour). D'après les informations qui circulent à droite et à gauche, il semblerait que d'autres tentatives de fusion aient échoué. Résultat : dimanche 22 mars, les électeurs ruthénois auront le choix entre trois listes : celle menée par l'actuel maire de Rodez, Christian Teyssèdre, celle résultant de la fusion Mazars-Vidal et celle de Rodez Citoyen (qui aurait refusé toutes les offres qui lui auraient été faites).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Cette configuration a été envisagée par &lt;a title=&quot;le sondage&quot; href=&quot;https://www.centrepresseaveyron.fr/2026/03/06/sondage-exclusif-municipales-a-rodez-christian-teyssedre-au-coude-a-coude-avec-stephane-mazars-lors-du-premier-tour-13258426.php&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;le sondage&lt;/a&gt; publié le 7 mars dernier (dans la version papier) par le quotidien aveyronnais &lt;em&gt;Centre Presse&lt;/em&gt; :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://lasenteurdel-esprit.hautetfort.com/media/00/00/3953263498.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6669613&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lasenteurdel-esprit.hautetfort.com/media/00/00/3781250838.jpg&quot; alt=&quot;politique,occitanie,médias,presse,journalisme,actu,actualite,actualites,actualité,actualités&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;C'était la première des trois hypothèses testées &lt;em&gt;(le sondage n'envisageant curieusement pas de quadrangulaire)&lt;/em&gt;. Elle voyait la liste &quot;fusionnée&quot; l'emporter largement, devant la liste Teyssèdre en légère progression et la liste Rodez Citoyen en stagnation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Il convient toutefois de préciser que cette enquête d'opinion n'a été réalisée que sur 501 électeurs ruthénois et que, pour le premier tour, elle surestimait les résultats des listes arrivées en troisième et quatrième positions, à 20 % et 19 %, contre 18 % et 12 % dimanche dernier. Néanmoins, l'ordre d'arrivée était le bon, tout comme le fait que les deux premières soient assez largement en tête.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Pourquoi diable parler de vengeance ? Pas à cause des tensions entre Christian Teyssèdre et deux de ses anciens adjoints (désormais rivaux), Stéphane Mazars et Sarah Vidal. Leur rupture datant de moins de six ans, le plat qui est sur le point d'être servi me semble plus tiède que froid.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Le choix de mon titre est dû à l'intervention surprise d'un vieillard de 90 ans, le prédécesseur de Christian Teyssèdre à la mairie de Rodez, Marc Censi. Celui-ci y a été élu quatre fois de suite, en 1983, 1989, 1995 et &lt;a title=&quot;2001&quot; href=&quot;https://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__Resultats-des-elections-municipales-2001/(path)/Resultats-des-elections-municipales-2001/index.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;2001&lt;/a&gt;. Lors de ce dernier scrutin, la liste de droite menée par Censi avait rencontré un adversaire coriace, une liste de gauche menée par... Christian Teyssèdre, battue de moins de 700 voix (46,5 % des voix contre 53,5 %).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;2008 a été l'année de la revanche. Officiellement, Marc Censi, âgé de 72 ans à l'époque, ne se représentait pas... mais il figurait sur l'une des quatre listes qui briguaient les suffrages des Ruthénois, &lt;a title=&quot;celle menée par Frédéric Soulié&quot; href=&quot;https://www.archives-resultats-elections.interieur.gouv.fr/resultats/municipales_2008/012/12L202004.php&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;celle menée par Frédéric Soulié&lt;/a&gt;, en... 35e (et dernière) position. Presque tout le monde était d'avis qu'aucune liste ne l'emporterait au premier tour et que, pour gagner le second, il faudrait nouer un partenariat &lt;em&gt;(en clair : fusionner)&lt;/em&gt; avec l'une des autres listes. Pour la liste Soulié-Censi, il n'était évidemment pas question d'envisager de s'associer avec celle de Christian Teyssèdre (union de la gauche). Mais les deux autres listes (une de droite, l'autre &quot;transcourant&quot;) semblaient &quot;compatibles&quot;. Derrière cette stratégie, on voyait la main de Marc Censi, soupçonné de vouloir soit