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samedi, 18 avril 2026

La Corde au cou

   Cela faisait un bail que je n'avais pas vu un film de Gus Van Sant... précisément depuis 2013 et l'excellent Promised Land. Le sujet qu'il a choisi d'aborder ici m'était inconnu... et je n'ai pas cherché à m'informer davantage avant de voir La Corde au cou : je voulais préserver le plaisir de la découverte et me laisser libre de spéculer sur ce qu'il allait advenir du preneur d'otage et de son captif.

   Dans le rôle du premier, Bill Skarsgård nous livre une performance de haut niveau. Après l'avoir vu notamment dans Piégé, Nosferatu... je crois pouvoir affirmer que ce gars-là peut tout jouer. Ici, il incarne un "petit Blanc", un type honnête et a priori pas méchant, qui se contente de sa vie modeste... jusqu'au jour où il se fait entuber, par une compagnie financière.

   On retrouve la traditionnelle lutte du "pot de terre" contre le "pot de fer". De ce point de vue, le film n'innove guère... à ceci près qu'il ose montrer qu'en 1977, dans une grande ville comme Indianapolis, on pouvait être blanc et pauvre... et noir et riche (comme l'animateur radio, très bien interprété par Colman Domingo, que l'on va bientôt revoir dans la peau du père de Michael Jackson).

   L'un des principaux intérêts du film est son ambiance seventies. C'est délicieusement rétro, avec les voitures, vêtements, coupes de cheveux, meubles de cette époque... et de la (très) bonne musique afro-américaine. (C'était avant le rap...)

   La prise d'otage est montrée en deux temps : d'abord au siège de la compagnie financière, puis au domicile du "héros", où cela devient plus intéressant, les statuts des deux hommes (le grugé devenu prédateur et le président de la boîte devenu victime) étant inversés. Dans le rôle du PDG, Dacre Montgomery fait correctement le job mais, au bout d'un moment, cela tourne un peu en rond, d'autant que l'apparition d'Al Pacino (le père du PDG, responsable des magouilles) ne provoque pas d'étincelles.

   Fort heureusement, la fin réserve quelques surprises. Je conseille de rester pendant le générique, qui est entrecoupé d'images d'archives.

   C'est pour moi un bon film, mais ne vous attendez pas à un chef-d’œuvre : il nous a été un poil survendu.

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