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samedi, 23 mai 2026

The Mandalorian and... Grogu !

   De la série dont est issu ce film, je ne connais que des extraits. Mais je suis un fan de longue date de l'univers Star Wars. Je fais donc sans doute partie du public cible de ce long-métrage, qui rassemble un public inter-générationnel : dans la salle (copieusement garnie) où je l'ai vu, cela allait de 7 à 77 ans. Étaient donc regroupés des enfants qui découvraient la saga au cinéma, mélangés avec de jeune adultes (qui ont sans doute vu la dernière trilogie) et d'autres plus âgés, assez en tout cas pour avoir vu en salles soit la prélogie, soit carrément les films originels.

   Cela commence par une séquence endiablée, pleine d'action, qui met en situation le héros de l'histoire, le Mandalorien, un chasseur de primes de haut niveau, qui travaille pour le compte de la Nouvelle République... tout en prenant soin d'une étrange petite créature verte, le fameux Grogu, sorte de mini-Yoda, au langage balbutiant, mais dont on découvre au fil des aventures du duo qu'il possède un potentiel fabuleux.

   Comment ne pas craquer pour ce bébé aux grandes oreilles ? Il est très bien animé et source de gags. En tant que bébé, il teste son environnement (touche des boutons qu'il ne faut pas toucher, mange des trucs pas toujours très sains...)... alors qu'il a cinquante balais ! Pour un individu de son espère (destiné à vivre des centaines voire des milliers d'années), c'est un total ridicule... mais il est tout de même plus âgé que son papa adoptif, un Mandalorien aussi habile à tuer ses adversaires qu'à protéger son "fiston". L'intrigue a aussi pour objectif de nous montrer qu'à un certains moments, les rôles peuvent s'inverser.

   Sans être d'une extraordinaire virtuosité au niveau des effets spéciaux, c'est chouette à regarder, feuilletonnesque à souhait, avec plein de bébêtes plus ou moins grosses et plus ou moins méchantes.

   Au titre des bonnes surprises, je relève l'introduction du fils de Jabba le Hutt, une grosse limace comme son père, mais qui rejette son héritage. Je trouve ce personnage bien construit, son histoire intéressante.

   On a visiblement conçu le film pour le rendre familier aux fans de l'univers Star Wars, en particulier ceux de la première trilogie. Ainsi, la base de l'équipe de traqueurs de criminels impériaux fait penser à des lieux vus dans Un Nouvel Espoir ou Le Retour du Jedi. Le combat final sur la planète des Hutt n'est pas sans rappeler ceux vus dans ces mêmes films. Grogu lui-même, en plus de sa ressemblance physique avec Yoda, est un supplétif des droïdes R2-D2 et BB-8. Ses nouveaux amis, les petits mécaniciens, ont un air de famille avec les Ewoks... et leur animation rappelle bigrement le travail de feu Jim Henson (notamment sur Dark Crystal). Quant au Mandalorien, en tant qu'allié occasionnel, farouchement indépendant, de la République, il fait un peu penser au Han Solo des débuts... même si l'on ne voit quasiment jamais son visage (pour une raison particulière). Gros avantage pour la production : si, dans la version originale, le personnage a la voix de Pedro Pascal, dans la majorité des scènes, c'est un cascadeur qui porte le costume.

   J'ai gardé quelques réserves pour la fin. Tout d'abord, je trouve que le film se conclut un peu rapidement et facilement, comme si l'on avait coupé des (morceaux de) scènes pour faciliter l'exploitation en salle. Cela nuit à la qualité du film, à mon avis. Je ne suis pas fan non plus de la musique (les meilleurs morceaux étant proposés en accompagnement du générique de fin). Mais j'attends quand même la suite avec impatience... et je rêve d'un film ou d'une série qui raconterait la jeunesse de Yoda.

23:33 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, cinema, film, films

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