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dimanche, 07 juillet 2024

Pompo The Cinephile

   Cette animation japonaise (réalisée par un inconnu : Takayuki Hirao) a pour cadre le monde du cinéma, la création de longs-métrages, de l'écriture du scénario à la sortie en salle, en passant par la production, le choix des acteurs, le tournage et le montage. D'un certain point de vue, c'est assez pédagogique : cela montre l'ensemble des professions participant à la création... et la difficulté de faire fonctionner tout cela ensemble.

   C'est aussi farci de clins d’œil cinéphiliques... et techniques (vu la construction des plans). Le vieux producteur comme les acteurs vedettes sont inspirés de modèles états-uniens... et d'ailleurs, tout ce beau monde est basé en Californie, à HoNyallywood et espère décrocher une précieuse statuette à la cérémonie des ONyascar.

   Le film est construit sur un schéma assez classique, celui du roman d'apprentissage (déjà à l’œuvre dans de nombreuses séries japonaises). Un assistant de production particulièrement cinéphile (Gene Fini) se voit confier sa première réalisation, avec pour actrice principale une inconnue (Mystia), pour laquelle aussi ce tournage est la chance de sa vie. Au-dessus d'eux règne la jeune et survoltée Pompo, petite-fille de producteur devenue à son tour productrice. Elle est furieusement enthousiaste, un brin autoritaire... et dotée de deux énormissimes couettes !

   L'intrigue développe deux mises en abyme. La première relie le néo-réalisateur au héros de son film, un chef d'orchestre sur le déclin, qui va tenter de revenir au premier plan grâce à un chef-d’œuvre de sa composition. La seconde met en relation le tournage (et le montage) du film avec la vie de Gene, qui finit par comprendre qu'il n'est pas le seul ardent cinéphile engagé dans cette production.

   L'animation est virevoltante, assez brillante ma foi. Néanmoins, pour un (vieil) adulte comme moi, le début comme la toute fin, avec ces comportements excessivement timides et obséquieux, sont un peu "cucul-la-praline". Mais le reste de l'intrigue (qui aborde aussi l'image de l'actrice vedette, la précarisation des jeunes salariées et le rôle des banquiers) est plus profond.

15:53 Publié dans Cinéma, Japon | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, cinema, film, films

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