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dimanche, 24 août 2008

La tombe de l'empereur dragon

   ... Bon, oui, d'accord, c'est La Momie 3... Je voulais juste mettre en valeur le fait qu'en cette fin de Jeux Zolympiques, j'ai continué à m'intéresser au Pays du milieu (Zhongguo, dans la langue de Hu Jintao). Comme je n'ai pas vu les numéros 1 et 2, ce fut une totale découverte. J'y suis donc allé pour le contexte chinois, avec le personnage du premier empereur : Qin Shi Huangdi, dont le nom a inspiré les Occidentaux, "Qin" se prononçant "Tchin" (A la vôtre !), donnant finalement "Chine". Le film étant une coproduction chinoise, j'ai apprécié qu'on ne cherche pas à faire de ce fondateur de l'empire un génial précurseur sans défaut.

   Ne croyez cependant pas que l'idéologie soit absente de ce sous Indiana Jones. L'action se passe en 1947, soit en pleine guerre civile entre nationalistes de Chang Kaï Shek et communistes de Mao Zedong, dans le Nord du pays plus précisément (ça tombe bien, on n'est pas loin de Xi'an !... sont déments ces scénaristes !).

    Comme de bien entendu, dans le film, on ne voit pas l'ombre d'un communiste (officiellement), mais des éléments de l'armée nationaliste (des méchants grave !... mais je kiffe à donf l'officière balafrée !), qui cherchent à ressusciter le défunt empereur. Un spectateur chinois attentif comprendra néanmoins que l'armée des sans-grade (zombies eux aussi, on reste dans le trip) qui est levée par la magicienne (Michelle Yeoh, j'adore !) pour contrer Qin (Jet Li, très vilain) évoque les va nus-pieds maoïstes. Un autre cliché de la propagande communiste se retrouve à l'écran : l'image sulfureuse de Shanghaï, ville de tous les vices (mmm, c'est que ça m'excite, ça !).

   Bon, à part ça, les dialogues sont faiblards, tout comme les séquences "familiales" entre nos héros occidentaux (le couplet sur les relations père-fils est à chier), l'acteur incarnant le père détenant sans doute la palme de l'inconsistance. La dilection des héros occidentaux pour les armes à feu est aussi particulièrement pesante.

   Côté effets spéciaux, ça dépote, le tout se mariant assez bien avec les scènes de groupe, martiales à souhaits (et donc un peu lourdingues à la longue).

18:37 Publié dans Chine, Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma

vendredi, 22 août 2008

L'Empreinte de l'ange

   Au départ, j'hésitais à aller voir ce film. Cela sentait un peu le téléfilm de France Télévision, sujet socio-psychologique à la clé. Mais c'est joué par Catherine Frot et Sandrine Bonnaire. Hier soir, je me suis retrouvé au cinéma avec le choix entre ce film, La Momie 3 et le dernier Lucchini... bof. J'ai remarqué un groupe de blaireaux qui se dirigeait vers la salle où était projeté le nouvel opus aventuro-fantastique. J'ai donc opté pour L'Empreinte de l'ange.

   L'instinct maternel est l'argument du film. C'est vraiment très bien joué, y compris par les enfants. Les habitués des films français (et du théâtre) apprécieront les prestations de Wladimir Yordanoff et Michel Aumont. Le réalisateur, notamment grâce à la caméra subjective (avec en plus une belle séquence de rêve), a réussi à créer le malaise, tangible tout au long du film.

   Le tout est de savoir dans quelle mesure Elsa (Catherine Frot), qui croit reconnaître sa fille supposée morte dans un incendie, est barge : un peu, beaucoup, complètement ? Je me garderai bien de dévoiler le mystère. La première partie du film tourne plutôt autour du personnage d'Elsa, alors que le dernier tiers met davantage en valeur Claire (Sandrine Bonnaire). Finalement, ce film est une bonne surprise.

20:46 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : cinéma

lundi, 18 août 2008

Une représentation originale de Jeanne d'Arc

   Quand vient l'été, c'est l'heure pour les brocantes de débarquer. A la base, je ne suis guère passionné par la chose. Quand ce sont de vraies brocantes, je trouve que les professionnels qui y participent se foutent un peu du monde (tant sur la qualité qu'au niveau des prix). Quand ce sont des vide-greniers, j'ai en général pitié des étalages des exposants. Mais, entraîné par un membre de ma famille qui aime regarder les meubles plutôt anciens, j'ai pris l'habitude de déambuler entre les rayons plus ou moins bien présentés.

   Parfois, je fais une découverte (à prix raisonnable, cela va sans dire). La semaine dernière, j'ai donc dégotté des cartes postales à l'effigie de la Pucelle. Je vous montre la plus originale :

carte postale originale.JPG
 

   Je n'avais jamais vu la petite (1m60 sans doute) Jeanne représentée ainsi. Je ne connais pas l'auteur de ce dessin. Peut-être a-t-il eu à l'esprit une légende encore vivace dans un coin de Lorraine (mais totalement infondée) : Jeanne ne serait pas morte sur le bûcher. Elle se serait ensuite appelée Claude des Armoises. Ah la la... encore un bon moyen de se faire de la thune en vendant du papier vite imprimé !

    P.S. du 30 juillet 2012

   Cette illustration est une reproduction partielle, inversée, du tableau (anonyme) dit des échevins d'Orléans (de 1581) :

de tout et de rien

   D'après un article de 2002 (Jeanne aux panaches romantiques), le dessin serait d'un certain Baillard et la lithographie aurait été exécutée par un certains Delpech.