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dimanche, 19 février 2023

Juste ciel !

   Attiré par la brillante distribution (principalement féminine, mais aussi masculine), j'ai tenté ma chance avec ce film qui, assez vite, m'a rappelé La Bonne Épouse. La principale différence est que l'histoire ne se déroule pas à la fin des années 1960, mais de nos jours. Derrière la caméra aussi, ce n'est pas Martin Provost, mais Laurent Tirard. Son Retour du héros me l'avait fait remonter en estime... parce que sinon, il a tout de même commis une adaptation d'Astérix et celles du Petit Nicolas !

   Hélas, on comprend assez vite que le réalisateur est retombé dans ses travers. Trop de scènes sont mal écrites, les comédiennes (pourtant de talent) sont mal dirigées. Dès le début, j'ai été énervé par la "scène des tomates", avec Guilaine Londez. Je me suis dit : "Il ne va quand même pas oser"... ben si... avec, en prime, à la fin, un gros plan sur le jupon remonté, avec quelques tomates rescapées du désastre, qui vont bien évidemment finir sur le sol.

   La deuxième grande déception est le jeu de Valérie Bonneton, outrancier au possible. On ne croit pas une seconde à son personnage de Mère supérieure de ce couvent de bénédictines. Je préfère encore la prestation de Sidse Babett Knudsen en cheffe ultra-rigoriste d'un groupe de Clarisses. C'est caricatural mais, au moins, ça tient la route.

   Dans le groupe de bénédictine, je sauverais toutefois deux personnages : sœur Augustine et sœur Bernadette. La première est incarnée avec talent par Camille Chamoux. La seconde, muette, a les traits de Claire Nadeau, qui s'exprime par l'intermédiaire d'un petit tableau blanc, source de quelques-uns des rares gags réussis de ce film.

   La vie bien rangée des bénédictines est perturbée par l'arrivée d'une stagiaire, une véritable petite conne jeune en recherche qui, évidemment, après s'être rebellée et avoir bien fait chier enquiquiné ses (potentielles futures) collègues, va mûrir et se faire accepter.

   L'autre cause de troubles est la quête d'une subvention, qui passe par la victoire à un critérium cycliste, auxquelles les nonnes décident de participer. Faute de pouvoir triompher à la régulière, elles choisissent de nuire à la concurrence... y compris celle des Clarisses. (Autant le dire franchement : les fervents catholiques qui s'aventureraient dans une salle projetant ce film risquent la crise de rage.)

   En dépit de quelques scènes réussies, de quelques gags bien amenés, je suis sorti de là plutôt insatisfait... et je pense que je ne suis pas le seul. Il m'a bien semblé qu'à certains moments, François Morel et Sidse Babett Knudsen se demandaient ce qu'ils faisaient dans cette galère...

16:51 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : cinéma, cinema, film, films