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mardi, 15 juillet 2008

Hancock

   C'est le genre de film propre à attirer dans les salles obscures un public bruyant, pas très bien élevé. Il convient donc de prendre ses précautions avant de choisir sa séance. Un soir de 14 juillet est tout à fait approprié, à condition que, pendant la projection, se déroule le traditionnel feu d'artifice.

   La première partie du film est très djeunse. Will Smith y incarne un antihéros, sorte de négatif de Superman : c'est un clodo alcoolique, grossier, sans gêne... Mais il est invulnérable ! C'est trop cool. Bon, comme on n'a pas voulu trop charger le personnage, on en a fait un défenseur de l'Ordre... à sa manière. J'ai trouvé les effets spéciaux vraiment tape-à-l'oeil... et pas tout à fait réussis lorsqu'il est question des envols et atterrissages du héros. Mais c'est globalement assez bien foutu... et plutôt drôle.

   Je me demandais comment les scénaristes avaient fait pour tenir 1h30 sur ce schéma quand, vers la moitié du film, un coup de théâtre est survenu. Je ne vous dirai pas lequel mais sachez que cela donne une tout autre densité au film, qui prend un tour un peu plus surnaturel. Il y avait matière à un "grand" film, mais on s'est visiblement contenté de rester dans le créneau de départ.

   A côté de Will Smith, on trouve Charlize Theron et Jason Bateman, excellents. La première ne cesse de me surprendre : épatante dans Monster, surprenante dans Dans la vallée d'Elah (http://lasenteurdel-esprit.hautetfort.com/archive/2007/11...), faussement classique dans Bataille à Seattle (http://lasenteurdel-esprit.hautetfort.com/archive/2008/05...). Le second est impeccable dans le rôle d'un gentil persévérant.

 

18:37 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma

mercredi, 09 juillet 2008

My father, my Lord

   Vous voulez savoir à quoi ressemblent des cul bénits juifs, histoire de vérifier s'ils sont comme leurs équivalents chrétiens et musulmans, par exemple ? Eh bien, ce film est fait pour vous ! Attention toutefois : ce n'est pas un documentaire, plutôt une fiction, en partie autiobiographique... donc un brin documentaire quand même.

   Ne vous attendez pas à une charge aussi virulente que caustique. L'auteur de ce film décrit les mécanismes de l'intérieur. Nous suivons donc cette famille, où tout tourne autour du rabbin prestigieux, sa femme la bonniche aux cheveux couverts (les femmes de ces olibrius vont jusqu'à porter des perruques pour ne jamais sortir tête nue !) et son fils Menahem (quelle idée de le prénommer ainsi), plutôt obéissant, pas méchant au fond, mais avide de tout connaître, et pas seulement ce que la Torah (ou l'interprétation qu'en donnent les barbus à chapeau) dit.

   La partie la plus poétique du film essaie de faire sentir au spectateur cet éveil du garçon, attentif à un pigeon femelle couvant ses petits, à un chien fidèle jusqu'à la mort à sa maîtresse grabataire, un gamin attiré par la mer, symbole à la fois de sensualité et de vie, même si elle est morte (ceci est un calembour salé).

   Le grand talent du film est de montrer comment, dans des actes simples de la vie quotidienne (la venue de la maman à l'école religieuse, l'échange de cartes de collection, le port de la kippa, l'observation de la nature), le jusqu'au-boutisme religieux est absurde, ridicule voire dangereux.

19:50 Publié dans Cinéma, Proche-Orient | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma

vendredi, 04 juillet 2008

Mon tire-bouchon préféré

   Je me le suis procuré à Rocamadour, dans le Lot. Déconnez pas, j'y étais pour le boulot ! L'avantage est que, quand on a fini sa part de labeur, on dispose d'un choix assez varié de distractions dans la région.

   Du coup, je me suis tapé le chemin de croix (ombragé... ça fait un bien fou), j'ai profité de la vue (magnifique) et visité le village (pittoresque). Comment vous dire ?... Rocamadour est un peu le Lourdes du Massif Central. La religion (catholique apostolique et romaine... la SEULE vraie religion révélée avec du poil sous les bras) y fait l'objet d'un commerce assez lucratif. De manière générale, des trésors d'imagination ont été développés pour inciter le touriste de base à vider consciencieusement son porte-monnaie.

   En flânant entre les boutiques entassées, j'ai noté la pléthore d'objets faisant référence au Moyen-Age ou à tel personnage de notre histoire, à la foi inébranlable. Et puis, soudain, j'ai remarqué ceci :

DSCN1351.JPG

    Comme il me fallait un tire-bouchon de rechange (on n'est jamais à l'abri d'un accident de bouteille !), j'ai craqué pour cette babiole à 6 euros.

   Les esprits attentifs auront relevé l'inscription figurant sur le socle : "Bruxelles" (une fois !). Il s'agit donc sans doute du Manneken Pis, évidemment pas dans la position d'uriner dans le cas qui nous occupe. A ce sujet, je me demande : peut-on qualifier de "cochon" un personnage qui a la queue en tire-bouchon, mais sur le devant ? Autre question posée : que fait cette référence belgissime dans un magasin de souvenirs essentiellement religieux ? (Il est possible qu'une pelletée de sujets du roi Albert II passe par la région, mais tout de même ! La commerçante serait-elle facétieuse ? Belge ?)

 

   Sur le "gamin qui pisse" :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Petit_Julien

http://www.ilotsacre.be/site/fr/curiosites/manneken_pis-b...

 

mercredi, 02 juillet 2008

Bons baisers de Bruges

   In Bruges (c'est le titre original) est un film policier atypique. A une trame somme toute assez traditionnelle, noire, se superposent des considérations artistiques (sur le cinéma, le patrimoine architectural), bien insérées dans l'histoire, une romance et une constellation de petits moments d'humour.

   Il est d'abord question d'un duo de tueurs, qui forment un bien étrange couple. Le plus vieux (Brendan Gleeson, parfait) se passionne pour la vieille ville, l'art religieux, alors que le plus jeune semble tourmenté par un lourd secret... qu'il cherche à oublier auprès d'une charmante dealeuse (Clémence Poésy, à croquer). Colin Farrell est très bon en jeune homme désaxé, faux dur au coeur tendre, avec deux barres de sourcils impressionnantes !

   A partir du moment où le patron, Harry, intervient, la noirceur semble l'emporter sur le ton de comédie... sans que l'humour parfois abracadabrantesque disparaisse ! Le dernier quart-d'heure du film est à cet égard un véritable régal.

19:02 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma