mardi, 25 octobre 2005
Chouette, j'ai une nouvelle imprimante !
Celle que j'utilisais depuis quatre ans m'a lâché. Vilaine ! Bon, il paraît que quatre ans de bons et loyaux services (sans panne), pour une imprimante à 50 euros, c'est plus qu'acceptable. Et, au vu du problème rencontré, cela ne valait pas la peine de la faire réparer par un professionnel. Autant en acheter une neuve, de meilleure qualité. (Direction la cave pour mon Epson : sait-on jamais...)
Là se posait le choix de la marque. Je n'ai pas voulu reprendre une Epson, suivant les conseils de collègues (et l'usage que nous faisons au boulot) : ils m'ont vivement recommandé d'utiliser une Canon ou une Hewlett-Packard. C'est d'ailleurs la marque de mon unité centrale. Mais j'ai décidé de faire ma mauvaise tête : je suis l'actualité ; mon choix s'est donc porté sur Canon... et puis ça me plaît de dire que mon imprimante est "canon" !
Nouvelle étape : la gamme de prix. Je ne crois pas trop à l'impression personnelle de photographies (sauf à titre exceptionnel) : ça bouffe les cartouches d'encre, ce truc ! J'ai tapé dans les moins de 100 euros. Où acheter ? J'ai fait une croix sur l'hypermarché où j'avais trouvé ma précédente unité centrale (j'ai eu de gros problèmes avec) ainsi que l'imprimante Epson. Je suis quand même allé voir les prix, histoire de comparer avec les autres (je n'ai pas été emballé par les comparatifs sur internet). C'est finalement dans un espace "spécialisé", dépendant d'une autre grande marque d'hypermarchés (où je fais le gros de mes courses) que j'ai acheté mon canon. Les prix ont baissé depuis quatre ans. A l'époque, pour 69 euros (c'est une promo, en plus : il y a peu, elle était à 79 euros... je l'aurais prise même à ce prix), je n'aurais pas pu acheter une imprimante de cette qualité-là. Elle est fabriquée en Thaïlande... Ce n'était pas visible sur l'emballage. Deux jeux vidéo sont offerts avec : je n'en ai rien à foutre ! (Déjà, quand j'avais acheté l'Epson, j'avais hérité d'un jeu tiré du dessin animé "La route d'Eldorado", que j'avais au demeurant vu en salle et moyennement apprécié.) Ma nouvelle imprimante a été facile à installer, fonctionnelle dès le premier test... et peu bruyante, contrairement à l'Epson, qui me cassait un peu les oreilles !
Je reviens un peu sur le choix de la marque et mon rejet d'Hewlett-Packard. J'en ai discuté avec des collègues, au repas de midi, la semaine dernière. Après avoir écouté leurs conseils, j'ai dit ce que je pense d'un groupe en bonne santé financière qui lourde des employés compétents, travaillant sur des sites rentables, pour le bon plaisir des actionnaires (parmi lesquels on trouve naturellement les principaux dirigeants... bande d'enculés... je sais, je suis grossier, mais beaucoup moins que les énergumènes qui brisent des vies pour des motifs futiles). Devant ces remarques de ma part (pas exprimées tout à fait de la même manière qu'ici, je sais me tenir, voyons), la plupart ont fait des yeux ronds. Alors j'ai entendu ce à quoi je m'attendais : toutes les boîtes un peu importantes font la même chose, tu le sais bien, on n'y peut rien (tu ne virerais pas un peu Lutte Ouvrière ?), et puis les employés d'Hewlett encore en place, tu y penses ?... Cela ne m'a pas fait changer d'avis. Je me dis que des actions de boycott pourraient jouer un rôle. Il ne s'agit pas d'interdire aux employeurs de licencier (ce serait stupide), mais de les responsabiliser. On met tellement ce verbe à toutes les sauces de nos jours...
Et là quelqu'un pourrait m'objecter : "Dis donc, banane, tu reproches à une entreprise de supprimer des emplois en France et, pour la punir, tu achètes chez un concurrent un produit fabriqué en Asie du Sud-Est ! Tu manques de cohérence, mec ! Tu ferais mieux de continuer à acheter de la marque qui fait fabriquer (ou concevoir) une partie de ses produits en France, consolidant ainsi les emplois nationaux !" Je pourrais répondre plusieurs choses :
1°) Je me suis déjà récité ces arguments, mais, à la longue, le mécontentement l'emporte.
2°) Je ne savais pas que la Canon était faite en Thaïlande (peut-être dans des conditions décentes), même si, à moins de 100 euros, je me doute qu'une imprimante n'est pas d'origine française (le problème n'est pas là, ça me dérange peu si elle est fabriquée à l'étranger, pourvu que ce soit bien et que les employés soient décemment traités).
