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samedi, 11 avril 2026

L'Ultime Héritier

   En quête de divertissement facile, le soir, après le boulot, j'ai jeté mon dévolu sur cette comédie sociétale, un poil violente, coproduite par son interprète principal, Glen Powell, le chouchou de ces dames, vu récemment dans Running Man, Tout sauf toi et Top Gun : Maverick.

   Powell incarne Becket Redfellow, dont la mère a été reniée par sa richissime famille d'origine. Le jeune homme, qui n'a pas connu son père, a grandi dans une ambiance mêlant amour maternel et ressentiment, avec une furieuse envie de prendre sa revanche sur la vie... et sur sa famille maternelle. A cet égard, il pourrait d'ailleurs joindre l'utile à l'agréable. En effet, alors qu'il se croyait (comme sa mère) exclu de la succession familiale, il découvre qu'il en fait partie... en dernière position. Il décide donc de tout faire pour "remonter" dans le classement.

   La manière dont le "héros" va tenter de se débarrasser de ses oncles, tantes, cousins, petits-cousins... et de son grand-père constitue la meilleure partie du film, puisque chaque tentative de meurtre comporte une part de cocasserie. On profite de ce spectacle immoral aussi parce que presque tous les Redfellow sont antipathiques, certains certes plus que d'autres.

   Le film prend une épaisseur supplémentaire quand Becket découvre qu'il peut à son tour être une cible : du FBI (qui enquête sur cet étrange enchaînement d'accidents), d'un membre de sa famille (qui a compris son petit jeu)... et d'une de ses connaissances, une insupportable égocentrique qui fait une fixation sur lui. (Elle est incarnée par Margaret Qualley, dont le réalisateur filme principalement les -longues- jambes et le visage hyper maquillé...)

   Le problème est qu'entre les séquences de meurtre (bien mises en scènes, par le réalisateur comme par l'assassin, qui se révèle assez créatif...), on s'ennuie un peu. Le scénario introduit pourtant un intéressant dilemme. Becket réussit dans la vie sans avoir besoin de l'héritage : il devient cadre financier, avec un très bon salaire, et noue ce qui pourrait devenir une belle histoire d'amour. Ne serait-il pas temps pour lui de laisser tomber sa vengeance, d'autant qu'il a fini par rencontrer un membre de sa famille (beaucoup) plus sympathique que les autres ?

   Hélas, le film n'en fait pas grand chose... et, surtout, il devient de moins en moins drôle au fur et à mesure que l'intrigue se déroule. La fin se veut maline, en dehors des clous, mais elle est surtout totalement invraisemblable. Dommage, parce que plus de la moitié du film mérite le détour.

10:43 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, cinema, film, films