Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lundi, 24 août 2026

Mutiny

   Trois ans après Mayday, Jean-François Richet revient avec un nouveau film d'action, centré cette fois-ci non plus sur Gerard Butler, mais sur Jason Statham, qui incarne le chauffeur-garde-du-corps-partenaire d'échecs d'un riche entrepreneur thaïlandais, sur le point de vendre sa boîte de transport maritime.

   L'histoire commence de manière vive... et mystérieuse, puisqu'on voit un SUV percuter une berline, la nuit, dans une ville non identifiée. On ne sait pas vraiment qui se trouve dans les véhicules... et il va falloir attendre un petit moment avant de le découvrir, puisque la suite est constituée d'un retour en arrière. La procédé est archi-connu (je l'ai d'ailleurs vu très récemment à l’œuvre dans une série policière scandinave), mais l'originalité de cette utilisation est que plusieurs situations ultérieures peuvent correspondre à ce qu'on a vu au tout début. Surtout, cette petite poussée d'adrénaline est là pour mettre en appétit le public en attendant les séquences ultra-vitaminées qu'on lui a sans doute préparées.

   Sic transit gloria mundi... Il fut un temps (pas si lointain) où la sortie d'un film avec Jason Statham bénéficiait d'un grande combinaison de salles. Tel n'est pas le cas ici, ce long-métrage étant à l'affiche de moins de 300 cinémas en France. C'est moins de la moitié de ce qui a été attribué à La Fin d'Oak Street... sans même parler des quelque 1100 salles où continue à être projeté L'Odyssée de C. Nolan, le plus gros succès de cet été avec le dernier Spider-Man

   Résultat : ce n'est pas dans l'Aveyron que j'ai pu voir ce film, auquel de surcroît a été attribué une petite salle. Toutefois, lors de la séance à laquelle j'ai assisté, elle était assez copieusement garnie. J'ai remarqué une nette surreprésentation masculine parmi les spectateurs, âgés grosso modo de 15 à 75 ans.

   Ce public de vieux salopards connaisseurs savait à quoi s'attendre et la première véritable scène d'action n'a pas tardé à surgir. Elle est le premier maillon d'un complot, dont le héros, accusé du meurtre de son patron, va découvrir l'ampleur lors de son séjour sur un porte-conteneurs, un labyrinthe propice à la dissimulation... et dont les recoins regorgent d'objets pouvant rendre service à un pro du combat rapproché.

   Ah, oui, j'avais oublié : Cole Reed (le héros), ex-flic de Sa Majesté, est aussi un ancien des forces spéciales britanniques, dont l'expertise (et le désir de vengeance) va faire des ravages dans l'équipage de soudards recruté pur un transport un peu spécial.

   Dans son combat, Cole bénéficie d'une alliée, Angie Ellis, une employée de la compagnie de transport convoquée en dernière minute et donc pas mise dans la confidence des petits (ni des grands) trafics auxquels se livre l'équipage. Dans le rôle, Annabelle Wallis (vue notamment dans Reconnu coupable et La Momie) apporte l'une des rares touches féminines à cette histoire de grosses couilles poilues sentant la transpi. Elle est certes ravissante, mais, surtout, son personnage a suivi une petite formation militaire, ce qui ne lui sera pas inutile sur ce porte-conteneurs de malheur.

   N'espérez toutefois pas voir poindre une authentique romance à l'horizon. Coproducteur du film, Statham l'a voulu centré sur l'action, avec juste quelques pointes d'humour, principalement dans la manière de dézinguer les truands. Je signale quand même un petit moment rafraîchissant. Quand un navire de guerre états-unien patrouillant dans la région se renseigne sur le profil de Cole, il tombe sur ses états de service dans la police et l'armée britanniques. Apparaissent alors successivement à l'écran deux photographies de Cole/Statham en "Bobby" et en treillis... avec casques... et c'est peu de dire que cela ne lui donne pas l'air intelligent.

   La boucherie ne démarre pas dès l'intrusion de Cole sur le navire de commerce. Richet ménage un peu ses effets. On a donc droit à une progressive et efficace montée d'adrénaline. C'est tendu comme un string sur des fesses rebondies (fesses que, vous l'avez compris, on ne verra pas à l'écran). La suite est un déferlement de violence, le héros se montrant particulièrement habile à utiliser tout ce qui traîne de pointu, aiguisé ou crochu pour démonter la gueule des sales types lancés à sa poursuite. J'ai beau avoir vu quantité de films du même genre, je dois reconnaître que Richet fait montre d'un indéniable savoir-faire dans la mise en scène de la tuerie.

   La fin ménage la possibilité d'une suite, au cas où le film rencontrerait le succès (mais je crois que ce n'est pas super-bien parti au box office).

11:08 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, cinema, film, films

Écrire un commentaire