s'imposer en figure fédératrice au second tour, soit monnayer son soutien pour l'accès à la mairie de Rodez contre la présidence du Conseil d'agglomération. Tous ces savants calculs furent déjoués par le &lt;a title=&quot;résultat du premier tour&quot; href=&quot;https://www.archives-resultats-elections.interieur.gouv.fr/resultats/municipales_2008/012/012202.php&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;résultat du premier tour&lt;/a&gt; : une victoire nette et sans bavure de la liste Teyssèdre, qui avait recueilli 52,5 % des suffrages exprimés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Par la suite, le nouveau maire de Rodez n'a cessé de se comparer à son prédécesseur, dont il a d'ailleurs repris certains projets (en les mettant à sa sauce). A la lecture des communiqués et réactions publiés par l'officiellement retraité Marc Censi, on peut déduire qu'il en a été profondément agacé, d'autant que son ancien adversaire a été assez facilement &lt;a title=&quot;réélu en 2014&quot; href=&quot;https://www.archives-resultats-elections.interieur.gouv.fr/resultats/MN2014/012/012202.php&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;réélu en 2014&lt;/a&gt; (contre notamment le fils de Marc Censi) et &lt;a title=&quot;en 2020&quot; href=&quot;https://www.archives-resultats-elections.interieur.gouv.fr/resultats/municipales-2020/012/012202.php&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;en 2020&lt;/a&gt;. Cette année-là, la liste de droite lancée contre Christian Teyssèdre était menée par Serge Julien, qui figurait en troisième position sur la liste Soulié-Censi de 2008... et se trouve, aujourd'hui, en onzième position sur la &lt;a title=&quot;liste fusionnée Mazars-Vidal&quot; href=&quot;https://www.resultats-elections.interieur.gouv.fr/municipales2026/ensemble_geographique/76/12/12202/rappel_candidature/2/5.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;liste fusionnée Mazars-Vidal&lt;/a&gt;. &lt;em&gt;(Il était en neuvième place sur la liste Mazars, au premier tour.)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;On ne s'étonnera donc qu'à moitié de voir Marc Censi &lt;a title=&quot;soutenir la liste fusionnée&quot; href=&quot;https://www.centrepresseaveyron.fr/2026/03/17/municipales-2026-a-rodez-ils-ont-les-qualites-humaines-et-les-competences-marc-censi-apporte-son-soutien-au-duo-mazars-vidal-avant-le-second-tour-13277678.php&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;soutenir la liste fusionnée&lt;/a&gt; (où figure son ancien poulain), la victoire de celle-ci pouvant empêcher son rival de l'égaler en nombre de victoires au scrutin municipal (quatre pour Censi, contre trois, pour l'instant, pour Teyssèdre).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Il est toutefois des personnes (à Rodez... et ailleurs) pour s'étonner de ce soutien, exprimé sous la forme d'un courrier envoyé à &lt;em&gt;Centre Presse&lt;/em&gt;. Dans quel état de santé se trouve l'ancien maire, âgé, je le rappelle, de 90 ans ? D'amicales pressions n'ont-elles pas été exercées pour qu'il plante le dernier clou du cercueil politique de Christian Teyssèdre ? D'anciens électeurs de Marc Censi digèrent mal le fait qu'il soutienne une liste de gauche, alors que celle de Christian Teyssèdre est plus ouverte à la droite locale (qui n'est pas parvenue à constituer sa propre liste).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;C'est peut-être l'une des clés de ce second tour. Officiellement, Christian Teyssèdre a très peu de réserves de voix et la liste Mazars-Vidal a toutes les chances de lui passer devant... à participation égale. Or, &lt;a title=&quot;au premier tour&quot; href=&quot;https://www.resultats-elections.interieur.gouv.fr/municipales2026/ensemble_geographique/76/12/12202/&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;au premier tour&lt;/a&gt;, celle-ci n'a été que de 60 % (contre 71 % en 2008 et 64 % en 2014, le scrutin de 2020 ayant été perturbé par le Covid). Je pense qu'entre 5 % et 10 % d'électeurs supplémentaires pourraient se mobiliser dimanche prochain... reste à savoir pour qui. Une partie de l'électorat de droite ne s'est pas déplacée au premier tour. Si elle le fait pour le deuxième, sera-ce pour suivre l'avis de Marc Censi (encore très respecté à Rodez), ou bien pour soutenir l'actuel maire, qui n'a pas à rougir de son bilan ? