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lundi, 27 avril 2026

Le Réveil de la momie

   Ce film d'épouvante est interdit aux moins de seize ans, même accompagnés. Voilà de quoi attirer mon attention... et me garantir l'absence de public pubère dans la salle.

   Toutefois, celles et ceux qui s'attendraient à une accumulation de tortures et autres dégueulasseries, pendant plus de deux heures, risquent d'être (un peu) déçus. L'auteur, Lee Cronin (un pro du film d'horreur), nous fait mariner pendant une grosse demi-heure. Il commence par nous allécher, avec une première séquence qui présente le Mal, à une époque ancienne, puis lance son intrigue avec la disparition de la gamine, qui est retrouvée dans la troisième séquence, dans des circonstances que je ne vais pas dévoiler.

   La suite montre que le cinéaste s'inspire à la fois de grands anciens (par exemple, de L'Exorciste, mais pas de la meringue avec Tom Cruise, sortie il y a neuf ans), et de thématiques plus contemporaines, comme l'enlèvement d'enfants (avec une allusion à la pédophilie) ou la difficulté de certains parents à gérer leur progéniture devenue agressive. S'ajoutent à cela de bons effets spéciaux et un maquillage très réussi.

   Cependant, la caractérisation des personnages est vraiment sommaire. La mère n'est au départ que douceur, amour et culpabilité, tandis que le papa rationalise, retenant l'expression de ses sentiments. La situation va avoir tendance à s'inverser dans la dernière partie de l'histoire.

   Le retour au bercail de la gamine disparue (huit ans plus tard) marque le début du côté le plus gore du film. La famille, désormais installée aux États-Unis, a choisi de loger dans une grande vieille bicoque (avec plein de couloirs parallèles), au fin fond du Nouveau-Mexique, dans une région peuplée de chacals. Ambiance... Toutefois, les scènes chocs ne nous sont livrées qu'avec parcimonie. Cronin choisit de consacrer la majorité de la deuxième partie à une double enquête, en parallèle, celle menée aux États-Unis par le père de la gamine et celle menée principalement en Égypte par la policière entrevue au début, qui a pris du galon. Le personnage de cette policière courageuse, opiniâtre (et charmante, ce qui ne gâche rien) est une bonne surprise.

   La troisième partie ravira les fans d'épouvante en tout genre. Les chevaux sont lâchés et je dois dire qu'une forme de créativité est à l’œuvre. C'est quand même limite n'importe quoi... mais, comme il  y a une morale à la fin, je suis sorti de là plutôt content.

21:56 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, cinema, film, films

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