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mercredi, 22 août 2018

Les Vieux Fourneaux

   Cela aurait pu s'appeler "Les Vieux Débris" ou "Les Vieux Schnocks", mais la production a voulu conserver le titre de la bande dessinée d'origine. Je me suis laissé tenter, parce que j'aime les personnages de vieillards indignes et que la distribution m'a paru alléchante.

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   A gauche se trouve Emile, ancien rugbyman et baroudeur du Pacifique, qui se teint les cheveux et n'a pas renoncé à séduire. Eddy Mitchell fait le job, comme on dit. Au centre se trouve Pierrot (Pierre Richard, le meilleur de la bande), anarchiste clope au bec, qui n'a pas renoncé à la lutte contre l'ignoble capitalisme. A droite se trouve Antoine (Roland Giraud... ça faisait un bail !), ancien syndicaliste (à la CGT, présume-t-on), très atteint par le décès de son épouse adorée.

   C'est la découverte d'une infidélité ancienne de celle-ci qui met le feu aux poudres. Auparavant, on a droit à plus d'un quart d'heure de présentation réussie, entre une attaque de banque ratée, un séjour en maison de retraite et un périple en voiture sans rétroviseur. On fait aussi la connaissance de la petite-fille d'Antoine, Sophie (Alice Pol, mieux servie que dans Raid dingue), qui ressemble étrangement à sa grand-mère défunte.

   Antoine a plein de raisons de vouloir faire la peau à son ancien patron. Leur rencontre sort des sentiers battus : il est devenu impotent et souffre de la maladie d'Alzheimer. Dans le rôle, Henry Guybet est une excellente surprise : on dirait Didier Benureau !

   La première partie est une sorte de comédie pour beauf de gauche, avec discours altermondialiste à la clé. Cela fonctionne plus ou moins bien. Ainsi, il aurait fallu faire rejouer sa diatribe à Alice Pol, qui s'est trompée en dénonçant l'agriculture extensive (alors que c'est l'agriculture intensive qui aurait dû être associée aux autres calamités libérales présentes dans sa péroraison). Plus loin, c'est le mot "entrave" qui est mal utilisé dans un dialogue. Enfin, certains spectateurs tiqueront à l'évocation caricaturale de la Seconde guerre mondiale (et de la zone prétendûment "libre").

   Cependant, la deuxième partie maintient l'intérêt parce qu'elle est plus tournée vers l'émotion. Les secrets du passé (parfois très éloigné) remontent, au détriment des trois héros qu'on voit sous un jour moins glorieux. Cela culmine dans la séquence des marionnettes (numériques). Les vraies (marionnettes) jouent un rôle non négligeable dans l'intrigue, mais celles qui sont représentées en images de synthèse nous content une histoire poignante, dans laquelle le personnage de Berthe (Myriam Boyer, très bien) prend du relief.

   Ce n'est donc ni un film indigne ni un chef-d'oeuvre de comédie, mais on passe un bon moment, avec, en bonus, deux-trois scènes transgressives.

00:44 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : cinéma, cinema, film, films

Commentaires

J'hésite grandement.
J'ai lu que ça cabotinait pas mal aussi.

Écrit par : Pascale | mercredi, 22 août 2018

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Je l'ai vu dans une salle pleine à craquer, le public étant âgé de 7 à 77 ans. Tout le monde ne riait pas en même temps mais, globalement, c'était divertissant. Sans plus.

Écrit par : Henri Golant | mercredi, 22 août 2018

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Bonjour PHenri Golant, j'ai vu le film avec mon ami: on est fan des 4 Vieux fourneaux en BD (d'ailleurs un 5ème tome sortir dans deux mois). Toujours est-il, qu'on a passé un bon moment. Pierre Richard est excellent. J'ose même espérer qu'on aura une suite même si ce film est un condensé des 3 premiers tomes. Bonne après-midi.

Écrit par : dasola | jeudi, 23 août 2018

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Je pense qu'une suite est envisagée... à condition que ce film-ci "marche" en salles.

Plusieurs éléments de l'intrigue n'ont pas été exploités : on n'a pas vu le père de Sophie (l'autre fils d'Antoine), pas plus que l'ex-petit ami de celle-ci (le père du bébé).

Écrit par : Henri Golant | jeudi, 23 août 2018

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Bonjour
C'est normal que les 2 éléments que vous citez ne figurent pas dans le film, car celui-ci est adapté des 3 premiers tomes de la BD, alors qu'ils figurent dans le 4e...
Pour moi, même avec les 3 premiers tomes, il y aurait matière à (au moins) un autre film, avec le militantisme et le passé de Pierrot, l'usage par Sophie de son "héritage"...
A suivre (T.5 de la BD / 2e volet au cinéma)
(s) ta d loi du cine, "squatter" chez dasola

Écrit par : ta d loi du cine | vendredi, 24 août 2018

Rebonjour Henri, A juste titre, le père de Sophie et le père du bébé sont présents dans le 4ème tome (avant que le film se fasse). http://dasola.canalblog.com/archives/2017/12/13/35905304.html Bonne après-midi.

Écrit par : dasola | jeudi, 23 août 2018

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