mercredi, 28 novembre 2007
Lions et agneaux
Trois histoires s'entrecroisent : une entrevue entre un sénateur républicain (excellent Tom Cruise) va-t-en-guerre et une journaliste "libérale", c'est-à-dire de gôche, au sens ricain (Meryl Streep, caricature de l'intello juive, affublée de fringues moches et chères) ; une intervention de troupes spéciales en Afghanistan (les scènes les plus convaincantes) et un dialogue entre un prof de fac (Redford, plutôt mauvais) et un étudiant doué mais pusillanime (interprété par mec à qui on a envie de filer des taloches). C'est globalement verbeux : trop de dialogues, pas très bien écrits.
Je vois à peu près ce que Redford a voulu faire. La "gauche" américaine se mord les doigts d'avoir été roulée dans la farine par l'équipe Bush après le 11 septembre 2001. Au second degré, ce film d'un progressiste est une sorte d'exorcisme. C'est aussi la dénonciation de l'égoïsme d'une grande partie des Zaméricains, qui préfèrent passer leurs loisirs à regarder des programmes télévisés daubiques et le reste du temps à essayer de palper un max de thunes (et se complaire dans une sorte de poujadisme intellectuel) plutôt que de jouer leur rôle de citoyens. C'est aussi une vision critique de la stratégie gouvernementale : le sénateur est un illuminé et ses décisions envoient des soldats au casse-pipe.
Le film est réussi quand il montre ces jeunes, issus des minorités, de quartiers "difficiles", réfléchir sur leur engagement et finir par intégrer l'armée... et je ne vous dis pas dans quel merdier ils se retrouvent ! On sent chez Redford la volonté de ne pas stigmatiser les soldats tout en contestant les modalités de l'intervention militaire... et ses motivations politiques réelles.
Le résultat est donc un peu décevant.
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mardi, 27 novembre 2007
Saw IV
Celui-là est interdit aux moins de 16 ans... donc la salle ne comporte pas de djeunse boutonneux, juste des adulescents plus ou moins dégourdis (la majorité du public avait entre 18 et 25 ans)... plus quelques "vrais" adultes !
Ça commence fort, par une séquence très chirurgicale (le générique de fin nous précise d'ailleurs qu'un "physician" a collaboré au film), très réussie, très ambiguë (on se demande sur quoi elle va déboucher). La suite est beaucoup plus attendue.
Visiblement, ils ont du mal à fournir, au niveau du scénar. On sent que cela s'épuise un peu. Alors, on tire sur toutes les ficelles. Ici, pendant un moment, on ne voit pas le lien entre les personnages et les épisodes précédents. Les anciens décors sont rentabilisés : on y fait évoluer (en partie) les protagonistes du numéro IV. On finit par comprendre que les événements ne se déroulent pas après, mais pendant l'épisode III. (Je mets les retours en arrière à part.) Cela donne un peu de sel à l'intrigue.
Reste une grosse invraisemblance : le film commence avec l'autopsie du tueur... et se termine dans la pièce où il s'est éteint, à la fin de l'opération réalisée par le médecin qu'il avait fait enlever. C'est incohérent. A moins que... (suspense pour la suite)
On remarque aussi que certains points de l'histoire ne sont pas complètement exploités (comme le cas du type dont la fille avait été enlevée dans le III. On attendra Saw V...
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