Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mardi, 07 août 2007

Ratatouille

   La salle était "familiale" : l'essentiel des spectateurs consistait en groupes composés d'un parent (la maman la plupart du temps) avec des enfants. Je pense toutefois que le film n'est pas indiqué pour les tout petits : l'intrigue risque de les dépasser.

   D'un point de vue formel, c'est une oeuvre de virtuoses. Je recommande expressément la première séquence dans laquelle le rat s'infiltre dans le restaurant. C'est une succession de panoramiques et de travellings, agrémentée de gros plans. Re-mar-quable ! Dans le même genre, on trouve une des dernières séquences, le soir du "fameux repas", avec une équipe de cuistots du tonnerre ! Les mouvements des rats (à quatre pattes) sont très bien rendus et le pelage soigné. C'est particulièrement visible dans la séquence qui voit le héros piégé dans une cage discuter avec l'esprit de Gusteau (LE chef cuisinier) : en très gros plan, sur un écran géant, c'est saisissant (et très joli).

   J'ai aussi beaucoup aimé la scène de "dialogue" entre le rat et l'apprenti-cuistot. Elle est réalisée du point de vue des humains. Donc, le rat ne parle pas, mais il s'exprime par gestes et attitudes. Peut-être, pour cette partie, les auteurs se sont-ils inspirés des chats. (A ce propos, on ne voit aucun matou dans ce film, c'est proprement scandaleux !)

   A noter aussi un beau personnage féminin (avec du caractère, comme je les aime). La relative misogynie du milieu de la "grande cuisine" n'en est pas moins relevée. Une autre profession est égratignée : les critiques. Soyez attentifs à la scène d'entrée dans l'appartement du critique gastronomique : c'est très sombre, mais en plus, la vue du dessus met en valeur un plan qui fait ressembler la pièce à un cercueil ! La fin du film nuance l'alacrité qui est réservée à ce personnage. En fait, il faut sans doute y voir la métaphore du monde du cinéma. Les auteurs en profitent pour régler quelques comptes avec des "spécialistes" qui n'ont longtemps vu dans les images de synthèse qu'un médiocre divertissement pour attardés mentaux. A leurs débuts, ils ont dû éprouver des difficultés à trouver des financements. L'immédiat avant-film, qui présente un entretien avec des membres de l'équipe, va dans ce sens. Au fait, n'arrivez surtout pas en retard : on nous offre un délicieux court-métrage en hors-d'oeuvre !

18:40 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma

Les commentaires sont fermés.