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mercredi, 15 avril 2026

Wedding Nightmare II

   Il y a un peu plus de six ans, le premier volet avait rencontré un joli succès : ayant coûté six millions de dollars, il en avait rapporté dix fois plus. (Avec le recul, je me dis que ce succès a fait des petits, puisque le scénario comme le style du récent They will kill you me semblent bigrement inspirés de Wedding Nightmare.) Je suis d'ailleurs étonné qu'il ait fallu autant de temps pour produire une suite. Peut-être est-ce dû à l'agenda chargé de Samara Weaving, l'interprète du rôle principal, la bien nommée Grace, une jolie blonde, en apparence inoffensive, mais que les circonstances peuvent transformer en redoutable tueuse.

   On retrouve Grace exactement là où on l'avait laissée six ans auparavant, à la sortie du manoir où elle vient d'affronter victorieusement sa nouvelle (et fugace) belle-famille. Gravement blessée, elle est admise à l'hôpital... et menottée, la police la soupçonnant (pas totalement à tort) d'être responsable du saccage, ainsi que de quelques meurtres.

   Soucieuse des spectateurs oublieux (ou n'ayant pas vu le premier volet), la production a inséré quelques retours en arrière, sur un agréable fond musical : une chanson d'Amy Winehouse.

   Dans cette suite, l'héroïne va être associée à sa sœur, qu'elle n'a pas vu depuis des années. Autre nouveauté : les jeunes femmes ne vont pas affronter une mais six familles aussi riches que démoniaques, avec des conséquences (visuelles) aussi cocasses d'inattendues lorsque l'une des lignées est interrompue.

   C'est le principal intérêt de ce film : la mise en scène des tueries, celles-ci jouissives parce qu'elles voient la mort d'une belle bande d'enfoiré.e.s, très bien campée par les acteurs chargés des seconds rôles. Dans cet opus, Sarah Michelle Gellar remplace Andie Mac Dowell. Du côté des messieurs, on nous offre la participation de David Cronenberg et celle, plus étoffée, de Frodon d'Elijah Wood, en "avocat du diable" assez mystérieux.

   Pour le reste, on est abreuvé de clichés. Ainsi, les deux sœurs, qui ne peuvent pas se piffrer au départ, apprennent à se comprendre, à s'apprécier, allant jusqu'à risquer leur vie l'une pour l'autre. Cette "sororité" basique va s'étendre à d'autres personnages, issus de catégories sociales plus aisées : deux femmes (une cheffe d'entreprise et une héritière) finissent par témoigner de la sympathie aux héroïnes, qui sont d'origine populaire. Elles se démarquent de l'apologie de la violence dans laquelle se complaisent les hommes, en particulier Titus, fils et frère dévalorisé au début de l'histoire, mais qui va peu à peu muer en mâle dominant sans pitié. C'est une incarnation de la masculinité toxique. Lui ne kiffe pas particulièrement les armes à feu. Il préfère user de ses poings, notamment contre les femmes. Ce sous-texte inattendu, amené avec un peu plus de subtilité que le reste, donne une saveur supplémentaire à cette histoire horrifique.

   (On reste toutefois dans le "politiquement correct" : si les familles de dominants représentent une réelle diversité ethno-culturelle, on a pris soin de n'y faire figurer aucun Afro-américain, les deux victimes potentielles étant des "Caucasiennes"...)

   Le film présente, comme son prédécesseur, l'avantage d'être habilement conclu (sur une séquence matrimoniale, qui justifie -enfin- le titre). J'ai trouvé le dernier quart d'heure particulièrement réussi.

00:23 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, cinema, film, films

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