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vendredi, 06 novembre 2026

Wild Horse Nine

   C'est l'un des intérêts de ce film inégal : la découverte des chevaux sauvages de l'Ile de Pâques, où se rendent deux agents de la CIA, en 1973, quelques semaines avant le coup d’État militaire.

   Ces deux agents forment un duo de collègues et d'amis, John Malkovich incarnant le vétéran, très malade, Sam Rockwell son dernier partenaire en date, très efficace... mais qui a, à son "tableau de chasse", huit fois moins de victimes que son aîné. L'âge aidant, la mort approchant, celui-ci se découvre des scrupules, voire des regrets.

   C'est l'aspect buddy movie (film de potes) qui m'a le plus plu. Même si Malkovich cabotine de temps à autre, son association avec Rockwell fonctionne bien. L'acteur septuagénaire (à écouter absolument en version originale) excelle à interpréter des dialogues nourris de sous-entendus... et d'humour. J'ai aussi aimé les moments où la chamaillerie cède la place à l'émotion, les deux comédiens étant dans la retenue. C'est particulièrement prenant à la toute fin.

   En revanche, je suis resté assez insensible aux aspects politico-historiques, traités avec désinvolture. Ainsi, la situation interne du Chili du début des années 1970 est présentée de manière particulièrement schématique. Cela se dégrade au cours du film, puisque, petit à petit, on découvre un lien entre l'un des personnages et... l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy. Là, c'est limite du sous-Oliver Stone... sans parler d'une certaine apologie de la violence aveugle. De la part du réalisateur de 3 Billboards, de 7 Psychopathes et de Bons Baisers de Bruges, je m'attendais à mieux.

   Il reste tout de même de beaux paysages, des chevaux empathiques, de bons moments de comédie et l'histoire d'une amitié qui inclut les piqûres de morphine et le (dé)chargement d'un pistolet.

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