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lundi, 06 février 2017

Une célébrité aveyronnaise méconnue

   Je suis récemment retombé sur un "vieil" article du Monde, un portrait d'élus locaux publié dans le magazine M paru le 10 décembre dernier. Intitulé "Les Balkany du Roussillon", il évoque la carrière d'Alain et Joëlle Ferrand, qui se sont succédé à la tête de la mairie du Barcarès, au rythme des poursuites judiciaires dont ils ont été la cible.

   C'est un passage de l'article qui a attiré mon attention. Il y est fait mention d'une "enfance dans l'Aveyron". Après vérification dans l'excellent ouvrage de Roger Lajoie-Mazenc, Fantassins de la démocratie, j'ai réalisé qu'Alain Ferrand était né dans notre département, plus précisément à Aubin. D'après un article du Point de 2013, il serait fils d'agriculteur.

   Les ennuis judiciaires du couple expliquent que la presse aveyronnaise ne porte pas aux nues ce nouvel expatrié, qui semble avoir transmis sa passion de la politique à sa progéniture. Ainsi, lors de l'élection municipale partielle de 2011 (qui lui a permis de succéder à son épouse déclarée inéligible), Alain Ferrand a placé l'une de ses filles, Mathilde (l'aînée), sur sa liste, en 24e position, donc a priori non éligible... mais pas à la dernière place (la 27e), contrairement à ce qu'avait avait déclaré l'ex et futur maire.

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   Durant la campagne, celui-ci avait d'ailleurs autant communiqué sur sa famille que sur la liste qu'il conduisait, à tel point que les murs de la commune ont été décorés d'étranges affiches :

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   Une ancienne habitante de la région a même remarqué que ce n'était pas la première fois qu'Alain Ferrand utilisait sa famille pour mener sa carrière politique :

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   Le virus semble avoir contaminé la jeune Mathilde, puisque quatre ans plus tard, à l'occasion des élections départementales de 2015, elle a tenté sa chance, en binôme avec un vieux routier de la vie politique locale, Alain Got, maire de Saint-Laurent-de-Salanque et ancien conseiller général. Le scrutin fut serré, mais pas en la faveur de la fille du maire du Barcarès, qui a failli faire élire un binôme FN (dans lequel figurait Daniel Philippot, le frère de Florian).

   L'histoire (politique) familiale ne s'arrête pas là, puisqu'aux municipales de 2014 (de nouveau facilement remportées par Alain Ferrand), une autre fille du maire, prénommée Camille, est présente sur sa liste (peut-être pour remplacer son aînée, préservée pour les départementales à venir), en 22e position... a priori pas en position éligible... sauf que le scrutin se termine en triomphe pour papa, dont la liste obtient... 22 sièges ! (On a peut-être mieux calculé son coup qu'en 2011...)

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