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samedi, 26 septembre 2015

Agents très spéciaux - Code U.N.C.L.E.

   Guy Ritchie (le réalisateur de Sherlock Holmes) est aux manettes de cette nouvelle adaptation d'une série culte de la seconde moitié du XXe siècle. Quand elle avait été (re)diffusée en France, le public s'était divisé en deux camps : les fans de Napoleon Solo et ceux d'Illya Kuryakin. J'étais plutôt Kuryakin... surtout qu'il était incarné par un acteur que j'avais déjà vu auparavant dans L'Homme invisible : David McCallum (aujourd'hui plus connu pour son rôle de "Ducky" dans NCIS).

   Cette fois-ci, j'ai eu un peu de mal à m'habituer aux interprètes des personnages principaux. Henry Cavill (le Superman de Man of Steel) est un insupportable playboy américain, arrogant voire condescendant... mais il porte de très jolis costumes ! Face à lui (et bientôt à ses côtés), Armie Hammer (très bon dans J Edgar) est une boule de violence et d'opiniâtreté. Le côté "super agents quasi invulnérables" du début m'a agacé. Cela "passe" finalement très bien parce que, dès la séquence initiale, la réalisation est brillante. La course-poursuite au coeur du Berlin de la Guerre Froide est extraordinaire ! Et puis quelle musique ! Elle a le "cachet" des années 1960 et s'adapte parfaitement à l'action.

   C'est l'arrivée d'un troisième personnage principal qui va quelque peu dynamiter le schéma originel... et c'est une femme. Au départ, elle ne paie pas de mine, cette fille d'un ancien savant nazi, passé au service des Américains avant de subitement disparaître. Elle a les traits (charmants) d'Alicia Vikander, une actrice qui explose depuis sa révélation dans Royal Affair. (On a récemment pu la voir dans l'excellent Ex Machina.) On notera qu'en quelques semaines, c'est la deuxième Suédoise à damner le pion aux cadors de Hollywood dans un film d'action : personne n'a oublié la prestation de Rebecca Ferguson dans Mission impossible 5. Décidément, quel beau pays que la Suède !

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   Le rythme retombe toutefois un peu après l'éblouissante séquence berlinoise. Cela remonte une fois que la nouvelle mission est assignée à l'improbable équipe constituée des ennemis d'hier. Evidemment, l'histoire va jouer sur la rivalité qui persiste entre Solo et Kuryakin. Cela nous vaut plusieurs moments de comédie (très réussis), comme ceux insérés dans la séquence d'intrusion dans une mystérieuse usine (du découpage de la grille à l'ouverture du coffre-fort). J'ai aussi beaucoup aimé tout ce qui concerne une montre familiale, à laquelle l'un des héros est particulièrement attaché... et que dire de la séquence avec la chaise électrique, dont le fonctionnement se révèle assez approximatif !

   Le personnage Gaby Teller, incarné par Alicia Vikander, contribue aussi à "épicer" l'intrigue. Au départ, on nous la présente comme une simple garagiste (certes douée pour la mécanique). Mais elle semble se couler avec une facilité déconcertante dans le nouveau moule qui lui est assigné : assistante d'espions. Les deux jeunes hommes ne sont pas au bout de leurs surprises... en particulier Kuryakin, qui doit se faire passer pour le fiancé de la jeune Allemande. Les relations entre les deux vont prendre un tour volcanique, avec notamment une scène tordante qui voit ce petit bout de femme de moins d'1m70 flanquer deux retentissantes gifles à ce géant de presque deux mètres !

   De son côté, Solo assume sans peine son tempérament de gros queutard séducteur... jusqu'à mettre dans son lit la mystérieuse, la sublime, la redoutable Victoria Vinciguerra, grande bourgeoise italienne... et nostalgique d'un régime totalitaire disparu. Dans ce rôle tout d'un bloc, Elizabeth Debicki est une révélation.

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   Il y aurait encore plein de choses à dire sur ce film, qui fourmille d'inventions, sans effets spéciaux tapageurs. Signalons l'aspect polyglotte de l'intrigue, qui voit s'entremêler l'anglo-américain, l'allemand, l'italien, le russe et l'anglais (britannique)... en compagnie de quelques mots de français ! Tout cela est au service d'une histoire trépidante, à l'humour décapant. Ce film est l'excellente surprise de la rentrée.

   P.S.

   Restez pour le générique de fin !

12:21 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, cinema, film, films

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