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dimanche, 03 juillet 2011

Balada triste

   C'est le nouveau film d'Alex de Iglesia, qui s'est précédemment illustré aussi bien dans la comédie sarcastique (Mes Chers Voisins, Le Crime farpait) que le polar (Crimes à Oxford).

   Dans ce film perce aussi l'influence du Labyrinthe de Pan, de Guillermo del Toro : la guerre civile espagnole et ses conséquences se mêlent à un peu de fantastique, même si l'oeuvre d'Iglesia reste ancrée dans le réalisme.

   Trois moments se succèdent : le temps de la guerre civile, le temps du cirque et le temps de la vengeance. La première partie propose une vision nuancée de l'affrontement entre franquistes et républicains : les deux commettent des massacres, avec, du côté républicain, un clown qui se révèle diablement efficace. La réalisation alterne la rigueur de la reconstitution historique avec la fantaisie tragi-comique. C'est, à mon avis, la partie la plus réussie sur le plan visuel. (Cela aurait même pu constituer la base d'une histoire complète, centrée sur les années 1930.)

   Des années plus tard, le fils, devenu clown à son tour (mais triste, au contraire de son père, le rieur, qui était tête d'affiche) rejoint un cirque, où il devient un peu le souffre-douleur de son rival en amour. On retrouve la description soignée d'un milieu, ici le monde des itinérants du spectacle, le côté paillettes des spectacles alternant avec le sordide de leur vie quotidienne.

   La dernière partie voit la troupe éclater et chacun tenter de s'en sortir de son côté. Ils vont bien entendu se retrouver... plutôt pour le pire. C'est le moment des règlements de comptes (qui ont déjà commencé à la fin de la partie précédente). Les deux clowns voient leurs personnages évoluer, l'un d'entre eux subissant même une transformation étonnante, à l'image de ce qui pourrait se passer dans un film d'horreur américain. C'est assez saignant et la fin, filmée au sommet d'un monument (qui existe vraiment : La vallée de ceux qui sont tombés), ne manque pas de brio.

12:47 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, cinema, film

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