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mardi, 15 juillet 2025

Des Feux dans la plaine

   Au premier degré, ces feux sont les incendies de voitures de taxi, dont les conducteurs sont, depuis, plusieurs mois, les victimes d'un tueur en série que la police locale ne parvient pas à coincer. Nous sommes en 1997, en Chine, à Fentun, en pleine période de réformes économiques, dans une région qui se désindustrialise (avec notamment des licenciements dans une manufacture de tabac).

   Au second degré, ces feux sont les sentiments intenses qui animent plusieurs personnages, jeunes comme moins jeunes. Chez certains, il y a de l'amour ou de la colère, chez d'autres l'envie de foutre le camp pour faire sa vie dans le Sud, du côté de Canton (Guangzhou).

   La police a infiltré les compagnies de taxi, espérant prendre le tueur sur le fait. Un soir, il manque de peu de se faire attraper... Cette première partie s'achève, au bout de 45-50 minutes, par un événement qui fait basculer l'intrigue.

   Une ellipse nous projette huit ans plus tard, en 2005. On retrouve la majorité des personnages, mais certains ont quitté la ville industrielle. L'enquête policière reprend. L'un des policiers va se trouver confronté à un choix cornélien...

   Ce polar estival en rappelle d'autres, chinois mais aussi sud-coréens. Il n'est pas le plus abouti de ceux que j'ai vus, mais j'ai lu ici et là des choses un peu sévères pour ce long-métrage plutôt bien troussé. L'ambiance de fin d'un monde, pour cette province industrielle, est bien rendue. Le film vaut aussi le détour pour la performance de l'actrice principale, Zhou Dongyu, qui incarne un personnage à multiples facettes.

   P.S.

   Depuis une dizaine d'années (et notamment la sortie estivale de La Isla minima), les distributeurs français ont l'habitude de profiter de la relative quiétude cinématographique des mois de juillet-août pour sortir à ce moment-là de bons polars, en général étrangers (espagnols, allemands, égyptiens, iraniens...). L'an dernier, la bonne surprise est venue d'Inde, avec Santosh. En 2025, la compétition est encore ouverte, d'autant que, pour l'instant (selon moi), c'est un film français qui tient la corde : Rapaces.

10:55 Publié dans Chine, Cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : cinéma, cinema, film, films

Commentaires

Il est prévu à mon programme.
Je n'ai pas aimé Rapaces cousu de gros fil blanc, INVRAISEMBLABLE. J'en parle même pas.

Écrit par : Pascale | samedi, 19 juillet 2025

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Rebonsoir Henri, je n'ai pas trouvé que Rapaces était cousu de gros fil blanc. Il se laisse voir. En revanche en ce qui concerne Des feux dans la plaine, je suis désolée de ne pas avoir tout compris à l'histoire. J'ai confondu certains personnages. Ils se ressemblent. Bonne soirée.

Écrit par : dasola | lundi, 21 juillet 2025

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Je suis d'accord sur "Rapaces" : le film vaut bien mieux que ce qui en a été dit.

Concernant "Des Feux dans la plaine", je pense que le film est plutôt destiné à un public chinois (voire est-asiatique). Aux spectateurs occidentaux, il demande sans doute plus de concentration, pour comprendre certaines choses qui sont peut-être évidentes pour le public local.

Écrit par : Henri G. | samedi, 26 juillet 2025

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