samedi, 04 août 2007
Un autre bouquin sur le Japon
Cette fois-ci, j'ai tapé dans l'ouvrage d'universitaire... mais pas chiant. Il s'agit de sortes de "mémoires japonaises" du grand spécialiste Jean-François Sabouret. Besoin de Japon a été publié aux éditions du Seuil en 2004.
Le livre est divisé en 7 chapitres :
- Il n'y a pas d'ailleurs
- Cipango
- Le Nord perdu et retrouvé
- Grand-Mère Nagatani et la maison du bonheur
- Souffrances à voix basse
- Le soleil se couche à l'Est, et réciproquement
- La philosophie aux gyôzas
L'auteur commence par évoquer les circonstances de son premier séjour au Japon, sa découverte de l'île d'Hokkaïdo. Sa rencontre avec un manieur de sabre, ancien kamikaze (si, si !) est étonnante.
C'est lorsqu'il décrit les maisons traditionnelles nippones que le sociologue ressort. Son intérêt pour les "vieilles bicoques" (de l'île d'Hokkaïdo comme de Tokyo ou du "Japon de l'envers") contraste avec le désamour des authentiques Japonais, plus épris de confort moderne.
C'est plus attendu, mais c'est palpitant tout de même : les Burakumin, sortes de "parias" du Japon. L'auteur y a consacré une partie de ses recherches. Ici, l'essentiel est dit à travers la rencontre d'une famille.
Le chapitre consacré à la grand-mère, son ancienne logeuse, est très émouvant, surtout quand il est question des péripéties de l'histoire familiale (y compris les relations avec la Chine). Peut-on devenir japonais ? finit par se demander l'auteur.
Le livre se termine par la rencontre, dans un restaurant de nuit, d'un journaliste local, ancien étudiant en philosophie. Le débat s'élève (et je crains de n'avoir pas tout compris) ; la "confrontation" (le dialogue, plutôt) reste néanmoins intéressante.
17:10 Publié dans Livre, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : *de tout et de rien*
vendredi, 03 août 2007
Un bouquin sur le Japon
Ce pays excite ma curiosité. J'ai récemment acheté le livre écrit par Nadège Fougeras, une Française qui y a passé deux-trois ans :
Il s'agit d'une réécriture à partir de courriels qu'elle avait envoyés à des proches. Comme la couverture le signale, c'est abondemment illustré... et commenté : à côté (ou au-dessous) du texte principal, des remarques -ironiques en général- sont ajoutées entre crochets, dans une autre couleur que celle du texte principal.
C'est drôle et informatif. Ceux qui connaissent déjà un peu le Japon n'apprendront pas forcément grand chose. A noter que l'auteure a préféré rester dans l'anecdotique (les thèmes récurrents -si j'ose dire- sont l'hygiène, l'Ordre, la vie en collectivité, le commerce, les animaux domestiques...) plutôt que d'aborder "les grands sujets culturels"... Elle a bien fait !
14:45 Publié dans Japon, Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : *de tout et de rien*
mardi, 31 juillet 2007
Les Simpson
A la base, je ne fais pas partie des inconditionnels de la série. J'ai regardé quelques épisodes, j'ai parfois ri. Mais j'ai un problème avec deux des personnages principaux : le père (Homer) m'insupporte, gros beauf infantile et abruti satisfait de lui-même ; la mère (Marge) est une cruche dont il est impossible de comprendre l'attachement pour son mari. J'ai hélas retrouvé ces défauts dans le film. Il paraît que les Américains aiment le personnage du père, parce qu'ils se rassurent en le voyant : "je ne serai jamais aussi con", pensent-ils. Quant aux non-Américains, ils se complairaient à reconnaître dans Homer l'incarnation (mais non, si peu caricaturale) du Yankee moyen.
Au niveau de l'histoire, je perçois comme une influence "foxienne" dans l'identité des "méchants" : les membres de l'Agence de Protection de l'Environnement (APE... EPA pour les Anglo-Saxons). Les scénaristes leur attribuent un bien grand pouvoir (bien plus grand que celui des pollueurs... c'est pas crédible, ça, les gars !) et un mépris de la vie humaine qui siérait mieux aux cadres de certaines firmes chimiques. On retrouve ici la dénonciation classique de l'Etat (fédéral) supposé tentaculaire, thème récurrent dans la propagande républicaine (et souvent associé à celui du complot).
Heureusement, le déroulement du film ménage de petits moments de bonheur, autour du président Schwarzenegger (bien plus intelligent dans la réalité que l'image qui est colportée de lui), des habitants de la petite ville, si prompts au lynchage et à la guerre civile. Il faut être attentif à l'image, car elle renferme parfois une allusion comique (voire satirique), comme l'inscription qui figure au fronton du tribunal (que je vous laisse découvrir... d'autant plus que je ne me la rappelle pas mot pour mot !). Les enfants sont très bien, Bart (attachant pré-ado écartelé entre le désir d'être "paterné" et la joie qu'il éprouve à déconner avec son crétin de géniteur) comme les deux filles (la plus âgée, Lisa, énamourée et engagée... et qui découvre que l'on peut concilier les deux !... la plus jeune déjà futée... plus que ses parents !).
Le dessin n'est pas de mauvaise qualité : les contours des personnages sont plutôt sommaires (c'est attendu), mais certains éléments du "contexte" sont travaillés, comme le dôme, l'écran qui s'affiche sur sa face intérieure ou certaines scènes avec des prises de vues audacieuses (on est au cinéma quand même !).
Soyez attentifs à la fin : le film est annoncé avec une durée de 1h30, alors que cela semble s'achever entre 1h15 et 1h20. On nous réserve évidemment quelques pépites. Je relève particulièrement les allusions au cinéma (déjà présentes au début : les auteurs n'hésitent pas à se moquer -gentiment- d'une partie de leur public) et, bien sûr, l'hymne local, dont l'air ressemble furieusement à un champ révolutionnaire européen...
16:10 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma



