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mardi, 26 janvier 2016

Le sophiste et le chariot à moteur

Tel sophiste, gloire des salons de Paris,

Accepta, contre un petit paquet de ducats,

De chanter les louanges d'un clinquant châssis

Aux tréfonds du ventre d'un cétacé rouergat.

 

Pensant pérorer devant un public conquis

De grosses perles-z-il fit tout un agrégat

N'imaginant pas être jamais contredit.

 

Il fallut pourtant bien que cela arrivât.

Quelques voix s'élevèrent du troupeau assis

Que le sophiste traita avec grand mépris

Révélant ainsi sa nature de goujat.

 

Henri Cool de Source

 

jeudi, 16 octobre 2014

Le renard est sorti du bois

Maître Maçon, sur son causse perché, tenait en son bec un fromage.

Peu sûr de son avenir, il fut par un plus gros gâteau alléché.

Il se tourna vers le Lutteur du Nord, qui l'abrita sous son plumage.

Voyant cela, le Renard des Lacs voulut saisir l'opportunité.

Lui qui cumulait déjà une très longue brochette d'apanages

Rêva d'errer, aux frais du contribuable, dans la Grande Cité.

Pour ce faire, il oublia son ancienne campagne sans affichage

Et retourna sa veste, pour ressortir son étiquette UMP.

 

Henri Cool de Source

mercredi, 27 novembre 2013

Le pot de confiture

Dans la contrée où fleurit le roi des fromages

Un Milan sénatorial règne sans partage

 

De sa place conquise de haute lutte

Il voit trop tard de son fidèle la chute

 

Cheval de poste, dans l'ombre du firmament

Fier de chaque pièce de son harnachement

Ne s'aperçoit pas qu'il est devenu gourmand

 

Milan sénatorial lui confia son canton

Que Cheval de poste peina à conserver

Plus tard son boulot fut de vaincre un vil félon

Qui trouvait qu'il avait du mal à partager

 

A la Communauté il prit la succession

Cumula quatre mille euros d'indemnités

 

Mais il a oublié qu'aucune monture

Ne doit s'approcher du pot de confiture

Sa ration de foin doit amplement lui suffir'

S'il ne veut par le peuple se faire équarrir

 

Cheval de poste se voit en haridelle

Il assiste à l'ascension du benoît Aiglon

Qui du Milan suit la voie professionnelle

En attendant de récupérer la Maison.


Henri Cool de Source

samedi, 01 décembre 2012

Les élus grands-ruthénois attendent le Père Noël

   La nouvelle a fait la "une" de la presse locale, sans que l'artiste se soit exprimé de vive voix : il effectuerait une deuxième donation d'oeuvres au (futur) musée ruthénois. Exclu sensationnelle ? Non. L'information circule depuis juin dernier, y compris sur des sites nationaux comme celui de France Télévisions.

   Cet empressement à annoncer le "cadeau de Noël" de l'artiste m'a inspiré un détournement d'une célèbre chanson :

 

C'est la belle nuit de Noël

L'outrenoir étend sa cape sombre

Et les yeux levés vers le ciel

A genoux, les petits zélus

Avant de recompter la caisse

Espèrent une dernière largesse.

 

Petit Papa Soulages

Quand tu descendras de Sète

Avec tes tableaux par milliers

N'oublie pas les Aveyronnais.


Mais pour te déplacer

Dans ton si joli musée

Il faudra bien t'éclairer

Dedans il fera si noir

C'est un peu à cause de toi.

 

Les zélus attendent que le jour se lève

Pour voir si tu leur as apporté

Tous les gribouillis qu'ils voient en rêve

Et qu'ils voudraient exposer.

 

Petit Papa Soulages

Quand tu descendras de Sète

Avec tes tableaux par milliers

N'oublie pas les Aveyronnais.


Le marchand de rêve est passé

Les zélus sont émerveillés

Et tu vas pouvoir commencer

Avec ta palette enchantée

Sous la caresse de la bise

Tes barbouillages surprises.