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;D'autre part, il est possible qu'une partie de l'électorat des listes Mazars et Vidal du premier tour n'apprécie pas cette fusion-là. Celles et ceux qui ont voté Mazars n'ont peut-être pas envie de voir Sarah Vidal profiter de cette alliance de circonstances pour accéder à d'importantes fonctions. Celles et ceux (de gauche) qui ont voté Vidal auraient peut-être préféré une alliance avec Rodez Citoyen, qui pourrait bénéficier de reports de voix au second tour.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Le scrutin est donc encore assez ouvert, même s'il ne faut pas se cacher que la liste Mazars part favorite pour dimanche. Ce jour-là, le niveau de la participation sera un premier indice du sens dans lequel l'histoire risque de tourner...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://lasenteurdel-esprit.hautetfort.com/archive/2026/03/20/jumpers-6588583.html</guid>
                <title>Jumpers</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (HenriGolant)</author>
                                                <category>Cinéma</category>
                                                <pubDate>Fri, 20 Mar 2026 16:11:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Mabel est une écolière turbulente, qui devient une (brillante) étudiante révoltée, contre l'injustice du monde, les règlements scolaires, les promoteurs immobiliers, les mauvais traitements infligés aux animaux... et la mort de sa grand-mère. En se rapprochant (physiquement... et mentalement) des bêtes sauvages, elle va mûrir, donner un sens à son existence... et découvrir à quel point la vie peut-être complexe.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Si, au départ, j'ai hésité à aller voir ce qui ressemblait furieusement à de la propagande bobo-écolo, après coup, je ne regrette nullement : c'est un excellent Pixar.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;C'est d'abord souvent drôle, à travers la vie perturbante et perturbée de l'héroïne, dont la rébellion prend parfois un tour cocasse (y compris à ses dépens).&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;La première partie se teinte rapidement d'émotion, à travers la relation qu'entretient Mabel avec sa grand-mère, qui vit dans une maison à l'écart de la ville, près d'un étang où elle entre en harmonie avec la nature... et préserve sa sérénité. J'ai été particulièrement touché par ces aspects, le personnage de la mamie étant vraiment bien caractérisé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;La comédie, mâtinée de science-fiction, reprend ensuite le dessus, quand Mabel &quot;s'animalise&quot; (dans des circonstances que je me garderai de révéler). Le monde sauvage bénéficie d'une animation remarquable (impressionnante sur grand écran). J'ajoute que l'amour de la nature ne porte pas d’œillères (contrairement à tant de documentaires animaliers) : on voit certaines bêtes en manger d'autres (certes fugacement). C'est &quot;la loi de l'étang&quot;, comme il est dit dans le film... ou, plus simplement, la loi de la nature.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;A ce contact, Mabel évolue. Un vieux castor va lui donner une belle leçon de sagesse. La zadiste du début devient une adulte responsable, capable de nuancer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Ne croyez cependant pas que le propos moraliste soit chiantissime : c'est diffusé à travers une flopée de rebondissements, la séquence de la voiture du maire étant particulièrement enlevée (avec une piquante utilisation du smartphone). &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Adultes comme enfants rient : le double niveau d'interprétation fonctionne à merveille, avec des clins d’œil cinéphiliques ou culturels.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;J'ai passé un excellent moment.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>Le cow-boy Marlboro</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (HenriGolant)</author>
                                                <category>Société</category>
                                <category>Web</category>
