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jeudi, 27 août 2026

Les Silences de Riyad

   Avec Le Triangle d'or, c'est un autre film dont la distribution tarde à gagner les rivages des provinces reculées comme mon Aveyron chéri. Notons que le titre de cette production américano-saoudienne est censé rappeler aux cinéphiles d'autres polars "orientaux" : La Conspiration du Caire, La Loi de Téhéran, Alger, Le Caire confidentiel...

   J'avais très envie de le voir parce qu'il a été réalisé par Haifaa Al Mansour, découverte jadis avec Wadjda, retrouvée avec Mary Shelley. La cinéaste fait carrière surtout aux Etats-Unis, où elle travaille sur diverses séries télévisées.

   Un autre intérêt du film est la présence au générique de Mila Al Zahrani, qui tenait déjà le premier rôle dans The Perfect Candidate. Ici, elle incarne Nawal, une future policière, encore en formation, affectée à un commissariat de la capitale (Riyad), où elle est principalement chargée de faire le café pour les gradés numériser les dossiers. Elle va grandement s'impliquer dans une affaire sordide, le cas d'une jeune femme dont le cadavre a été abandonné dans le désert. C'est une inconnue dont, dans un premier temps, personne ne réclame le corps... Pourquoi ?

   J'ai eu un peu peur au début. J'ai moyennement apprécié la caractérisation de Nawal, surtout sa passion pour un podcast abracadabrantesque, mêlant conseils de beauté et affaires criminelles. Mais, à partir du moment où l'enquête débute, j'ai trouvé cela passionnant. On voit la jeune femme évoluer dans un monde encore très patriarcal (même si l'Arabie saoudite est moins réac qu'il y a vingt-trente ans), où certaines choses lui sont interdites, d'autres permises... et d'autres déconseillées (mais pas formellement défendues). La demoiselle est opiniâtre, un peu rebelle. Elle va retrouver le lycée d'origine de la victime, ainsi que sa famille... mais quid de l'assassin ? Plusieurs suspects nous sont proposés. 

   Toutefois, en dépit d'un suspens bien tenu, je n'ai pas été enthousiasmé, à cause de certaines maladresses, notamment dans les entretiens entre l'héroïne et la mère de la victime. J'aurais pu ajouter ce qui semblait être la fin, que je trouvais insatisfaisante... C'est là, en consultant ma montre, que je me suis rendu compte qu'il restait encore du temps (10-15 minutes) avant la fin de la séance... et pour cause, puisqu'on nous a préparé un joli coup de théâtre, qui nous oblige à revoir une partie du film sous un autre angle. Ce n'est pas du niveau d'un Usual Suspects, mais cela suffit à rendre la vision de ce film tout à fait recommandable.

Commentaires

Bonsoir Henri Golant, c'est cela, il ne faut surtout pas louper les 10 à 15 dernière minutes. J'ai aimé la tête du policier qui se rend compte qu'il a été berné. Sinon, je n'ai pas vu The perfect candidate. Bonne fin d'après-midi.

Écrit par : dasola | jeudi, 27 août 2026

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