3°) Si personne ne fait rien (Galouzeau il cause il cause, mais il agit peu dans ce domaine... Allez baisse les impôts de tes petits copains, Dominique, ça se règlera en 2007), alors on est sûr que la propagation de cette maladie (la "délocalisation pour convenance d'actionnaires") ne risque pas d'être enrayée.
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lundi, 10 octobre 2005
Prendre son pied avec des chaussettes
Suite de la chaussettes-en(-)quête.
Je me suis rendu dans mon hypermarché préféré. Je n'ai pas été satisfait de ce que j'y ai trouvé : ce n'étaient pas de vraies chaussettes chaudes montantes. Du coup, j'ai fait un détour (pas très loin) par une surface de discompte, où l'on trouve un peu de tout pour pas cher (fabriqué en Chine en général, dans des conditions que l'on espère respectueuses des droits de l'homme...). En général, je n'y achète rien, sauf si je ne peux trouver ailleurs (genre : boîte à savon)... Je m'y suis procuré les dvd de la saison 1 de la série "24 heures chrono" (pas mal faite pour une série télé)... et j'ai jeté un oeil aux rayons vêtements... J'ai trouvé des chaussettes !!! 4,50 euros les 2 paires, en laine à 52 %, polyester 35 %, acrylique 8 %, nylon 5 % (elles sentent le pétrole). Aucune indication d'origine... N'est-ce pas obligatoire ? J'ai pris un lot de deux. J'ai aussi acheté une paire très chère dans le magasin de matériel de randonnée (68 % de laine, 15 % de nylon, 11 % de polyester, 6 % de matière spéciale, le tout fabriqué en Grèce, la jaquette étant imprimée en Turquie, le nom de la marque évoquant l'Argentine... Vive la mondialisation !) : je me suis souvenu y avoir acheté une paire de chaussettes (chaudes mais non montantes... en clair pas des "mi-bas" comme ils disent dans la surface pas chère) il y a 5-6 ans... paire que je possède encore, alors que les chaussettes que j'affectionne (celle de la lingerie) ont une durée de vie plus courte. On va comparer tout cela à partir de cet hiver !
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vendredi, 07 octobre 2005
Chaussettes, le retour
... où il est question de mes pieds, cette fois-ci.
Chaque année, à l'approche des grands froids, par précaution, étant très soucieux du confort de mes appendices post-tibiaires, j'achète des chaussettes épaisses, montantes... chaudes ! J'aime beaucoup me promener par temps froid, les rues quasi désertes, emmitouflé voire encapuchonné ! Il n'y a rien de pire que des pieds qui refroidissent pour gâcher une promenade (les automobilistes et cyclomotoristes indélicats exclus). Il y a un peu moins d'une dizaine d'années, j'avais trouvé mon bonheur dans une lingerie (qui fournit aussi des articles susceptibles d'accroître le désir chez l'être aimé). 30 francs la paire, talons renforcés, jambes protégés jusqu'au-dessous du genou, la vie était belle... en dépit d'un arrondi à 5 euros à l'occasion du passage à l'euro! Cette année, patatras ! La lingère m'annonce qu'elle n'en vend plus, qu'elle a écoulé son stock depuis l'an dernier (en partie grâce à moi, d'ailleurs), mais, que voulez-vous, ce genre de chaussettes ne fait pas recette (je retiens la rime pour un futur quatrain) : soit les clients achètent pas cher en grande surface des trucs qui ne protègent pas vraiment du froid (mais ils ne marchent pas, ils montent et descendent de voiture), soit les clients prennent de grosses chaussettes constellées de marques (alors que mes chaussettes sont si belles, dans leur ton uni gris clair, gris foncé, bleu océan ou noir !)... vraiment trop moches pour moi. Du coup, je suis allé vaquer du côté d'un magasin plutôt destiné aux randonneurs. Je m'y étais déjà rendu il y a quelques années, mais cela avait été une visite sans suite, sans que je me rappelle pourquoi. La vision des tarifs me rafraîchit ma mémoire : nom dé diou !!! De 8 à 30 euros la paire, et encore, les montantes commencent à 20 euros ! Les randonneurs sont-ils si riches ??? Je sens que je vais aller jeter un coup d'oeil en zone commerciale (en voiture !)...
