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samedi, 22 décembre 2018

Mortal Engines

   Lorsqu'il est sorti, je n'avais pas l'intention de voir ce "Moteurs mortels", tant j'avais l'impression de risquer de me retrouver devant l'un de ces produits formatés pour les adolescents qui débarquent régulièrement sur nos écrans. Et puis j'ai appris que le réalisateur, Christian Rivers, a fait toute sa carrière aux côtés de Peter Jackson, qui produit le film. La vision d'extraits supplémentaires a achevé de me convaincre de tenter l'expérience.

   C'est un mélange de film post-apocalyptique et de science-fiction. La Terre est dévastée à la suite d'usage d'armes "quantiques" (dont on ne sait pas trop comment elles fonctionnent, mais cela file bigrement les jetons). La plupart des humains survivants se sont réfugiés dans de gigantesques cités mobiles, souvent prédatrices les unes des autres. C'est de celle appelée Londres qu'est originaire Tom, un beau gosse naïf et assez fade. Il croit que Thaddeus Valentine, le grand archéologue qui co-dirige la cité,  agit pour le bien de tous. Il aurait pourtant dû savoir qu'Hugo Weaving n'a pas pour habitude d'incarner de doux philanthropes.

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   Là-dessus débarque Hester Shaw, pleine de fougue et de ressentiment. Elle est incarnée par une petite bombe islandaise, Hera Hilmar, que d'horribles cicatrices faciales peinent à enlaidir. Les adultes présents dans la salle ont très très vite compris qu'entre l'intrépide rebelle et l'apprenti historien va se nouer une histoire d'amour au départ hautement improbable. (On appréciera que le scénario ait inversé les rôles traditionnellement dévolus à chaque sexe, le personnage d'action étant féminin et l'intellectuel le masculin.)

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   Visuellement, c'est très réussi. Que ce soient les plans des cités mobiles, les vues des paysages dévastés ou les (nombreuses) scènes d'action, cela dépote. Je recommande tout particulièrement l'une des premières, qui voit Hester tenter d'échapper à ses poursuivants en plein Londres, traversant ce qu'il reste d'une mini-cité qui vient d'être engloutie et que de gigantesques machines commencent à dépecer.

   Cela tient la route durant deux heures parce que de petites intrigues annexes nous sont proposées. Ce n'est pas toujours réussi, comme la relation naissante entre la fille de Thaddeus et l'ouvrier qui a assisté à l'un des crimes commis par son père. De manière générale, les personnages secondaires sont attachants, comme ce couple de petits vieux, qui vit et pilote une sorte de mille-pattes mécanique et recueille nos deux héros pourchassés. Il y a aussi l'étonnante Anna Fang, cheffe d'une bande de rebelles anti-cités, incarnée par Jihae, une chanteuse sud-coréenne androgyne.

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   Cela m'a faut chelou au départ, mais, finalement, l'actrice est bien dans le rôle. Toutefois, le personnage qui m'a le plus marqué est incontestablement celui de Shrike. Ce "ressuscité" au corps mécanique, qui semble quasi-indestructible, poursuit pour une raison mystérieuse la belle Hester. Son histoire m'a touché, jusqu'à sa conclusion, qui n'est pas sans rappeler une scène de Blade Runner.

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   Sur le fond, l'intrigue dénonce le côté apprentis-sorciers des (anciens) dirigeants du monde (visiblement occidentaux), qui ont mené la planète à sa ruine. Le message est hyper-souligné vers la fin, quand une population européenne (qui a auparavant aveuglément soutenu un dirigeant sanguinaire) est fraternellement accueillie par des Chinois... On sent que les producteurs comptent sur les spectateurs du "pays du milieu" pour rentabiliser leur film !

11:37 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : cinéma, cinema, film, films

Commentaires

J'aurais dû aller voir ça plutôt que les plombants Happy prince ou Wild life ou l"insipide Mary Poppins sans parler du consternant Rémi sans famille.

Écrit par : Pascale | lundi, 24 décembre 2018

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C'est mieux que ce à quoi je m'attendais (meilleur qu'Hunger Games ou Divergente). Quant aux quatre chefs-d'oeuvre que tu cites, je me suis évertué à les éviter ! Mon objectif est de parvenir enfin à voir "Une Affaire de famille".

Écrit par : Henri Golant | lundi, 24 décembre 2018

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Wild life vaut vraiment le coup. La réalisation et les acteurs sont au top. Mais j'avais besoin de légèreté...

Ah oui Une affaire de famille. Il sera dans mon top. Un film magnifique.

Je n'ai vu aucun Divergente mais tous les Hunger Games je crois. Je crois que je vais me laisser tenter par ces moteurs.
Merci de tes avis qui me donnent souvent envie.

Écrit par : Pascale | lundi, 24 décembre 2018

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Je n'ai vu qu'un des "Hunger Games"... et je suis incapable de dire lequel ! Je ne devais pas être en forme ce soir-là, mais il est certains que le film ne m'a pas fait forte impression. Je n'avais pas jugé utile de le chroniquer, comme cela m'arrive de temps à autre.

Par contre, quand j'ai apprécié, j'essaie d'inciter mes lecteurs/lectrices à aller voir. Les salles de cinéma ont besoin de spectateurs et vu la diversité de ce qui sort chaque semaine, il y en a pour tous les goûts.

Écrit par : Henri Golant | mardi, 25 décembre 2018

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