                                                <pubDate>Fri, 20 Mar 2026 03:39:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Hier, en fin d'après-midi, dans &lt;a title=&quot;la première partie&quot; href=&quot;https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/zoom-zoom-zen/zoom-zoom-zen-du-jeudi-19-mars-2026-5848406&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;la première partie&lt;/a&gt; de l'émission Zoom Zoom Zen (consacrée à la consommation de tabac chez les jeunes), le présentateur &lt;strong&gt;Matthieu Noël&lt;/strong&gt; semble avoir quelque peu surpris ses interlocuteurs (collègues comme invitée) quand il a affirmé que la personne qui incarnait le cow boy dans la célèbre publicité pour les cigarettes Marlboro n'était pas fumeuse... et était morte à 90 ans.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Eh bien, il a à la fois raison et tort. Il a raison s'il faisait référence à &lt;strong&gt;Robert Norris&lt;/strong&gt;, qui fut le premier à incarner le fameux cow-boy : il est bien mort à 90 ans (&lt;a title=&quot;en 2019&quot; href=&quot;https://www.ouest-france.fr/sante/addictions/tabac/le-premier-cow-boy-de-marlboro-est-mort-90-ans-sans-avoir-jamais-fume-6603755&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;en 2019&lt;/a&gt;), sans avoir jamais fumé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Mais ce ne fut pas le cas de tous ceux qui prêtèrent leur corps cette icône Marlboro. A Robert Norris succédèrent d'autres cow-boys, dont un certain &lt;strong&gt;Wayne McLaren&lt;/strong&gt;, qui fut utilisé dans des publicités des années 1970... et qui est mort d'un cancer du poumon, à 51 ans, &lt;a title=&quot;en 1992&quot; href=&quot;https://www.latimes.com/archives/la-xpm-1992-07-23-me-4356-story.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;en 1992&lt;/a&gt;. Conscient des effets nocifs de la consommation de tabac (et des conséquences qu'elle avait eues sur sa propre santé), il avait milité pour qu'on dissuade les jeunes de se mettre à fumer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>Victoire des listes &quot;teyssèdriennes&quot; à Rodez</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (HenriGolant)</author>
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                                <category>Politique</category>
                                <category>Politique aveyronnaise</category>
                                                <pubDate>Sun, 15 Mar 2026 23:13:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;J'ai choisi ce titre un brin provocateur pour ébaucher le bilan du premier tour des élections municipales dans le chef-lieu de l'Aveyron. Christian Teyssèdre (ex-PS, ex-macroniste) a été élu maire une première fois &lt;a title=&quot;en 2008&quot; href=&quot;http://lasenteurdel-esprit.hautetfort.com/archive/2008/03/10/seisme-electoral-a-rodez.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;en 2008&lt;/a&gt;, puis réélu &lt;a title=&quot;en 2014&quot; href=&quot;http://lasenteurdel-esprit.hautetfort.com/archive/2014/04/21/elections-communautaires-5352085.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;en 2014&lt;/a&gt; et &lt;a title=&quot;en 2020&quot; href=&quot;http://lasenteurdel-esprit.hautetfort.com/archive/2020/06/25/le-second-tour-des-municipales-a-rodez-6248071.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;en 2020&lt;/a&gt;. En 2008, il menait une liste d'union de la gauche... dont &lt;strong&gt;on retrouve certains éléments, dix-huit ans plus tard... sur les quatre listes en concurrence aujourd'hui&lt;/strong&gt; (et qui pourront se maintenir au second tour).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;A tout seigneur, tout honneur : commençons par &lt;strong&gt;la liste officiellement estampillée Teyssèdre&lt;/strong&gt; qui, &lt;a title=&quot;selon le ministère de l'Intérieur&quot; href=&quot;https://www.resultats-elections.interieur.gouv.fr/municipales2026/ensemble_geographique/76/12/12202/&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;selon le ministère de l'Intérieur&lt;/a&gt;, serait arrivée en tête, de justesse (à 52 voix près). De l'équipe victorieuse en 2008 ne restent que l'actuel maire et sa fidèle adjointe, Monique Bultel-Herment. S'ajoutent celles et ceux qui ont intégré le groupe lors de la campagne&amp;nbsp; de 2014 : Francis Fournié (qui, en 2008, était présent sur &lt;a title=&quot;une liste concurrente&quot; href=&quot;https://www.archives-resultats-elections.interieur.gouv.fr/resultats/municipales_2008/012/12L202003.php&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;une liste concurrente&lt;/a&gt;, celle menée par Jean-Louis Chauzy), Nathalie Sépart et Laure Colin. En 2020, ont rejoint l'équipe du maire Frédéric Rubio, Christophe Lauras, Céline Alauzet, Nadia Abbou, Jean-François Bouges, Régine Taussat, Alain Raunat, Benjamin Gombert et Marie-France Sounillac. Si j'ai bien compté, 14 des 35 membres de l'actuelle liste sont des &quot;anciens&quot;.