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vendredi, 19 janvier 2007

La ronde des soldes

   Cette fois-ci, j'ai vaqué dans le nouvel hypermarché Leclerc. Le vendredi soir, une fois passée la grande affluence des courses de pré-ouique-hennede, c'est assez tranquille.

    En général, chez Leclerc, les soldes ne donnent pas lieu à des affaires mirobolantes. Ici, c'est encore pire : le magasin est d'ouverture récente, et le stock du précédent avait été liquidé dans la folie générale (voir un de mes précédents messages sur le sujet). Pourtant, en déambulant, tranquillement, un soir, puis un autre, on peut dénicher un ou deux trucs : un tabouret pliable à 2 euros, un sweat-shirt uni (à la bonne taille) à 7 euros, une paire de chaussons fourrés (à la semelle renforcée, mais pas rigide, faut ce qu'il faut !) à 3 euros.

     Ce soir, en rentrant sur Rodez, je suis donc passé par le nouveau chic commercial grand-ruthénois. Au départ, je comptais fouiller du côté des vêtements de sport, histoire de me dégotter une culotte à peu près po(r)table. Mes recherches ont été vaines. (J'envisage une expédition sur une grande surface spécialisée dans ce genre d'articles.) Par contre, j'ai fait quelques trouvailles :

medium_Soldes_19-01-07.JPG

    J'ai commencé par le rayon "disques" : 100 chefs-d'oeuvre de Mozart (6 cd) pour 8,50 euros. Vous me direz : ce sont des enregistrements de mauvaise qualité, ou réalisés par des exécutants bas de gamme. Que nenni ! J'ai effectué un sondage des titres, pour tester la qualité du son : celle-ci est bonne. De plus, je viens d'écouter la première oeuvre, la 40e symphonie, par l'orchestre philharmonique de Berlin, dirigé par Karajan (excusez du peu !) : excellent !

    A côté du coffret, vous remarquez tout un équipement propre à me faire passer pour le pervers de  base... ou un attardé mental... difficile de choisir. En fait, je suis resté presque une demi-heure au rayon jouets. Nous étions une brochette de (très) grands enfants à retourner les bacs. Deux mamans et une mamie ont participé brièvement à la curée. Résultats : une panoplie d'outils du parfait policier (avec l'étoile du shériff, les menottes -qui fonctionnent... et serrent un peu, les clés, le pistolet avec deux redoutables fléchettes... j'ai des collègues de boulot qui ne vont pas tarder à morfler !), dont j'ai ôté une pseudo-matraque vraiment minable, un jeu de 32 cartes (Y a vol, là ! J'ai compté 33 cartes !... avec le "joker" !), une mini-lampe à bras modulable (avec les trois piles... et ça fonctionne !) et un masque de Halloween qui m'a fait craquer.

    Allez, je vous montre :

medium_Soldes_19-01-07_b.JPG

   L'un des deux yeux est à moi. Je vous laisse deviner lequel ! Et le premier qui affirme que j'ai une sale gueule a droit à une projection de vomi ! 

   Au final, tout ce beau monde ne m'a pas coûté cher :

- 8,49 euros pour les cd

- 1,50 euro pour la mini-lampe

- 1 euro le masque

- 0,70 euro l'équipement policier

- 0,70 euro le jeu de cartes

Soient 12,39 euros au total, dont il faut retrancher 2,05 euros présents sur ma carte de fidélité. Je n'ai donc déboursé que 10,34 euros.

 

jeudi, 18 janvier 2007

Les Mayas d'hier et d'aujourd'hui

     En relation avec le film de Mel Gibson, Le Monde, dans sa version papier datée du jeudi 18 janvier 2007, propose un éclairage sur cette civilisation. On en retrouve la substance sur le site internet du quotidien :

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-856433,0.html

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3246,36-856434@...

     Sur la violence, on lira avec profit

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3246,36-856435@...

    Sur la réception du film au Mexique

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3476,36-853339@...

19:27 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma

mercredi, 17 janvier 2007

Apocalypto

   Mel Gibson est un cinéaste engagé. On le lui reproche souvent d'ailleurs. Mais, lui, au moins, mène une réflexion à travers ses films. Il a de plus le courage de tenter des expériences, comme de tourner un film dans une langue maya incompréhensible pour 99,9 % des habitants de la planète. Et, comme les dialogues ne sont pas d'une importance proustienne, cela passe, sans problème (avec parfois quelques sous-titres placés sur fond blanc... donc illisibles). Le film est toutefois trop long. Heureusement, c'est la deuxième moitié qui est la plus intéressante : on sort de là sur une bonne impression. On n'oubliera pas cependant les facilités, le côté mélo, surjoué, de beaucoup de scènes. On appréciera les actrices aux sourcils non épilés, charmants. (Prenez-en de la graine, mesdames.)

    Régulièrement, on perçoit les influences que Gibson a subies (ou les gens qu'il a pompés, si l'on est plus vétilleux). Le Nouveau monde de Terrence Malick a été mis à contribution pour les scènes où les personnages communient avec Dame Nature. Hergé a sans doute inspiré la scène avec l'éclipse de soleil. On perçoit aussi des influences plus littéraires (ainsi que celle du péplum) dans la description de la "décadence". L'histoire romaine est ici mise à contribution.

    On retrouve notre Gibson dans sa complaisance vis-à-vis de la violence (de manière moins grotesque que dans la Passion du Christ néanmoins), avec cette ambiguïté : certains actes de violence sont dénoncés, d'autres perçus comme justes. Dans les deux cas, c'est filmé avec le souci du détail, presque avec empathie. La violence est cause du déclin mais aussi solution du problème...

     La poursuite dans la jungle costa-ricienne n'est pas très réaliste. Ici, Gibson se fait conteur et moraliste (avec une belle prophétie à la clé). Les Mayas sont condamnés par leur folie autodestructrice, leurs comportements barbares... et leurs superstitions. A long terme, cela justifie l'arrivée des Européens et relativise la barbarie de ces derniers. D'un autre côté, Gibson sous-entend que les querelles intestines ont rendu les Mayas incapables de résister aux nouveaux arrivants, qui maîtrisent une technologie plus avancée. Je crois qu'il faut voir beaucoup plus loin qu'une éventuelle critique de l'Amérique. (Cela arrange toujours les Yankees qui veulent vendre leur soupe en Europe quand des critiques en mal d'imagination leur font remarquer qu'en pliant bien les pages, leur oeuvre pourrait esquisser l'ébauche d'un début de critique de l'administration Bush.) A mon avis, Gibson pense à ce qui pourrait être la situation des habitants de la Terre (divisés, belliqueux) face à l'arrivée d'extra-terrestres, plus évolués techniquement, mais pas forcément plus respectueux des populations rencontrées.

     Apocalypto est aussi un film hollywoodien. C'est un classique du film de vengeance, avec la figure rebattue du chassé qui devient chasseur. Le héros lui-même est très conventionnel : c'est un prince, beau gosse (que Gibson, très attaché aux corps, sait mettre en valeur), bien marié. Ce n'est pas le lourdeau au grand coeur, disgracieux sur les bords, qui devient le héros du film. Rien de nouveau sous le soleil.

19:55 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinema