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dimanche, 12 juin 2022

Jurassic World III

   Il aura fallu attendre quatre ans pour voir la conclusion de la trilogie... et de l'ensemble de la saga, puisqu'une partie de la distribution de Jurassic Park a été appelée à la rescousse : Laura Dern et Sam Neill, que viennent compléter B.D. Wong et Jeff Goldblum, déjà présents dans les deux trilogies.

   A la fin de Fallen Kingdom, on avait laissé les héros avec un beau bordel : tout plein de dinosaures relâchés dans la nature. L'histoire commence quelques années plus tard, dans un monde où les humains tentent de vivre avec la présence de ces grosses bébêtes reconstituées. Cela donne à ce début un tour tantôt cocasse, tantôt poétique, tantôt menaçant. C'est bigrement bien foutu... mais ce n'est pas la séquence introductive prévue à l'origine !

   Une autre surprise est la découverte de la famille recomposée formée par Claire (Bryce Dallas Howard), Owen (Chris Pratt) et la jeune Maisie (qui, rappelons-le, est un clone). Celle-ci est en pleine crise existentielle, au moment de l'adolescence qui plus est... bref, la gamine sage et prodigieuse s'est transformée en casse-couilles que ses parents super-intelligents ne savent pas trop comment gérer. Il leur faut de surcroît la protéger, contre des scientifiques rapaces qui ont engagé des hommes de main.

   Je ne sais pas si c'est voulu par la production, mais les deux vedettes incarnant les parents ont l'air d'avoir pris un petit coup de vieux par rapport aux premiers films. Ce sont désormais des quadras, Bryce s'étant un peu empâtée (plus question de piquer un sprint en chaussures à talons en pleine jungle), Chris apparaissant un peu moins punchy.

   Sur le fond, l'intrigue joue sur des idées à la mode, de la lutte antispéciste à la dénonciation des grandes firmes de biotechnologies. L'une d'entre elles sait se présenter sous un jour reluisant... alors que ses intentions réelles sont plus obscures.

   Pour des raisons différentes, les groupes de héros vont chercher à pénétrer dans la sorte de Googleplex de l'entreprise, dont le dirigeant semble être un double de Steve Jobs. Ce n'est pas l'une des moindres invraisemblances de l'histoire que de voir un si petit nombre de personnes (certaines très âgées) parvenir à déjouer les systèmes de surveillance les plus perfectionnés pour, finalement, foutre en l'air un complexe ultramoderne !

   Pour apprécier pleinement ce film, il faut donc laisser un peu de sa raison au vestiaire. Sinon, on risque d'à peine frissonner lorsqu'on verra de vilaines grosses bêtes (avec de grandes dents) tenter de boulotter les héros... qui s'en sortent presque toujours "juste à temps". On risque aussi de ricaner méchamment lors du méga affrontement final (entre deux puis trois monstres), les protagonistes humains en réchappant tous comme par miracle !

   Mais, franchement, dans une grande salle, bien équipée, c'est un sacré spectacle ! Les effets spéciaux sont excellents. Les interactions entre les acteurs et les créatures numériques (ou animées) sont très bien rendues à l'écran. C'est cependant bruyamment mis en musique. (Michael Giacchino, qu'as-tu fait de ta subtilité ?)

   J'ai vraiment passé un bon moment, tout en étant conscient de ne pas voir un chef-d’œuvre.

00:23 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : cinéma, cinema, film, films

Commentaires

J'ai beaucoup aimé. Le meilleur avec le tout 1er je trouve.
Je ne fais même pas attention aux incohérences. Déjà des dinosaures ça suffit pour mettre le reste en doute mais bon, sait-on jamais.
J'ai quand même trouvé qu'il y avait trop de batailles de dinos mais le GROS plaisir est de retrouver Laura, Sam et Jeff que les années semblent effectivement moins atteindre que Bryce (épaisse) et Chris.

Écrit par : Pascale | dimanche, 12 juin 2022

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J'ai récemment revu les deux premiers "Jurassic World", l'un en salle, l'autre sur petit écran. Cela m'a renforcé dans l'idée que ces films sont faits pour être vus au cinéma.

Je trouve que Colin Trevorrow (réalisateur des volets 1 et 3) ne s'est pas beaucoup renouvelé : à chaque fois, son histoire se conclut par la défaite du super-vilain dinosaure, au cours d'un méga-combat avec deux autres dinos, ligués contre le nouveau prédateur en chef.

Dans tous les cas, c'est quand même bien foutu sur le plan technique. Je suis aussi étonné que le fond de l'histoire, dans chaque volet, soit aussi critique de certaines dérives du monde occidental. Quelque part dans un grand bureau de production, on doit penser que c'est porteur au niveau du public et donc susceptible de gonfler le benef...

Écrit par : Henri G. | dimanche, 12 juin 2022

Bonjour Henri Golant
Je me suis même demandé si les chevaux avaient aussi été créés en numérique, au début...
C'est vrai que les "héros" s'en sortent toujours, quels que soient les dangers courus. C'est un peu "la règle du jeu", non?
Et puis,s'ils avaient tué tout le monde, ça aurait été un peu compliqué pour relancer dans quelques années la troisième trilogie, je pense.

Écrit par : tadloiducine | mardi, 14 juin 2022

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Je suis convaincu que, dans la tête d'au moins un producteur hollywoodien, il y a en germe l'idée de relancer la franchise, un de ces quatre, mais avec des acteurs plus jeunes.

Écrit par : Henri G. | mardi, 14 juin 2022

Bonjour Henri Golant, je trouve que les "vieux" acteurs se sont bonifiés en vieillissant. Laura, Sam et Jeff, ils assurent! J'ai passé un très bon moment en voyant ce film. Bonne fin d'après-midi.

Écrit par : dasola | lundi, 20 juin 2022

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