Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mercredi, 12 juin 2019

X-Men : Dark Phoenix

   Ce film vient mettre un point final à la deuxième vague d'adaptations de la meilleure série BD de Marvel... avant sans doute un nouveau reboot, la Fox ayant été rachetée par Disney, dont les crânes d'oeuf  veulent intégrer les aventures des mutants à l'univers cinématographique Marvel (le MCU, dans la langue de Donald Trump).

   Exit Bryan Singer (sans doute pour des raisons non artistiques...), l'un des plus brillants metteurs en scène de sa génération, qui avait donné vie aux X-Men (en 2000) et qui avait repris en mains la série de films jusqu'à X-Men Apocalypse. C'est l'un de ses scénaristes, Simon Kinberg, qui a été chargé de parachever l'oeuvre relancée en 2011 avec X-Men - Le Commencement.

   Au niveau des effets spéciaux, on a visiblement mis le paquet. C'est assez impressionnant, mais pas toujours bien inséré dans l'intrigue. J'ai eu l'impression qu'on cherchait à m'épater pour masquer les faiblesses du film. La réalisation est quelconque, le scénario poussif et l'interprétation moyenne. Seule la séquence d'attaque du train en marche sort de l'ordinaire.

   Je suis particulièrement déçu par le scénario. On a visiblement voulu éviter les redites avec la première trilogie... mais on a aussi presque totalement négligé le matériau d'origine, une série d'épisodes de la bande dessinée, datant de 1982-1983, publiés en France par les éditions LUG dans la revue Spécial Strange :

cinéma,cinema,film,films

   Dans l'histoire originelle, le phénix noir est responsable d'un génocide interplanétaire et sa vie est l'enjeu d'un combat de héros, l'équipe des X-Men étant opposée aux champions des autres galaxies, qui veulent les vaincre pour venger la mort des habitants victimes de la démesure du Phénix. Ça a une autre gueule que les chicayas terrestres de ce film. On a beau avoir épicé l'affaire avec la mort d'un des membres de l'équipe, l'ensemble témoigne d'une faible inventivité.

   De plus, c'est trop verbeux. On se mange des tunnels de dialogues sans intérêt (et j'ai vu le film en version originale sous-titrée...). De surcroît, le déroulement de l'intrigue ne charrie aucune émotion. C'est bien trop prévisible. Et nombre de scènes semblent factices.

   C'est peut-être parce qu'une partie des interprètes n'est pas au niveau. Je persiste à penser que James McAvoy est un mauvais choix pour incarner le professeur Xavier. Quant au jeu de Tye Sheridan (Cyclope), il a autant de saveur qu'une escalope non cuite. Je lui décerne la palme de l'insignifiance avec Sophie Turner, d'une affligeante platitude dans le rôle-titre. (Rendez-nous Famke Janssen !) Un conseil aux directeurs de casting : arrêtez de penser que, parce qu'un bogosse ou une midinette a figuré dans Game of Thrones, c'est un.e comédien.ne de génie !

   Aux amateurs de comics, je conseille plutôt de se replonger dans la BD, ou d'attendre la Fête du cinéma, afin que cette séance médiocre ne pèse pas trop sur leur budget sorties.

19:20 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : cinéma, cinema, film, films