&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Christian Teyssèdre a donc renouvelé plus de la moitié de son groupe... et il a un peu pioché à droite, tout comme en 2020. Ainsi, quatre des membres de sa liste figuraient en 2014 sur &lt;a title=&quot;celle de son principal concurrent&quot; href=&quot;https://www.archives-resultats-elections.interieur.gouv.fr/resultats/MN2014/012/C2012202L005.php&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;celle de son principal concurrent&lt;/a&gt;, Yves Censi &lt;em&gt;(fils de Marc Censi, prédécesseur de C. Teyssèdre à la mairie de Rodez)&lt;/em&gt; : Nathalie Auguy-Périé, Régine Taussat, Eric Mazzetti et Jean-Marc Molinier. C'est donc une liste gauche-droite que mène le maire sortant... ce qui a d'ailleurs peut-être empêché la constitution d'une liste rivale LR-UDI, Teyssèdre étant même soutenu par certaines personnalités départementales de droite. Cependant, son résultat du premier tour (35 %, soit 3 082 voix) n'est pas si bon que cela. C'est certes plus que les 2 378 de 2020 &lt;em&gt;(l'épidémie de Covid expliquant la faible participation)&lt;/em&gt;, mais c'est moins qu'en 2014 (3 857 voix) et surtout moins qu'en 2008 (5 243 voix). Le second tour nous dira si, pour Christian Teyssèdre, ce n'était pas la campagne de trop.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;strong&gt;Son principal concurrent est Stéphane Mazars&lt;/strong&gt;, actuellement député &lt;em&gt;(Ensemble)&lt;/em&gt; de la première circonscription de l'Aveyron... et qui figurait sur les listes Teyssèdre de 2008 et 2014 ! Il a d'ailleurs emmené avec lui deux anciens conseillers municipaux &quot;teyssèdriens&quot; : Pierre Bessière (&lt;a title=&quot;promo 2014&quot; href=&quot;https://www.archives-resultats-elections.interieur.gouv.fr/resultats/MN2014/012/C1012202L001.php&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;promo 2014&lt;/a&gt;) Olivier Nicolas (&lt;a title=&quot;un ex de 2020&quot; href=&quot;https://www.archives-resultats-elections.interieur.gouv.fr/resultats/municipales-2020/012/C1012202L002.php&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;un ex de 2020&lt;/a&gt;, lui). Figure aussi sur sa liste Serge Julien qui, en 2020, a mené &lt;a title=&quot;une liste divers droite&quot; href=&quot;https://www.archives-resultats-elections.interieur.gouv.fr/resultats/municipales-2020/012/C2012202.php&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;une liste divers droite&lt;/a&gt;. (En 2008, il était même présent sur &lt;a title=&quot;la liste Soulié&quot; href=&quot;https://www.archives-resultats-elections.interieur.gouv.fr/resultats/municipales_2008/012/12L202004.php&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;la liste Soulié&lt;/a&gt;, soutenue par l'ancien maire Marc Censi.) Il s'agit donc là aussi d'une liste &quot;en même temps&quot; (gauche et droite), à ceci près que, contrairement à Christian Teyssèdre, Stéphane Mazars est resté macroniste. Au vu des résultats du premier tour, c'est le seul qui semble en mesure de battre le maire sortant... et il était d'ailleurs donné favori du second tour par &lt;a title=&quot;le seul sondage&quot; href=&quot;https://www.centrepresseaveyron.fr/2026/03/06/sondage-exclusif-municipales-a-rodez-christian-teyssedre-au-coude-a-coude-avec-stephane-mazars-lors-du-premier-tour-13258426.php&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;le seul sondage&lt;/a&gt; publié lors de la campagne électorale... qui semble n'avoir toutefois testé que des triangulaires, pas de quadrangulaire. Celle-ci (si toutes les listes se maintiennent) pourrait permettre à Christian Teyssèdre de gagner son pari.