dimanche, 18 janvier 2026
Alice au pays du manga
Presque dix ans après que Disney a sorti l'adaptation de la seconde partie des aventures de la petite Alice, un réalisateur japonais choisit à la fois de revenir aux sources et d'actualiser l'intrigue. Cela donne un film d'animation peu commun, qui débute par une "soirée pyjamas" entre filles et s'achève dans le salon d'une étrange maison...
Les amateurs de l'histoire d'origine retrouveront avec plaisir le grand terrier, les changements de taille, le lapin pressé, le chapelier fou, le chat du Cheshire (très réussi), les personnages en forme de cartes à jouer... et la fameuse reine de cœur.
Mais tout ceci ne sert qu'à encadrer une histoire bien contemporaine, celle de Lise, jeune adulte introvertie, qui peine à trouver du travail. Le décès de sa grand-mère adorée la conduit à tester l'héritage de celle-ci : le fameux pays des merveilles, dont le cinéaste choisit de faire un monde virtuel. C'est une excellente idée.
L'autre bonne idée est de ne pas faire de Lise une Alice moderne, mais de lui faire rencontrer la véritable Alice (au cours de son périple virtuel). Je dois dire que je préfère le personnage de la petite fille intrépide à celui de la citadine un peu godiche, que cette véritable odyssée fantasmagorique est censée faire mûrir : elle qui est effacée doit davantage affirmer son tempérament et laisser de côté ce qui est accessoire. Elle est à l'origine "bouffée" par son smartphone, sa consultation des réseaux sociaux et les jeux en ligne.
L'intrigue est donc plus riche que celle d'une simple adaptation. J'ai particulièrement apprécié le développement inédit de deux épisodes : celui de l'inondation de larmes et celui du procès. C'est inventif et visuellement brillant. C'est aussi une belle histoire d'amitié, entre Lise et Alice et entre Lise et sa grand-mère, dont elle regrette de s'être éloignée.
22:32 Publié dans Cinéma, Japon | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, cinema, film, films


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