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lundi, 26 septembre 2005
Economie mentale
J'ai récemment causé, un soir, avec le patron d'une très petite entreprise. Ce patron était très étonné par ce qu'il avait vu dans la journée : un panneau publicitaire (d'une chaîne d'hypermarchés qui fait du bruit dans le landerneau...) vantait un type de poste de télévision... "à moins de 40 euros" me dit-il. J'étais dubitatif. Il était sûr de lui, m'affirmant qu'il avait retenu le prix car c'était moins cher qu'un aspirateur qu'il avait récemment acheté, pas cher, 40 euros. Je me mis à le titiller sur la qualité de l'appareil qu'il avait eu à si bon marché. Il reconnut qu'il était bruyant, que peut-être il tomberait rapidement en panne mais que c'était suffisant pour ce qu'il voulait en faire. Je le fis un peu douter en lui demandant si la consommation de cet appareil n'était pas trop grande par rapport à un autre, plus cher, fabriqué en Europe (ou dans des conditions qui laissent supposer que la main-d'oeuvre n'avait pas été payée à coups de trique) et qui, de surcroît, durant plus longtemps, se révèlerait un achat gagnant à moyen terme. Je passai pour un horrible pinailleur. Cette même personne achète ses chaussettes par paquets de dix là où elles sont le moins cher, c'est-à-dire dans une grande surface spécialisée située en périphérie, dans un bâtiment moche. J'ai toujours été étonné de la voir se moquer éperdument du lieu (et des conditions) de fabrication des produits qu'il achète. De la part d'un smicard, j'aurais compris, mais là, j'ai retrouvé ce que j'avais déjà observé chez des proches qui, bien que travaillant à deux (à temps plein), font leurs courses quasi-systématiquement dans les maxi-discomptes (comme on dit en français adapté de l'anglais).
Tout cela me ramène à ce fameux téléviseur. J'ai fini par tomber sur le panneau publicitaire (qu'il était difficile de ne pas remarquer) : l'appareil était en réalité vendu 67 euros (avec possibilité de ristourne supplémentaire). La confusion autour du prix est sans doute liée au fait que ce patron, mentalement, évalue en francs (précisons qu'il ne s'occupe pas de sa comptabilité) : 67 euros, ça fait un peu plus de 400 francs... donc les 40 euros. Ah, si seulement le taux de conversion des francs en euros avait été plus simple !
De manière générale, je pense qu'à long terme, la situation des habitants des pays "développés" (les actuels et ceux qui vont rejoindre le groupe) risque de ressembler à ce que j'ai vu dans des films de science-fiction et des mangas : une petite minorité de riches, un bloc de gens qui s'en sortent à peu près ("à peu près", pas "assez bien") et les autres, dans la dèche, hors du système. Bon, ça existe un peu déjà, mais pas au point que les délaissés représentent la majorité de la population. Chaque pays garderait ses emplois hauts de gamme, plus ceux liés à quelques activités particulièrement développées au plan local (ou qu'il est impossible de développer ailleurs)...
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jeudi, 22 septembre 2005
Guillaume Sarkozy
L'entreprise qu'il préside est en cessation de paiement. Hier, j'ai entendu ricaner des collègues de boulot "de gauche". Je me suis permis de leur signaler que les employés de cette boîte risquent de déguster, pas le frangin de l'autre. Pourquoi certaines personnes "de gauche" sont-elles si immatures ?... (L'auteur de ces lignes se doit de signaler qu'il vient de se gratter entre les fesses... et de sentir son majeur gauche) Ceci dit, je suis convaincu qu'à droite il se trouve de beaux esprits pour se réjouir (secrètement ?) de ces péripéties. J'imagine un membre du clan Villepin sussurer quelque chose dans le genre "Voyez ! Le frère n'arrive pas à gérer une boîte de textile... et vous voudriez confier la France à Nicolas ?!" Bon allez, Dominique, je t'accorde une faveur : je te laisse utiliser cette idée, à condition de le faire dans les 100 jours !
Je ne me fais pas de souci pour Guillaume Sarkozy. Il a un bon carnet d'adresses, du pognon de côté (il me semble même qu'il ne touche plus de salaire de l'entreprise qu'il préside depuis novembre 2004) et c'est une personnalité dynamique (c'est du moins l'impression qu'il m'a faite quand je l'ai entendu à la radio à plusieurs reprises). Il rebondira. Peut-être même ladite entreprise n'est-elle pas du tout menacée...
Il a brigué la présidence du medef. La question est : peut-on accéder à ce poste sans avoir le soutien de l'Union des Industries Métallurgiques et Minières ? J'ai l'impression qu'un groupe de patrons a voulu faire un "coup" en promouvant une femme (ça fait moderne, mon garçon !). Sûrs que les bobos (du "Monde" et d'ailleurs) allaient mordre à l'hameçon... J'ai lu des déclarations de L. Parisot et (ça me fait tout drôle d'écrire ce qui va suivre !) je la juge moins intelligente qu'Ernest-Antoine Seillière (à ceci près que ce dernier ne s'est pas encore rendu compte que le monde dans lequel il vit est -plus que légèrement- éloigné de la vie que mène 90 % de la population, ne serait-ce qu' en France !).
12:45 Publié dans Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

