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jeudi, 08 juin 2017

Full Metal Jacket

   Le cinéma de Rodez, dans le cadre de son programme "patrimoine", rediffuse de temps à autre un "bon vieux film", que seuls les spectateurs les plus âgés ont pu voir dans une salle. Ces derniers temps, on a eu droit à La Grande Vadrouille, L'Histoire officielle ou encore Chantons sous la pluie. Va donc pour l'oeuvre de Kubrick sur grand écran, en version originale sous-titrée.

   J'ai retrouvé la puissance des 45 premières minutes, celles qui décrivent la formation des recrues, sous la férule de l'instructeur Hartman, un personnage devenu emblématique du cinéma de guerre, d'autant plus qu'il était incarné par un acteur non-professionnel, l'ancien marine Ronald Lee Ermey (qui a servi au Vietnam).

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   Cette partie est aussi l'occasion de découvrir Vincent d'Onofrio à ses débuts, dans le rôle marquant d'un apprenti-soldat grassouillet, gentil comme tout au début, mais qui va devenir le souffre-douleur de l'instructeur et de ses camarades. Les téléspectateurs le connaissent surtout sous les traits de l'inspecteur Goren, dans la série New York, section criminelle.

   Cette première partie a le grand avantage de permettre d'enrichir son vocabulaire en insultes discriminatoires, tant le langage d'Hartman est fleuri... et politiquement incorrect. Il est sexiste et homophobe, mais se défend de tout racisme... puisque, noires comme blanches, toutes ses recrues sont des lopettes !

   C'est évidemment hilarant, mais aussi, parfois subrepticement subversif : au moment de leur incorporation, les recrues passent chez le coiffeur. Quand on observe les mains de l'homme qui s'occupe de la tignasse des jeunes, on remarque que les Blancs se font souvent tondre par un Noir et les Noirs toujours par un Blanc...

   La seconde partie, qui se déroule au Vietnam, est un chef-d'oeuvre de tension. Il n'y a de violent que le strict nécessaire, mais avec un tel art dans l'enrobage qu'on a l'impression de suivre une troupe au front. Kubrick dénonce l'absurdité de la guerre, sur fond de fumée rougeâtre et d'incendies, donnant un cadre somptueusement infernal aux déambulations de ces soldats perdus de l'Amérique.

   Quel film !

   P.S.

   A Rodez, plusieurs séances supplémentaires sont programmées les après-midi de cette semaine.

20:56 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, cinema, film, films

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