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vendredi, 08 décembre 2017

Paddington 2

   Trois ans après la sortie du premier volet de ses aventures, le plus vivant des ours en peluche revient sur les écrans, dans une comédie d'aventures à la fois très britannique et universelle par les thèmes qu'elle aborde.

   On commence par retrouver le héros en famille, avec une scène de salle de bains cocasse même si elle fait un peu "déjà-vu". J'aime bien la caractérisation des personnages : le père ancien rebelle devenu cadre sup' frustré, la mère dynamique qui a rogné ses ambitions, la fille qui cherche à se démarquer (et qui va finir par y arriver) et le frangin en pleine crise d'identité, qui tente de se faire passer pour un djeunse.

   La mise en scène est très soignée, avec notamment une scène étourdissante autour du livre animé (appelé ici livre pop-up), le dialogue débutant dans le monde réel (avec Paddington !) pour se poursuivre "dans" le livre, devenu la scène. C'est bluffant. (A l'origine, cela devait figurer dans le premier volet, selon Allociné.) Notons que le personnage de l'ourson est toujours aussi bien inséré à l'écran, interagissant parfaitement avec les personnages en chair et en os.

   L'humour revient rapidement à l'assaut, avec les déboires de Paddington dans le monde du travail. C'est d'abord chez un coiffeur qu'il va faire des dégâts, avant d'officier en tant que laveur de carreaux, une activité pour laquelle il se révèle "anatomiquement" doué...

   Les scènes les plus attendues étaient sans doute celles se déroulant en prison. Victime d'une injustice, le héros se retrouve entouré de criminels... dont il va se finir par se faire des alliés, voire des amis ! La manière dont le retournement de situation se produit est bien amenée, d'autant plus que, dans la maison d'arrêt, l'ourson commence par commettre une énorme bourde... En tout cas, il y rencontre un cuistot pas comme les autres, gros dur au coeur tendre (Brendan Gleeson, très bien dans le rôle), et une brochette de "gueules" qui mérite le détour. Attention toutefois : le vrai méchant de l'histoire ne se trouve pas en ces lieux (en tout cas, pas au début) ; il habite tout près de la famille du héros. Il est incarné avec un plaisir évident par Hugh Grant.

   Mais le plus étonnant pour moi a été de constater que les auteurs ont fait du héros une sorte de réincarnation de Charlot (le personnage de Chaplin). Paddington a un peu la même démarche que lui, il porte un chapeau minable, qu'il soulève quand il s'excuse d'avoir commis une gaffe... et il est assez souple et imaginatif pour se sortir des pires situations. Enfin (et surtout), à un moment (au début de la séquence d'évasion), il se retrouve piégé dans un engrenage, dans ce qui est une référence explicite aux Temps modernes.

   Quoi qu'il en soit, ce n'est pas pour la subtilité du scénario que l'on va voir ce film. Le gros de l'intrigue est cousu de fil blanc. On comprend très vite tout ce qui va se passer, à l'exception du mystère lié au livre animé, qui donne un côté enquête mystérieuse à l'histoire. Celle-ci trouve son dénouement dans une excellente séquence de trains, pleine de rebondissements.

   Ce n'est pas la comédie la plus hilarante à l'affiche, mais elle fait passer un très bon moment.

23:35 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : cinéma, cinema, film, films

Commentaires

Pas un temps mort. Les petits adorent et les grands ne s'ennuient pas.
Paddingtin est adorable. Bressan Gleeson tres à l'aise et Hugh Grant épatant. Tu es resté jusqu'à la fin du générique?

Écrit par : Pascale | dimanche, 17 décembre 2017

Si j'ai bonne mémoire, dans le générique de fin, on voit Hugh Grant mener son petit monde à la baguette en prison... J'ai bon ?

Écrit par : Henri Golant | dimanche, 17 décembre 2017

Les commentaires sont fermés.