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vendredi, 20 octobre 2017

Astérix et la Transitalique

   Voici donc le 37e album de l'une des plus célèbres séries de BD francophones. Aux manettes, Jean-Yves Ferri et Didier Conrad tentent de prolonger la magie des aventures gauloises, qui, cette fois-ci, mènent les héros dans la péninsule italienne :

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   Dès le début, on est (re)mis dans l'ambiance, avec une série de vignettes qui a dû bénéficier de beaucoup d'attention :

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   Tout y est (ou presque : on ne voit pas les héros). Il y a le ton faussement grandiloquent, qu'un événement cocasse va rompre. Il y a (à travers le texte et la borne) la première référence à un proverbe que l'on va retrouver dans l'album. Il y a bien évidemment le calembour sur le nom du dépanneur et l'introduction du thème principal de l'histoire : l'univers de l'automobile, qui va se prêter à beaucoup d'anachronismes...

   Les amateurs de figures autoritaires vont rapidement retrouver Jules César, ici en comploteur, dans la bouche duquel les auteurs placent un jeu de mots savoureux...

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    Comme ceux de l'époque Goscinny, cet album se veut un miroir tendu à notre époque, accro aux rallyes automobiles et globalement aux compétitions sportives, quitte à fermer les yeux sur la triche et le dopage. C'est aussi une variante sur les cultures régionales, les Romains ayant imposé la leur aux autres peuples de la péninsule. Difficile de ne pas y voir une pique lancée au parisianisme qui regarde avec condescendance la Province (mot d'origine latine, tiens).

   En gros, la course de chars revêt peu d'intérêt. C'est le portrait des divers concurrents (certains connus des lecteurs fidèles) qui retient l'attention, avec un véritable kaléidoscope de peuples. Je retiens les auriges africaines, qui s'amourachent... d'Idéfix, à la stupeur d'Obélix !

   Au cours de la compétition, nos héros vont découvrir une cité lacustre en construction, du côté de Venise, puis une ville en plein essor culturel, à Florence, et une région placée sous la menace d'une montagne qui fume, à proximité de Naples.

  Voilà, le cahier des charges est rempli. C'est correctement dessiné et sympatoche sur le fond. Il manque juste le grain de folie qui faisait tout le sel des albums écrits par René Goscinny.

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