Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

samedi, 09 novembre 2019

Retour à Zombieland

   Je n'ai pas vu le film d'origine (Bienvenue à Zombieland), mais, compte tenu de ce qui est montré dans sa bande-annonce, je pense pouvoir affirmer que cette suite recycle les mêmes recettes. Alors pourquoi "refaire le match", dix ans plus tard ? Pour la thune, bien entendu (le premier volet a été hyper rentable), un objectif d'autant plus accessible que deux des acteurs principaux (Emma Stone et Jesse Eisenberg) sont, depuis dix ans, devenus des vedettes d'Hollywood.

   Le début est encourageant, avec, dès le générique, la mise en action de l'emblème de la Columbia... (Je ne vous dirai pas comment !) Cela se poursuit avec une bien belle baston, avec effets numériques et tout et tout. (Le réal, Ruben Fleischer, était déjà aux manettes sur Venom.) Nos héros semblent particulièrement doués pour dézinguer d'horribles zombies, principalement avec des armes à feu. Ceux-ci ont l'obligeance de venir mourir à leurs pieds, parfois en croquant, au passage, un personnage secondaire.

   Le problème est, qu'après cette intro tonitruante, ça bande mou. On se mange des tunnels de dialogue sans intérêt. Visiblement, les scénaristes ont été chargés de creuser l'aspect "famille dysfonctionnelle" en construction... mais cela ne prend pas. Entre le père de substitution (Woody Harrelson, qui s'en sort plutôt bien) fan d'Elvis, le vrai/faux couple formé par Stone et Eisenberg et l'ado qui fait sa crise, on aligne les clichés. (De surcroît, j'ai trouvé Eisenberg étonnamment mauvais.)  Le pire est atteint quand débarque une blondasse idiote qui, bien entendu, va se révéler un (tout petit) peu moins conne qu'au départ, et qui a un grand coeur. Rendons quand même hommage à Zoey Deutch, qui fait ce qu'elle peut pour incarner ce personnage éculé.

   J'ai repris espoir quand est apparue Nevada, interprétée par Rosario Dawson, qui redonne du tonus à l'intrigue. On la retrouve d'ailleurs avec plaisir dans la séquence finale, très réussie. Le film s'achève donc sur une bonne note. Mais, franchement, une grosse moitié est à jeter.

15:12 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : cinéma, cinema, film, films