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Son avenir dépend donc de ses anciens colistiers, notamment de &lt;strong&gt;Sarah Vidal, dont la liste de gauche&lt;/strong&gt; (soutenue par la présidente du Conseil régional d'Occitanie, Carole Delga) arrive troisième, mais avec seulement 18,5 % des voix. Sa liste compte quatre anciens conseillers municipaux &quot;teyssèdriens&quot; : Sarah Vidal et l'historien local Jean-Michel Cosson ont été de l'aventure en 2008, 2014 et 2020 avec le maire sortant. S'ajoutent Arnaud Combet (élu en 2014 et 2020) et Mathilde Faux (en 2020). Sur cette liste assez diversifiée apparaissent deux profils un peu différents : David Olier (qui fut déjà candidat, en 2014, mais &lt;a title=&quot;sur la liste Serieys&quot; href=&quot;https://www.archives-resultats-elections.interieur.gouv.fr/resultats/MN2014/012/C1012202L004.php&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;sur la liste Serieys&lt;/a&gt;, du Front de Gauche, ancêtre de La France Insoumise) et Fabien Austruy (&lt;a title=&quot;lui aussi candidat en 2014&quot; href=&quot;https://www.archives-resultats-elections.interieur.gouv.fr/resultats/MN2014/012/C1012202L005.php&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;lui aussi candidat en 2014&lt;/a&gt;, mai sur la liste -de droite- conduite par Yves Censi).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Il nous reste à voir &quot;le petit Poucet&quot; de cette campagne ruthénoise, &lt;strong&gt;la liste Rodez Citoyen&lt;/strong&gt;, arrivée bonne quatrième de ce premier tour, avec 12 % des voix, en net recul par rapport à 2014, la liste alors menée par Matthieu Lebrun (placé en n°7 aujourd'hui) ayant recueilli presque un quart des suffrages exprimés... mais dans un contexte de faible participation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;C'est la plus à gauche des quatre listes &lt;em&gt;(et celle où l'on trouve peut-être le moins de &quot;notables&quot;)&lt;/em&gt;... et, comme les autres, elle compte en son sein d'anciens colistiers de Christian Teyssèdre, tous présents uniquement &lt;a title=&quot;en 2008&quot; href=&quot;https://www.archives-resultats-elections.interieur.gouv.fr/resultats/municipales_2008/012/12L202001.php&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;en 2008&lt;/a&gt; : Chantal Combelles, Jean-Jacques Civadier et Pierre Raynal. Dès 2014, ils ont formé une opposition de gauche au maire de Rodez, d'abord sur la &lt;a title=&quot;liste Bérardi&quot; href=&quot;https://www.archives-resultats-elections.interieur.gouv.fr/resultats/MN2014/012/C1012202L002.php&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;liste Bérardi&lt;/a&gt; (dont cinq membres de 2014 figurent sur la liste conduite par Florent Monteillet), puis sur la &lt;a title=&quot;liste Lebrun&quot; href=&quot;https://www.archives-resultats-elections.interieur.gouv.fr/resultats/municipales-2020/012/C1012202L003.php&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;liste Lebrun&lt;/a&gt; (dont je crois que huit membres encadrent F. Monteillet aujourd'hui).&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Il reste que, pour l'instant, c'est Stéphane Mazars qui semble avoir le vent en poupe (il a peu de retard à rattraper sur le maire de Rodez). Mais, si les autres listes se maintiennent au second tour, un réflexe légitimiste d'une partie de l'électorat pourrait permettre à Christian Teyssèdre (qui a un bon bilan) de l'emporter. D'un point de vue tactique, si deux listes parviennent à fusionner, elles pourraient former la nouvelle équipe gagnante. A la place de Sarah Vidal, je demanderais le poste de Première adjointe...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>ATHOS</title>
                <link>http://lasenteurdel-esprit.hautetfort.com/archive/2026/03/14/athos-6587772.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (HenriGolant)</author>
                                                <category>Cinéma</category>