Et quand tu quitteras le mont Saint-Clair

Pour revenir en Aveyron

Pense à fouetter les zélus visionnaires

Qui dépensent notre pognon.

 

Petit Papa Soulages

Quand tu descendras de Sète

Avec tes tableaux par milliers

N'oublie pas les Aveyronnais.


Petit Papa Soulaaaaages !

lundi, 16 mai 2011

Domi nique qui ?

Dominique nique nique

S'en allait tout simplement

Frustré, chaud et bandant

En sortant d'la salle de bains

Il ne pense qu'à sa queue

Il ne pense qu'à sa queue

 

A l'époque Nico le Fier

La France mit aux abois

Dominique notre Père

Combattit les grands bourgeois

 

Dominique nique nique

S'en allait tout simplement

Frustré, chaud et bandant

En sortant d'la salle de bains

Il ne pense qu'à sa queue

Il ne pense qu'à sa queue

 

Certain jour un érotique

Petit cul rose l'éconduit

Mais notre Père Dominique

Le soumit à sodomie

 

Dominique nique nique

S'en allait tout simplement

Frustré, chaud et bandant

En sortant d'la salle de bains

Il ne pense qu'à sa queue

Il ne pense qu'à sa queue

 

Sans porno ni manigance

Il parvient à prendr' son pied

Tient son vit quelle potence

Méprisant la chasteté

 

Dominique nique nique

S'en allait tout simplement

Frustré, chaud et bandant

En sortant d'la salle de bains

Il ne pense qu'à sa queue

Il ne pense qu'à sa queue

 

Enflamma de tout l'hôtel

Le très féminin personnel

Et pour répandre sa semence

Comprima ses flatulences

 

Dominique nique nique

S'en allait tout simplement

Frustré, chaud et bandant

En sortant d'la salle de bains

Il ne pense qu'à sa queue

Il ne pense qu'à sa queue

 

A Dominique pervers

Le sein s'en vint à manquer

Et deux anges se présentèrent

Dotés de mamelles dorées

 

Dominique nique nique

S'en allait tout simplement

Frustré, chaud et bandant

En sortant d'la salle de bains

Il ne pense qu'à sa queue

Il ne pense qu'à sa queue

 

Dominique vit en rêve

Les lécheuses du monde entier

Sous le manteau sa belle Verge

Adroitement titiller

 

Dominique nique nique

S'en allait tout simplement

Frustré, chaud et bandant

En sortant d'la salle de bains

Il ne pense qu'à sa queue

Il ne pense qu'à sa queue

 

Dominique mon bon Père

Garde nous fort bien montés

Pour exposer à nos frères

Nos vits en pleine santé !

 

Dominique nique nique

S'en allait tout simplement

Frustré, chaud et bandant

En sortant d'la salle de bains

Il ne pense qu'à sa queue

Il ne pense qu'à sa queue

 

Soeur Sourire édenté

lundi, 24 janvier 2011

Madame Ladroite, Service Public et les élections cantonales

Madame Ladroite, fière de son royaume,

Vieille souveraine de son département,

Voyait jusque-là sans aucun désagrément

Service Public souffrir d'horrible Sarkome.

 

Dans les campagnes de sa généralité,

Montaient les plaintes de ses fidèles sujets.

Adieu Trésor Public, tribunaux, hôpitaux !

Adieu maternités, écoles et préaux !

 

Deux-mille-huit vit les élections sénatoriales.

Et les anciens vassaux, lassés qu'on les exploite,

Sonnèrent des barons de Madame Ladroite

L'humiliante retraite, gifle magistrale.

 

Très sonnée, Madame Ladroite se dépense,

Adapte son discours en vue des cantonales.

De Service Public elle défend l'existence,

Tandis qu'à Paris ses amis tuent le cheval.

 

 Vérité en deçà de ce Massif Central

Erreur au-delà et, sans la moindre pudeur,

On tente de troubler l'esprit de l'électeur.

Henri-Blaise de La Fontaine

vendredi, 10 septembre 2010

Que diriez-vous d'une petite gâterie...

