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samedi, 07 avril 2012

2 days in New York

   4 ans et demi après le drôlissime 2 days in Paris, Julie Delpy revient, sans Adam Goldberg, avec un nouveau petit copain, Chris Rock... et une famille toujours aussi frappadingue.

   La situation familiale a toutefois quelque peu changé. Un jeu de marionnettes-chaussettes est chargé de nous l'expliquer, au début. Nous sommes à la place de l'enfant auquel maman raconte le passé récent. (On retrouve ce petit jeu à la fin, pour nous relater les dernières évolutions.)

   On retrouve donc papa Delpy, qui n'a pas changé. Il est peut-être un peu moins excessif que dans le premier film, ce dont on ne se plaindra pas. La soeur est aussi de retour. Elle est toujours aussi pétasse, jalouse de son aînée, allumeuse voire nymphomane. Elle amène avec elle un horrible blaireau, sorte de beauf de gauche, crétin et suffisant. (Alexia Landeau et Alexandre Nahon rendent vraisemblables ces personnages hautement inintéressants.)

   Julie Delpy ne se donne pas forcément le beau rôle, comme dans le premier volet. Elle a pris quelques kilos et ne fait pas preuve d'une grande recherche dans son habillement. (Elle prend néanmoins soin de préciser qu'elle n'est pas sans atouts, entre sa jolie poitrine et sa maîtrise de la caresse bucco-génitale...) Ceci dit, cette fois-ci, ce n'est pas autour de ses ex que tourne le débat, mais du comportement de la troupe familiale, certes attachante, mais franchement envahissante, voire sans-gêne.

   Cela nous donne une kyrielle de moments savoureux, entre les quiproquos linguistiques, les a prioris culturels respectifs et les coups du sort qui semblent s'accumuler. (La meilleure trouvaille scénaristique est sans doute le mensonge autour de la maladie de l'héroïne, de son invention -à cause d'une scène d'ascenseur- à l'inattendu dénouement autour de ses photographies !)

   J'ai toutefois trouvé cela un peu moins drôle que 2 days in Paris. La première raison est que le couple formé par la frangine et son copain est vraiment insupportable. J'ai d'ailleurs été ravi de voir partir le type un peu après la moitié du film. Il a aussi manqué un fil rouge narratif. Le film accumule les saynètes comiques, mais le liant n'est pas assez développé.

   Ces moments foufous méritent quand même à eux seuls que l'on se déplace. Je pense notamment à cette séquence au cours de laquelle il est question de la bite du garçon. Le grand-père se voit débordé par le débat virulent qui oppose ses deux filles, les deux "chiffonnières", comme il les a appelées dans le repas.

   P.S.

   Il n'est pas impossible que Julie Delpy ait aussi cherché à faire passer quelques messages à ses amis Frenchies. Dans ce film, nos compatriotes passent vraiment pour des gens à la ramasse, nombrilistes et arrogants. Dans le milieu "bobo" que fréquente Delpy des deux côtés de l'Atlantique, les Américains semblent être partis de plus loin, mais il ont peut-être plus progressé...

23:51 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, cinema, film

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