                                                <pubDate>Sat, 14 Mar 2026 21:23:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Il ne va pas être question d'une histoire liée aux &lt;em&gt;&lt;a title=&quot;Trois Mousquetaires&quot; href=&quot;http://lasenteurdel-esprit.hautetfort.com/archive/2023/12/30/les-trois-mousquetaires-milady-6477913.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Trois Mousquetaires&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; (ni préquelle, ni &lt;em&gt;spin-off)&lt;/em&gt;... mais de la &lt;a title=&quot;Patrouille de France&quot; href=&quot;https://www.visitsalondeprovence.com/les-incontournables/la-base-de-la-patrouille-de-france/presentation-de-la-paf/&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Patrouille de France&lt;/a&gt;, dite aussi la PAF (pour Patrouille Acrobatique de France). Vers la fin du film, on apprend toutefois le lien qui existe entre le nom de code des avions (numérotés de 1 à 8) et l’œuvre d'Alexandre Dumas : en vol, c'est « tous pour un et un pour tous ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Le réalisateur Mathieu Giombini est un ancien directeur de la photographie (notamment sur le documentaire &lt;em&gt;Le Chêne&lt;/em&gt;). Il a donc apporté un soin particulier à la manière de filmer les avions et les paysages. C'est pour moi la plus belle partie du film, avec des plans tournés de l'extérieur comme de l'intérieur des appareils et de très belles vues de la Provence (où se trouve le camp de base de l'unité), du Perthois (en Champagne), de la Corse et (un peu) de Paris.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Il me faut cependant préciser que ces images occupent à peine 20 % du film, où les entretiens sont majoritaires. &lt;em&gt;(On est donc loin du dernier &lt;/em&gt;&lt;a title=&quot;Top Gun&quot; href=&quot;http://lasenteurdel-esprit.hautetfort.com/archive/2022/05/25/taupe-gueune-ma-veurique-6383680.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Top Gun&lt;/a&gt;&lt;em&gt;.)&lt;/em&gt; Pilotes (anciens comme nouveaux), officiers de l'unité, intervenants divers sont sollicités pour nous faire comprendre le fonctionnement de la PAF et la complexité de leur travail. Celui est organisé sur une année civile. Giombini a suivi la &quot;promo&quot; 2025, d'une passation de pouvoirs à l'autre, avec changement d'équipe.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Les pilotes sont tous des militaires ayant auparavant officié sur des Rafales. On les voit donc surpris de constater à quel point les &lt;a title=&quot;Alpha Jets&quot; href=&quot;https://www.dassault-aviation.com/fr/passion/avions/dassault-militaires/alpha-jet/&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Alpha Jets&lt;/a&gt; (de conception plus ancienne) font un peu &quot;vieille bécane&quot; à côté des bijoux de technologie que sont les chasseurs dernier cri de chez Dassault. Autre surprise : l'absence de simulateur de vol. C'est sur le terrain... et dans la tête que se préparent les sorties et les chorégraphies en l'air. Il y a d'ailleurs quelque chose de gracieux dans la manière dont les pilotes (en particulier le chef d'équipe) visualisent leurs futures acrobaties.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;De l'automne au printemps, la nouvelle équipe s'entraîne, apprend à évoluer en groupes de 4, 6 ou 8 appareils, pour réaliser diverses figures. L'objectif est d'être fin prêts pour le 14 juillet et les meetings aériens organisés en France à la belle saison.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Un accident est venu entacher le tournage. Il s'est produit il y a presque un an tout pile, &lt;a title=&quot;sous les yeux du réalisateur&quot; href=&quot;https://www.parismatch.com/actu/societe/a-ce-moment-la-je-netais-plus-realisateur-et-soudain-deux-avions-de-la-patrouille-de-france-se-percutent-264959&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;sous les yeux du réalisateur&lt;/a&gt;. En mars 2025, Giombini et son équipe avaient déjà bien avancé dans le tournage du documentaire. Ils étaient si bien intégrés au groupe que le cinéaste avait été accepté comme passager lors d'une sortie... qui n'a finalement pas eu lieu. L'accident qui s'est produit ce jour-là (et qui avait &lt;a title=&quot;fait la Une des médias&quot; href=&quot;https://france3-regions.franceinfo.fr/grand-est/haute-marne/saint-dizier-0/deux-avions-de-la-patrouille-de-france-s-ecrasent-a-saint-dizier-ce-que-l-on-sait-3128347.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;fait la Une des médias&lt;/a&gt;) a été délicatement intégré au film. Du côté de l'armée, il a fallu ensuite réorganiser l'équipe de pilotes, y intégrer deux nouveaux membres et reprendre les entraînements.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Au final, c'est moins spectaculaire que ce que j'espérais, mais c'est une belle aventure humaine, à voir sur grand écran.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>E.P.i.C.</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (HenriGolant)</author>