   - ... très chère amie ?

   - Je vous trouve bien grivois en cette fin d'après-midi, mon cher Henri !

   - C'est que, mon Adorée, j'ai une proposition honnête à vous faire.

   - Vous êtes bien mystérieux...

   - Il va être question de boules...

   - !!!

   - ...euh de balles, plus précisément !

   - ???

   - Voici la chose :

DSCN2802.JPG

   - Est-ce là une manière détournée de m'annoncer que vous vous êtes mis au golf, cher ami ?

   - Que nenni, mon Adorée ! Vous savez combien j'exècre l'ostentatoire ridicule des manieurs de clubs !

   - Cette chose ne se mangerait-elle pas ?

   - Vous me connaissez décidément bien !

   - ... Assez pour regretter l'apparition de disgracieuses poignées sur ce corps que j'ai connu plus athlétique ! Mais, dites-moi, mon ami, où vous êtes-vous procuré ce mets et quel goût a-t-il ?

   - Mon Adorée, avez-vous souvenance de ce couteau factice qui fit naguère notre délice ?

   - Je me souviens même de la mine réjouie que vous affichâtes après l'avoir englouti !

   - Certes ! Mais figurez-vous qu'aujourd'hui, alors que je passais acheter une partie de notre pitance dans ma boulangerie de référence, mon regard fut attiré par cet étrange objet, dont je m'empressai de faire l'acquisition. L'enveloppe, en "chocolat" blanc, est comestible et renferme une pâte pralinée :

DSCN2803.JPG

   Difficile, après avoir consommé une telle merveille, de ne pas croire en l'existence d'un paradis sur Terre !

samedi, 28 août 2010

La grenouille ruthénoise qui veut se faire aussi grosse que le boeuf albigeois

Une grenouille ruthénoise vit en Albigeois un boeuf

Qui lui sembla disposer d'un musée de belle taille.

Elle, qui n'en avait que deux gros comme un oeuf,

Envieuse elle dépense, et s'endette, et travaille,

S'appuyant sur les professionnels de la plume

Pour marteler sa propagande, légère comme une enclume...

Tout ça pour égaler le rival tarnais en grosseur,

Disant : "Regardez bien, ma soeur ;

Est-ce assez pour lui clouer le bec ?

- Que nenni ; vous n'atteignez pas Toulouse-Lautrec.

- Et maintenant que j'ai tout misé sur Soulages ?

- Vous n'en approchez point avec ce personnage.

La chétive pécore s'entêta et par le musée le déficit se creusa,

Si bien que sur les rustres du village davantage de contributions on préleva.

Henri Cool de Source

"Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages :

Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs,

Tout prince a des ambassadeurs

Tout marquis veut avoir des pages."

 

 

lundi, 03 mai 2010

La catin, le vautour et le blaireau

Damoiselle Catin, au corps mince et formé

Soutenue par Vautour, muni des bonnes clés

Dans un joli palais trouva moyen d'entrer

Pour assouvir Blaireau, qui s'en laissa coûter.

 

Dans son nid parisien, Vautour le magnifique

Rêve de briller dans la lucarne magique.

Il y fit figurer damoiselle Catin

Qui fort se déhancha, médiatique tapin

Sous un zodiacal nom qui n'était pas le sien.

 

Pauvre petit Blaireau, son désir assouvi

Réalise trop tard que la catin mineur(e)

Lui coûtera moins que Femme de footballeur

Et que ses burnes, même vides

Paraissent plus que sa tête remplies.

 Henri Cool de Source

mercredi, 21 février 2007

Arnaque au ticket... sublimée

   Ma petite (et onéreuse) mésaventure m'a inspiré cette fable :

LE PROVINCIAL, LE VENDEUR ET LE VERBALISEUR

Maître Provincial, à sa valise agrippé,

Cherchait avidement un titre de voyage.

Maître Vendeur, par son bel argent alléché,

Lui tint à peu près ce langage :

"Et bonjour, élégant monsieur de la Province !

