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mercredi, 03 août 2011

Cars 2 (2D)

   Dans ce nouvel épisode, John Lasseter et son équipe "pixarienne" se sont lancés dans la parodie, celle de James Bond. Nombre de protagonistes sont donc des espions, au premier rang desquels Finn McMissile, doublé avec talent par Lambert Wilson. La première séquence, hommage aux films de ce genre, est épatante.

   Après, on retombe dans la production américaine "de base". Deux intrigues s'entrecroisent (sur fond d'amitié chancelante) : la rivalité entre les voitures et une mystérieuse affaire liée à un carburant révolutionnaire. Les scénaristes ont fait le choix -original- de donner la vedette à la dépanneuse gaffeuse et rouillée (Martin), au lieu du bolide rutilant (Flash McQueen). L'histoire fonctionne en grande partie sur la base de quiproquos, parfois drôles, parfois "faciles". (On a exagéré la qualité de la séquence des toilettes, par exemple.) Les scènes d'action sont par contre très réussies, notamment la première course et l'épisode Big Ben ("Big Bentley" dans le film !).

   Comme les courses automobiles se déroulent en différents endroits, on voit du paysage... et on avale du stéréotype ! Cela commence avec les Japonais, et leurs voitures-geishas, voitures-sumos... et donc ces toilettes si particulières... sans compter le wasabi (gag éculé).

   On peut s'amuser comme cela à compter les clins d’œil, aux mafieux italiens et russes, à la France carte postale (chanson de Charles Trenet, Boum, détournée et interprétée par Bénabar, à la clé), au Londres de l'an 2000 (je kiffe les gardes au casque à poils !). Les observateurs attentifs remarqueront la présence d'une papamobile lors de la course organisée en Italie. Les Frenchies noteront qu'un compétiteur français est très habile sur les surfaces non goudronnées, signe que la notoriété de Sébastien Loeb est plus grande que ce que l'on pense dans l'Hexagone. On passe grosso modo un bon moment.

   (Je regrette néanmoins que certains personnages présents dans le premier volet soient sous-utilisés, notamment l'héroïne, remplacée -efficacement- par une espionne hyper-bien carrossée. Je pense qu'on les a mis de côté en attendant le troisième épisode.)

17:38 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 01 août 2011

Trois cartes postales sur Jeanne d'Arc

   La fréquentation des brocantes réserve parfois de drôles de surprises. Récemment, alors que j'accompagnais une personne pas spécialement portée sur l'histoire de la Pucelle, je suis tombé, en furetant dans de vieux tas de cartes postales, sur trois "pépites".

   La première représente la statue de Jeanne de Compiègne, en armes bien sûr, mais, à pieds, les cheveux au vent :

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   La formule gravée sur le piédestal ("Je yray voir mes bons amys de Compiègne") serait authentique.

   La deuxième carte postale représente une "Jeanne au bûcher" :

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   Cette statue est liée à l'église dédiée à la sainte. Elle est l'oeuvre de Maxime Real del Sarte, qui milita à l'Action française. Bien que je ne partage pas les orientations politiques de l'artiste, je reconnais que son oeuvre ne manque pas d'inspiration. On notera la mention manuscrite qui figure sur la carte postale. Pour la petite histoire, elle a été affranchie avec un timbre de l'Exposition coloniale de 1931, à l'effigie d'une jeune femme noire !

   La troisième carte ne représente pas la Pucelle, mais son père, Jacques d'Arc :

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   Son nom est écrit sur le socle. Le personnage est accompagné d'une charrue, signe de son statut d'agriculteur aisé. (Le monument est visible à Domremy-la-Pucelle.)

   Il ne faut pas le confondre avec l'un des ses fils (Jeanne a eu trois frères et une soeur), prénommé Jaquemin ou Jacques. Le 26 juillet dernier, celui-ci  a fait l'objet d'un article de L'Est Républicain :

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   Il est moins connu que les deux autres frères, Jehan et Pierre, qui ont participé à l'épopée de la frangine, et qui ont laissé des traces après la mort de celle-ci. L'aîné a moins fait parler de lui. (L'article fait allusion à une condamnation de Jaquemin.) L'explication est peut-être toute simple : en tant que premier fils, il était voué à reprendre l'exploitation des parents. Cela expliquerait que seuls ses cadets se soient engagés aux côtés du Dauphin, futur Charles VII.

   Les esprits curieux auront remarqué que l'article est illustré par la reproduction d'une gravure qui n'est pas sans rappeler une autre carte postale de la Pucele que j'avais dénichée jadis.