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vendredi, 17 avril 2026

Bagarre

   Naim est un gentil jeune homme, pas très fût-fût, victime de sa copine, qui l'expulse de son propre appartement, de son ancien patron, qui le traitait plus bas que terre en "oubliant" de surcroît de le payer... et de son nouvel employeur, qui veut profiter de ses talents sans bourse délier. Pourtant, le garçon aurait les moyens de se faire respecter : gaulé comme un dieu, c'est un as du combat rapproché... mais il privilégie la non-violence... sauf quand une femme ou un ami proche se fait agresser. Là, il se transforme en distributeur de branlées, pour notre plus grand plaisir.

   Le héros est incarné par Nassim Lyes (coscénariste du film), un bogosse plein d'autodérision. Son personnage attire la sympathie... et l'on attend aussi impatiemment les moments où il va se mettre en colère, tant les scènes de baston sont bien chorégraphiées, par Julien Royal (fils de Ségolène et de François).

   Tournée à Marseille, cette pochade aux dialogues colorés est bourrée de galéjades et de personnages truculents, souvent interprétés par de prestigieux invités : Audrey Lamy (la copine vulgos et sans-gêne), Marina Foïs (la véto sans scrupule... et un peu raciste sur les bords), Manon Azem (la cliente pulpeuse), Hakim Jemili (le nouveau petit copain de son ex), Hedi Bouchenafa (le pote pas doué du tout pour la baston), Ramzy (en patron faussement prévenant, manipulateur) et Arriles Amrani (son larbin, un peu crétin sur les bords).

   "Allô Bagarre" est le nom d'une entreprise très particulière, qui loue les services de ses gros bras à des clients dans le pétrin. C'est invraisemblable, parfois débile, mais l'on passe un bon moment, si l'on aime voir des abrutis se faire démonter la gueule sur grand écran.

   Sur le fond, le film dénonce le racisme et les violences faites aux femmes, tout en prônant le dialogue pour régler les conflits (un paradoxe, quand on constate ce qui est mis en scène... avec un certain brio). Il y a bien quelques faiblesses (dont une regrettable tendance à utiliser des hommes blancs pour incarner les méchants de l'histoire), mais l'on peut sans gêne s'offrir ce petit plaisir coupable du mois d'avril.

21:28 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, cinema, film, films