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vendredi, 07 juin 2019

Aladdin

   Disney continue sur sa lancée de mise à jour de sa collection de films d'animation, avec cette fois des acteurs en chair, en os... et en pixels. Beaucoup de pixels. Le précédent opus du même genre n'est autre que le Dumbo  de Tim Burton.

   La trame traditionnelle est respectée, dans les grandes lignes. C'est une histoire d'amour contrarié entre une princesse et un voleur de basse extraction. C'est aussi une lutte pour le pouvoir, avec un vizir qui aspire à devenir sultan à la place du sultan. C'est enfin un conte moral, sur l'amitié, l'honnêteté et l'ambition.

   La distribution est de qualité inégale. Naomi Scott fait une princesse Jasmine très convaincante... sauf quand elle beugle l'une de ces insupportables chansonnettes dont on a parsemé le film. C'est un personnage "moderne" : au fur et à mesure qu'elle prend de l'assurance (et gagne en indépendance), cette musulmane "oublie" de porter le voile... et elle songe à mettre fin à la règle archaïque qui veut que seuls les fils accèdent au trône. (Good point for you, Guy Ritchie !)

   Face à elle, Mena Massoud fait pâle figure en Aladdin. Quand on pense que les noms de Riz Ahmed (remarqué dans Les Frères Sisters) et de Dev Patel (rappelez-vous : Slumdog Millionaire) ont circulé pour l'attribution du rôle, on est sidéré que ce gars l'ait décroché. Il m'a donné l'impression d'avoir été recruté sur la base d'une publicité pour dentifrice...

   Fort heureusement, il y a un méchant très convaincant (Marwan Kenzari)... et un génie qui dépote : Will Smith, en forme, de surcroît très bien doublé par Anthony Kavanagh dans la version française, qu'il contribue à sauver du naufrage. 

   La plus belle séquence du film est d'ailleurs sans doute celle de la caverne, qui voit le héros découvrir la fameuse lampe magique... et son génie, qui nous gratifie d'une chorégraphie entraînante, nourrie d'effets spéciaux, bien dans l'esprit surréaliste des classiques de chez Disney. Hélas, par la suite, cela se gâte. L'une des séquences les plus ridicules est celle du banquet, qui tourne au battle dance, Aladdin évoluant sur la piste tel un pantin entre les mains du génie.

   C'en est au point que j'attendais avec impatience l'apparition à l'écran des personnages secondaires : le singe, le tigre... et le tapis volant, une excellente trouvaille, animée avec talent. C'est l'occasion de signaler que les effets spéciaux sont de qualité. Ils sont hélas surchargés et donnent à l'ensemble l'aspect d'une grosse meringue, que l'assaisonnement de chansons mièvres contribue à rendre limite écoeurante.

22:49 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : cinéma, cinema, film, films

Commentaires

La bande annonce m'a donné la nausée.
Le hullulement des chansons : insupportable.
Et je suis David avec toi... c'est quoi cet acteur de pacotille ??? Aladin est censé avoir un charme fou non ?
Will Smith, en méga forme, l'a bien vendu dans Quotidien, mais je préfère en rester à Robin Williams.

Écrit par : Pascale | samedi, 08 juin 2019

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