Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mercredi, 06 octobre 2010

Piranha 3D

   De temps à autre, il est bon de rompre avec la monotonie du tout-venant commercial et de se tourner vers des oeuvres plus ambitieuses, quasi philosophiques, à même de répondre à nos questionnements existentiels... Naaaan, je décooooonnne !

   Ce petit bijou de mauvais goût fonctionne selon un principe simple. En première partie, on nous montre avec délectation (et pas forcément de recul, c'est l'ambiguïté de ce genre de production, qui se complait dans ce qu'elle prétend dénoncer) des jeunes (aucun obèse, faut pas déconner non plus) assez insupportables : ils sont cons, ils se croient super beaux, ils se la pètent grave. Ami djeunse hétérosexuel, cette séquence est pour toi, puisqu'elle est illustrée par de nombreuses poitrines proéminentes... et pas forcément naturelles. (Le jour où tu veux regarder ce film, pense à envoyer ta copine voir le dernier Twilight.)

   Cette première partie n'est pas techniquement irréprochable. Dans certaines scènes, on sent le manque de naturel de ces danseurs, censés être en plein délire. Les clichés que l'on retrouve ne sont pas forcément pris au second degré (c'est variable).

   La deuxième partie est la plus gore, avec les piranhas qui se déchaînent. On en a eu un aperçu en introduction, avec Richard Dreyfus en victime expiatrice (petit clin d'oeil aux Dents de la mer). Mais la dernière demi-heure voit le sang gicler abondamment, les membres disloqués, les corps mâchouillés. J'aime tout particulièrement le moment qui voit deux gars tenter de sortir de l'eau une fille attaquée par les bestioles... et dont le corps se rompt en deux ! Pas mal aussi le coup du réalisateur porno (obsédé par les nichons jusqu'à son dernier souffle...) qui se fait bouffer la bite !

   Le réalisateur, le Frenchie Alexandre Aja (déjà remarqué pour La Colline a des yeux et Mirrors), a truffé son film d'allusions à des classiques, comme Les Dents de la mer, Alien (dans la séquence dans la grotte sous-marine notamment), Brain Dead (l'officier de police noir qui "fait le ménage" à coups d'hélice de hors-bord n'est pas sans rappeler la fin "à la tondeuse à gazon" du chef-d'oeuvre de Peter Jackson)... et même Titanic ! (Le podium sur lequel se déroule le concours minable de T-shirts mouillés s'effondre un peu à la manière de l'arrière du célèbre bateau dans le film de James Cameron.)

   On reste aussi dans les codes du genre. La catastrophe ou le monstre a une fonction immanente : punir les pécheurs, les vilains, les désobéissants... et révéler à eux-mêmes les héros. Cela ne mange pas de pain et contribue à rendre Piranha tout à fait recommandable.

   PS

   On nous prépare une suite !

10:24 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinema, film, cinéma

Les commentaires sont fermés.