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jeudi, 05 novembre 2015

The Lobster

   C'est l'un des films dont on parle le plus ces jours-ci... et, à Rodez, on l'a eu en version originale sous-titrée, en sortie nationale ! La première moitié de l'histoire a un parfum de Meilleur des mondes (d'Aldous Huxley). On se trouve dans un futur proche, dans lequel il est interdit de ne pas vivre en couple. Une institution permet aux coeurs esseulés de (tenter de) retrouver l'âme soeur. Mais les conditions sont drastiques et le temps limité. En cas d'échec, le ou la célibataire est transformé(e) en l'animal de son choix. Le héros choisit le homard (lobster)... pour des raisons que je vous laisse découvrir. Bien évidemment, il n'a pas l'intention d'en arriver là. Il compte trouver une nouvelle compagne durant son séjour.

   A priori, quand on apprend que c'est Colin Farrell qui incarne le héros, on se dit que cela ne devrait pas être trop difficile... erreur grave ! Colin s'est fondu dans la peau de cet architecte terne et bedonnant, à tel point qu'il est parfois méconnaissable.

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   Il va croiser quelques "collègues" assez hauts en couleur, comme l'homme qui boîte ou le vieux gentil garçon. Mais ce sont incontestablement les personnages féminins qui attirent l'attention. Il y a la prédatrice sans coeur, la veuve prête à tout, la jeune beauté qui saigne du nez... sans oublier la patronne de l'hôtel, incarnée par Olivia Colman, découverte naguère dans Broadchurch. On remarque aussi une femme de ménage très impliquée dans son travail... et qui va se révéler pleine de ressources. Elle est interprétée par Ariane Labed, que l'on entend à un moment discuter en français avec Léa Seydoux. Celle-ci est très convaincante en leader charismatique d'un groupe que le héros rencontre dans la seconde partie de l'histoire.

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   C'est là que l'intrigue part complètement en vrille. N'allez donc pas plus loin si vous voulez garder entier le plaisir de la découverte.

   David va rejoindre une tribu de solitaires sauvages, qui ont rejeté la tyrannie du couple et ne veulent pas être transformés en animal pour autant. Cette improbable tribu a pour chef une jeune femme autoritaire et très bien organisée. David va vite s'apercevoir que ce groupe suit des règles presque aussi contraignantes que celui qu'il a quitté. Mais il va aussi y faire une rencontre déterminante, celle d'une femme myope (Rachel Weisz, géniale, comme dans Agora), avec laquelle il va nouer une relation aussi intense que (nécessairement) discrète...

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   Que dire de plus ? Le scénario est béton, les dialogues d'une grande finesse d'écriture et les interprètes excellents. La mise en scène est au cordeau : le réalisateur réussit à suggérer l'étrangeté ou le malaise à partir de plans a priori anodins. Mais, attention : c'est extrêmement morbide.

23:14 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, cinema, film, films

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