vendredi, 27 mars 2026
Lupin III - La lignée immortelle
Il y a un peu plus de cinq ans, j'avais beaucoup aimé une précédente adaptation en long-métrage des aventures d'Edgar, petit-fils d'Arsène Lupin, as du cambriolage. D'autres sont sorties depuis, mais c'est la première que je vois en salle. On la doit à un réalisateur différent (familier de l'univers de Lupin), Takeshi Koike, alors que l'excellent Takashi Yamazaki, (directeur de The First) se consacre désormais à Godzilla.
Les dix premières minutes résument les précédentes aventures du quatuor de héros. Edgar est bien entouré, puisqu'il peut compter sur les services d'un tireur d'élite, d'un samouraï d'exception... et d'une espionne ultra bad ass. Ce résumé est particulièrement utile, parce que les héros vont retrouver sur leur route leurs anciens adversaires, mais dans des circonstances différentes.
L'essentiel de l'intrigue se déroule sur une île absente des cartes, située à plusieurs centaines de kilomètres de la Floride. Sa forêt luxuriante peine à masquer l'accumulation d'équipements militaires d'âges et de tailles divers, certains en parfait état de fonctionnement. D'étranges humains, à moitié dégénérés, hantent cette île, contrôlée par un mystérieux duo, composé d'une petite fille et d'un adulte âgé et musculeux.
Un complot se trame dans l'ombre et l'île regorge de pièges, auxquels les héros -et leurs (anciens ?) ennemis- tentent d'échapper.
Les rebondissements sont nombreux, les péripéties souvent violentes (à déconseiller aux plus jeunes, donc). On ne s'ennuie pas, d'autant qu'une musique entraînante (mélange de références jazzy et d'airs contemporains asiatiques) accompagne le tout.
Le style des dessins est assez différent de celui de The First, mais cela passe sans problème, puisque c'est raccord avec la musique.
Il manque toutefois un ingrédient, qui faisait le sel du manga et de ses premières adaptations animées : l'humour. L'histoire est trop sérieuse à mon goût (alors que le film baigne dans un doux délire visuel). Du coup, en dépit d'indéniables qualités, ce film-ci m'a un peu déçu.
18:50 Publié dans Chine, Japon | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, cinema, film, films

