samedi, 30 août 2025
Le Roi Soleil
Ce bar-tabac, situé à Versailles, est le théâtre d'un drame, qui succède à une immense joie, celle d'un retraité qui découvre qu'il a décroché le super gros lot au dernier tirage (de ce qui doit être l'Euromillions), quelque chose comme 300 millions d'euros... de quoi faire rêver... et susciter des convoitises.
Le début semble toutefois traiter d'une tout autre histoire (autour de la vie de Casanova), à tel point que certains spectateurs ont pu se demander s'ils ne s'étaient pas trompés de salle. Placée à l'origine en fin de film, cette séquence a été remontée pour servir d'introduction... et je valide ce choix.
La suite nous replonge dans le monde contemporain et un petit puzzle de versions pas toujours concordantes (celles des clients du bar... et celles issues de l'imagination de certains personnages), nous faisant découvrir la mentalité de chaque protagoniste, des deux flics en fin de service au patron (chinois) du bar, en passant par son employée, le retraité veinard, un secouriste, un spéculateur, un type louche (enfin, encore plus que les autres)... une bien belle faune à laquelle va se joindre une emmerdeuse, à savoir la propriétaire de l'établissement, délicieusement incarnée par Maria de Medeiros.
Quand vous saurez que le spéculateur s'est réfugié dans le bar après s'être enfui du château de Versailles, vous aurez compris que l'intrigue (du moins, dans la première partie) a un petit côté "marabout-de-ficelle", une scène rebondissant sur la précédente.
C'est bien joué, sinueux à souhait, avec, en bonus, une très bonne utilisation des locaux, qui prennent parfois l'apparence d'un labyrinthe, notamment en sous-sol.
La morale est que l'argent fait perdre la tête des gens, même les plus recommandables et que ce qui semble être un petit mensonge, au départ, prend des proportions insoupçonnées. Les dérapages successifs sont bien amenés, même si je regrette quelques longueurs, dans la seconde partie. De surcroît, je n'aime pas trop la manière dont les scénaristes concluent leur histoire. Le film n'en demeure pas moins hautement recommandable, entre jeu intellectuel cinéphile et comédie de mœurs (noire, très noire).
16:02 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, cinema, film, films
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