                                                <category>Cinéma</category>
                                <category>Histoire</category>
                                <category>Musique</category>
                                                <pubDate>Sat, 14 Mar 2026 09:52:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Avec &lt;em&gt;&lt;a title=&quot;G.O.A.T.&quot; href=&quot;http://lasenteurdel-esprit.hautetfort.com/archive/2026/03/01/goat-rever-plus-haut-6585768.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;G.O.A.T.&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; (dans un tout autre genre), c'est le deuxième film sorti récemment dont le titre est un acronyme : ici, le terme que l'on pourrait traduire par « épique » signifie aussi &lt;strong&gt;E&lt;/strong&gt;lvis &lt;strong&gt;P&lt;/strong&gt;resley &lt;strong&gt;i&lt;/strong&gt;n &lt;strong&gt;C&lt;/strong&gt;oncert.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;C'est à Baz Luhrmann (réalisateur d'&lt;em&gt;&lt;a title=&quot;Elvis&quot; href=&quot;http://lasenteurdel-esprit.hautetfort.com/archive/2022/06/26/elvis-dans-la-peau-6388855.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Elvis&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;) que l'on doit ce documentaire hommage, conçu pour particulièrement mettre en valeur la période Las Vegas de la carrière du King. Pour cela, il a collecté un important matériau : des séquences issues de précédents documentaires, assez anciens, des extraits de programmes télévisés, mais aussi des images méconnues, tournées pendant des séances de répétition ou d'enregistrement. Ajoutez à cela divers extraits de concerts, le tout restauré, remastérisé (pour le son) et vous obtenez une formidable collection de moments, hélas placés un peu dans le désordre. Pour s'y retrouver, mieux vaux bien connaître la carrière d'Elvis... ou se fier à son apparence physique, sa coiffure comme son degré d'empâtement indiquant à quelle période l'on se trouve.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Le résultat est... étourdissant. Le film est fait pour être vu dans une salle dotée des meilleurs équipements, par exemple la technologie ICE présente dans certains cinémas CGR&lt;em&gt; (pas celui de Rodez, hélas)&lt;/em&gt;. C'est donc au cours d'un déplacement que je me suis offert cette expérience, dans une salle dont le public était, de manière surprenante, très diversifié (avec un assez grand nombre de jeunes adultes, plutôt de sexe féminin). Parmi les vieux briscards présents se distinguaient plusieurs individus dotés d'une coiffure particulière...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Bref, l'ambiance était bonne et, dès que le film a été lancé, assez souvent, nous avons été quelques-uns à avoir des fourmis dans les jambes. Sur le plan sonore, c'est vraiment emballant. On nous propose un florilège étendu et diversifié des chansons du King, certaines très connues, d'autres moins, dans des styles différents, de la country au gospel, en passant par le &lt;em&gt;rhythm and blues&lt;/em&gt;, le rock et même de la variété.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Visuellement, c'est aussi très intéressant. Je vais enfoncer une porte ouverte, mais Elvis était vraiment une bête de scène (et un putain de beau gosse, au moins jusqu'à 35 ans). Les extraits de concert son souvent impressionnants.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;C'est aussi bourré d'humour... celui d'Elvis. Je n'avais pas le souvenir d'un personnage aussi facétieux. C'est notamment l'intérêt des séquences d'enregistrement et de répétitions : outre la qualité de ses musiciens, on découvre l'icône sous un autre jour... et c'est passionnant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Luhrmann n'a pas voulu s'appesantir sur les dernières années de la résidence &quot;végassienne&quot;. Son film, incomplet, n'est pas parfait, mais, franchement, quand ça s'arrête, on en reprendrait bien une louche.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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