Que vous semblez joli, que vous me semblez mince !

Sans mentir, pour écourter votre beau voyage,

Il n'est rien de mieux que mon ticket de passage.

Bien sûr, il ne vous coûtera pas davantage,

Vous mènera à la gare de votre choix."

A ces mots, le provincial ne sent plus sa joie

Et laisse sa monnaie contre un billet de bois.

Plus loin, par les contrôleurs arrêté,

Il comprend qu'il a été bien berné.

Le verbaliseur prend son ticket et lui dit :

"Monsieur, apprenez qu'un vendeur, même petit,

Vit aux dépens de tous les fraudeurs qui l'écoutent.

Cette leçon vaut bien vingt-cinq euros, sans doute."

Le provincial, honteux et confus,

Jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus.

jeudi, 29 juin 2006

Gardarem la Macha Béranger !

Une odieuse clique, méprisant le talent

Sur le service public exerce un vil pouvoir ;

Nous priver de la Madone des suicidaires

Mener la station jusqu'au fond de l'abattoir

Voilà le projet à l'oeuvre sur France Inter.

Je me souviens, début des années quatre-vingts

Quand ce poste de radio en cadeau me vint

Avec écouteurs, porte pour avoir accès

Aux grandes émissions nocturnes, en stéréo.

Nuit théâtrale, je découvris tes tréteaux

Et une rauque voix, surmontée de chapeaux.

Je ne fus pas vraiment un auditeur fidèle

Mais la nuit encore et toujours quand sur la route

Les kilomètres j'engloutissais,  de plus belle

Cette voix grave, reconnaissable entre toutes

Faisait vibrer les enceintes de la 106.

 

http://www.sosmacha.com/

 

mardi, 20 septembre 2005

Un rêve évaporé ?

Adieu beaux sondages belles prédictions

Des grands mages qui ont bravement annoncé

Des conservateurs l'inéluctable victoire

En Germanie, devenue terre d'élection

 

 

Disparus les larges sourires triomphants

Qui se demandent à présent avec angoisse

Pourquoi malgré la force des médias de masse

Les bulletins ont été si récalcitrants

 

 

Le bateleur sortant s'exprimant sans complexe

Sur la hantise du sabordage social

A aisément surfé, puisant dans le contexte

La force de miner n'importe quel rival.

lundi, 12 septembre 2005

Villiers unter alles

Des élections notre charmant vicomte

A du mal à retenir les leçons

Il y a dix ans la présidentielle

Lui a offert une belle gamelle.

Ah, comme il est dur de manquer d'argent

Quand on ne passe pas les cinq pour cent !

Des européennes il avait tiré

Des plans que par sa grande démesure

Il voyait sans complexe le mener

Tout droit à l'élyséenne masure.

 

 

Le rebelle du bocage doré

N'avait sans doute pas vraiment compris

Qu'entre l'original et la copie

Les aigris ne pouvaient pas balancer.

D'un succès partiel au référendum

Il voit l'électorat se trémousser

Pour sa personne avoir le delirium.

Coincé entre Sarkozy et Le Pen

De repoussoir il ne peut plus servir

A moins qu'il n'ait des voix en réservoir,

Les grands médias iront peu le quérir.

dimanche, 11 septembre 2005

Ambition quand tu nous tiens !

Sur l'élection proche les roquets louchent déjà

Un peu plus d'une année, attendre la bagarre

L'intérêt général réalité ou bla-bla

Entre le nain hargneux et l'albatros bizarre

Un chauve de retour va-t-il se glisser là ?

 

Réforme fiscale des coffres la belle amie

Fantôme de programme aux plus riches promis

Des inégalités il n'est certes question

Laissons les vrais "perdants" seuls dans leur abandon

 

 

Vite les paillettes dans nos yeux enfoncées

Par le poste amical interminablement

Allumé, on oublie de penser au-delà

Du bulletin de vote qui fait un bon usage

De ses droits si précieux vus comme une corvée

Mais il est temps pour moi d'aller me sustenter !