jeudi, 27 août 2026
The Dog Stars
Ces "étoiles canines" sont celles de la Constellation du Chien, titre du roman éponyme et exemple de la manière dont le héros Hig rebaptise à sa guise les (groupes d')étoiles qu'il regarde, la nuit. Il est incarné par Jacob Elordi qui, dans la majorité du film, adopte une tête de chien battu, tellement qu'il est triste de la life. Il faut dire que l'humanité a été décimée par une épouvantable pandémie de grippe, le héros y ayant perdu sa femme enceinte...
Au quotidien, il est associé à Jasper, un chien (non battu) de race malinoise, beaucoup plus expressif que son maître... et tellement plus craquant :
(Pendant le tournage, trois canidés, chacun doté d'un tempérament différent, ont incarné Jasper.)
Il y a bien un autre humain qui partage la vie de Hig : Bangley (Josh Brolin, une fois de plus excellent). Le vieux briscard est sans doute un ancien militaire, adepte de la gâchette, notamment pour écarter de l'ancien aérodrome qui leur sert de refuge les pillards qui osent s'en approcher. Par contraste, Hig incarne un survivaliste empathique, qui ne se satisfait pas de ce mode de vie. Mécano et pilote d'avion, il ravitaille un petit groupe de Mormons Mennonites et retourne régulièrement, en douce, dans son ancien logement, dans une Denver en ruines, envahie par la végétation...
Cette première partie n'est pas déplaisante, mais un peu trop nourrie de clichés à mon goût. Compte tenu du nombre de films et de séries qui ont été déjà tournés dans ce genre, j'attendais mieux de Ridley Scott...
... et j'ai bien fait d'attendre, puisque la deuxième partie est nettement plus convaincante. Elle est d'abord très belle, par la rencontre que fait Hig, celle d'autres rescapés presque aussi méfiants que Bangley, un père et sa fille, interprétés par Guy Pearce et Margaret Qualley, tous deux très bien. Cette séquence nous vaut de beaux moments de poésie... et un peu d'action. J'ai sans doute aussi été touché par le fait que les protagonistes, qui vivent en 2035, regrettent la disparition de certains éléments de notre civilisation dont nous jouissons quasi quotidiennement. Tout cela est tourné dans un bel écrin montagnard, garni de verdure, avec de superbes plans aériens.
La suite réserve d'autres surprises, liées à la possible existence d'une base de sûreté, assez éloignée, disposant du confort moderne. Est-ce autre chose qu'une folle rumeur, lancée pour entretenir l'espoir des rescapés ? Cette partie-là, pour prévisible qu'elle soit, n'en est pas moins maîtrisée. Je laisse à chacun(e) le plaisir de découvrir comment cela se termine...
Du coup, je suis sorti de là assez content, en tout cas plus qu'après avoir vu Gladiator II et Napoléon !
23:36 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : cinéma, cinema, film, films



Commentaires
C'est plaisant à voir.
Tu as dû t'assoupir car le bébé est né. Il dit : ma fille est morte et sa mère deux ans après.
Écrit par : Pascale | mardi, 01 septembre 2026
Répondre à ce commentaireA l'image du film, j'ai dû connaître un ou deux coups de mou, durant la projection...
Écrit par : Henri G. | samedi, 12 septembre 2026
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