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samedi, 11 août 2007

Un petit dico sympa sur le Japon

   Cela s'appelle L'Abécédaire du Japon, c'est publié aux éditions Philippe Picquier, en poche. L'auteur se comme Takashi Moriyama. La première édition date de 1997, le poche de 1999. (J'en profite pour vous recommander chaudement les éditions Picquier, une véritable mine pour celles et ceux qui sont intéressés par le monde indien, le monde chinois et le Japon -traditionnels comme contemporains : http://www.editions-picquier.fr/)

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    D' "Adresses" (pas facile de s'orienter dans les grandes villes nippones, organisées par quartiers) à Zen (ben oui, ils sont bouddhistes ET shintoïstes souvent) en passant par "Alcool" (ils le supportent mal, mais il est encore inconvenant de chercher à éviter les traditionnelles beuveries professionnelles... les mentalités changent, heureusement), "Automobile" (la seconde maison des Japonais), "Bain" (pour se détendre, pas pour se laver, hein !), congés annuels (ils en ont plus que les Zétazuniens en fait), "Corées", "Education", "Etrangers", "Fonctionnaires", "Français", "Hôtels", "Pachinko" (vous savez, le jeu... non ?), "Riz", "Samouraï", "Télévision", "Yakuza", j'en passe, vous naviguerez agréablement dans le dédale de la civilisation japonaise.

   C'est bien informé et drôle. Régulièrement est représenté un caractère chinois correspondant à l'un des mots de l'abécédaire. L'auteur est un Japonais qui a travaillé à l'étranger (en France notamment). Il a donc acquis un certain recul, à la fois sur son pays d'origine, mais aussi sur l'image qu'il a en France... et celle qu'a la France au pays du soleil levant !

mardi, 07 août 2007

Ratatouille

   La salle était "familiale" : l'essentiel des spectateurs consistait en groupes composés d'un parent (la maman la plupart du temps) avec des enfants. Je pense toutefois que le film n'est pas indiqué pour les tout petits : l'intrigue risque de les dépasser.

   D'un point de vue formel, c'est une oeuvre de virtuoses. Je recommande expressément la première séquence dans laquelle le rat s'infiltre dans le restaurant. C'est une succession de panoramiques et de travellings, agrémentée de gros plans. Re-mar-quable ! Dans le même genre, on trouve une des dernières séquences, le soir du "fameux repas", avec une équipe de cuistots du tonnerre ! Les mouvements des rats (à quatre pattes) sont très bien rendus et le pelage soigné. C'est particulièrement visible dans la séquence qui voit le héros piégé dans une cage discuter avec l'esprit de Gusteau (LE chef cuisinier) : en très gros plan, sur un écran géant, c'est saisissant (et très joli).

   J'ai aussi beaucoup aimé la scène de "dialogue" entre le rat et l'apprenti-cuistot. Elle est réalisée du point de vue des humains. Donc, le rat ne parle pas, mais il s'exprime par gestes et attitudes. Peut-être, pour cette partie, les auteurs se sont-ils inspirés des chats. (A ce propos, on ne voit aucun matou dans ce film, c'est proprement scandaleux !)

   A noter aussi un beau personnage féminin (avec du caractère, comme je les aime). La relative misogynie du milieu de la "grande cuisine" n'en est pas moins relevée. Une autre profession est égratignée : les critiques. Soyez attentifs à la scène d'entrée dans l'appartement du critique gastronomique : c'est très sombre, mais en plus, la vue du dessus met en valeur un plan qui fait ressembler la pièce à un cercueil ! La fin du film nuance l'alacrité qui est réservée à ce personnage. En fait, il faut sans doute y voir la métaphore du monde du cinéma. Les auteurs en profitent pour régler quelques comptes avec des "spécialistes" qui n'ont longtemps vu dans les images de synthèse qu'un médiocre divertissement pour attardés mentaux. A leurs débuts, ils ont dû éprouver des difficultés à trouver des financements. L'immédiat avant-film, qui présente un entretien avec des membres de l'équipe, va dans ce sens. Au fait, n'arrivez surtout pas en retard : on nous offre un délicieux court-métrage en hors-d'œuvre !

18:40 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma

lundi, 06 août 2007

Encore un bouquin sur le Japon !

   J'ai trouvé celui-là en "chinant"... euh, plutôt en "japonant" ! Ouais, il m'arrive de déambuler d'un air faussement détaché (essayez, vous verrez comme ça donne l'air con !) dans les brocantes qui, dans nos belles campagnes de France, foisonnent l'été venu. Là, coincé entre les antiquaires et les bouquinistes qui viennent (tôt le matin) reconstituer leurs stocks à bon compte (culés qui font la culbute sur les prix après !), d'authentiques villageois vident leur grenier. A la fin du mois de juillet, j'ai trouvé ce livre :

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    Japon, vieux pays tout neuf, de Wim Dannau et Marie-Noëlle Cloes, a été publié aux éditions Casterman en 1966. Il y a une certaine parenté avec le livre de Nadège Fougeras : c'est d'abord un récit de voyage, c'est abondemment illustré et ça se lit facilement. Par contre, les auteurs ont davantage traité le "culturel" lourd et certains passages sont de bons résumés historiques.

   L'auteur principal (Wim Dannau) a été marqué par les taxis (sa description est à comparer à celle d'autres auteurs... et on est en 1966 !), qu'il qualifie de "kamikazes" et le développement des transports urbains collectifs. Ce livre peut être considéré aujourd'hui comme un bon témoignage d'un stade de développement du Japon. L'auteur y est aussi très attentif aux femmes (un sujet qui a beaucoup fait fantasmer l'Occidental en mal de sensations). Côté historique, un chapitre est consacré à Hiroshima et Nagasaki. Pour l'anecdote, le voyage est passé par le pôle Nord, pas très loin du Groenland... pas question, en pleine "guerre froide" (en 1966) de survoler l'U.R.S.S. pour un Européen de l'Ouest !

   Pour un euro (en fait, j'ai acheté 4 livres -puisés dans une remorque de tracteur- pour 5 euros... correct !), j'estime que l'affaire est bonne. A ce sujet, je regrette toutefois de ne pas avoir essayé d'acheter une photographie (dans un cadre) prise dans la deuxième moitié du XIXe siècle au Japon. Le propriétaire, qui vendait aussi des meubles en chêne, m'avait l'air un peu trop gourmand (et c'était la fin du mois, bordel de zut de compte pas rempli !)... Rendez-vous l'an prochain !