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samedi, 19 mars 2011

Le Discours d'un roi

   ... The King's Speech, dans la version originale (la seule envisageable pour un film dont l'intrigue repose sur le bégaiement du personnage principal). On peut se demander pourquoi le titre n'a pas été traduit par "Le Discours du roi". Cette formulation aurait davantage mis l'accent sur LE discours, celui de la fin, sorte d'aboutissement de l'intrigue.

   C'est un film d'acteurs, un tantinet théâtral. Mais c'est impeccablement joué. Colin Firth est excellent en prince puis roi bègue (le fameux George VI), plutôt bon bougre, aimant sa famille. Geoffrey Rush  est à mon avis encore plus remarquable dans le rôle du thérapeute hors norme. (Comme il coproduit le film, il a sans doute oeuvré à se tailler un joli rôle.) Le mâle hétérosexuel que je suis accorde une mention particulière à l'envoûtante Helena Bonham Carter, dont les sourcils ne laissent pas de me fasciner.

   Même si elles sont moins présentes à l'écran, les deux filles du couple princier, Elizabeth (la future reine) et Margaret, sont délicieusement interprétées. N'oublions pas non plus une galerie de seconds rôles furieusement British.

   Certaines scènes sont croquignolesques. L'épouse du prince se démène pour essayer de le guérir. Mais on ne traite pas un membre de la famille royale comme n'importe quel patient ! C'est pourtant ce que prétend vouloir faire cet étrange thérapeute. Shocking !

   L'arrière-plan historique est bien rendu, avec cette succession monarchique problématique. L'affaire Edouard VIII - Wallis Simpson est vue de l'intérieur. On assiste (de loin) à la montée des régimes totalitaires et à l'approche de la Seconde guerre mondiale.

   C'est filmé de manière très classique. Il faut y aller pour le jeu des acteurs et  l'aventure humaine : les efforts pathétiques menés par un grand de ce monde pour surmonter un handicap qui fait de lui la risée de la cour, voire du pays.

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