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samedi, 04 août 2018

Ma Reum

   A priori, c'est le genre de comédie française que j'évite. Mais c'est réalisé par Frédéric Quiring, dont j'ai plutôt aimé Sales Gosses, l'an dernier. Et puis il y a Audrey Lamy, déjà épatante dans CoeXister. Si l'on ajoute à cela le sujet (le harcèlement à l'école), cela fait une brochette d'atouts qui incitent à tenter l'expérience.

   Autant le dire tout de suite : ce film n'apporte pas de grandes réponses au problème du harcèlement. Il en pointe les enjeux, mais de manière extrêmement caricaturale. C'est d'ailleurs un peu pour cela que les gens vont voir ce film : profiter d'une comédie facile (et pas longue : à peine plus d'1h20).

   L'entrain d'Audrey Lamy compte pour beaucoup. Certes, on lui en fait faire trop dans la scène se déroulant à l'entrée de l'école (avec ces grimaces qui la rabaissent au niveau des gamins harceleurs), mais, quand elle commence à se venger, c'est jouissif. On nous fait bien mariner avant de nous faire savourer la première mesure de rétorsion de la mère-poule. Je ne vais pas trop en dire, mais sachez que, si vous avez vu La Couleur des sentiments, vous savez qu'il faut se méfier des pâtisseries...

   Normalement, cela n'aurait pas dû aller plus loin. Mais Frédéric Quiring a choisi de pousser la caricature au point extrême. Pour cela, il faut une professeure des écoles un peu idiote et complaisante... et que l'intervention de la police ne mette pas fin à ces gamineries.

   S'ajoute à cela la personnalité des harceleurs : il y a l'obèse chéri par sa mère, l'apprenti-pianiste issu de la haute bourgeoisie et le sportif crétin (un basketteur... on n'a hélas pas osé en faire un footeux). Ce sont plus des collégiens que des élèves du primaire, même si l'on précise que l'un d'entre eux a redoublé deux fois (chose qui n'arrive plus en France depuis des années, la politique en la matière étant de faire systématiquement passer tout le monde en classe supérieure, y compris ceux qui ne savent pas lire-écrire-compter).

  On le voit, il ne faut chercher dans ce film une puissante étude sociologique. Néanmoins, dans la deuxième partie de l'histoire, quand les choses dérapent vraiment, on prend son pied. Quant à la conclusion, elle s'écarte un peu du politiquement correct de circonstance : les protagonistes ne finissent pas tous bons amis... et le fils harcelé donne une belle leçon à tout le monde.

15:13 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : cinéma, cinema, film, films

Commentaires

Non merci. Malgré tout ce que tu dis... la bande annonce me suffit.

Écrit par : Pascale | samedi, 04 août 2018

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Te rends-tu compte que tu vas rater de magnifiques scènes comiques, centrées sur le triptyque caca-prout-vomi ?

Cerise sur le gâteau : Max Boublil (comédien qui ne déborde pas de talent) est chargé d'incarner un père dépassé par les événements, le genre bobo qui se laisse bouffer la laine sur le dos par un gamin tyrannique. Le personnage n'est pas vraiment gâté par le scénariste qui, à mon humble avis, a profité du film pour régler quelques comptes personnels !

Écrit par : Henri Golant | dimanche, 05 août 2018

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Tu sais parler aux filles toi : caca prout vomi et Max Boiublil... je me tâte!
Ne manque t'il pas un peu de bite couille ?

Écrit par : Pascale | lundi, 06 août 2018

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Ah non, pas de sexe ici. C'est une comédie fa-mi-lia-le. Les parents doivent pouvoir rire avec leurs enfants des gags un peu puérils (mais parfois très efficaces) qui leur sont proposés.

Écrit par : Henri Golant | lundi, 06 août 2018

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