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mercredi, 11 décembre 2024

En fanfare

   Je me suis décidé à voir ce film sur la foi notamment du bouche-à-oreille, très favorable. Quelque part entre La Vie est un long fleuve tranquille et The Full Monty, Emmanuel Courcol propose une comédie dramatique organisée autour d'une relation fraternelle, dans un univers musical assez varié.

   Au début, deux scènes m'ont fait un peu peur : celle au cours de laquelle l'un des héros annonce sa maladie à sa sœur, et celle où il s'emporte contre celle qu'il hésite désormais à appeler maman. Dans la première scène, c'est la comédienne qui interprète la sœur dont je trouve le jeu approximatif. Dans la seconde scène, l'emportement de Thibaut (Benjamin Lavernhe, pourtant excellent dans le reste du film) m'est apparu un peu factice. Peut-être est-ce un problème de montage. (On a peut-être coupé un morceau de la scène qui aurait rendu l'emportement plus logique.)

   Fort heureusement, la suite est de bien meilleure facture. Pour moi, le film devient passionnant à partir du moment où le frère (Jimmy) apparaît à l'écran. Il est incarné par Pierre Lottin, qui nous prouve une nouvelle fois qu'il a du talent. (Il faudrait toutefois veiller à ne pas le cantonner dans les rôles de "cassos" ou de quasi-délinquant.)

   Les interactions entre les deux comédiens interprétant les frangins sont excellentes, bien complétées par les seconds rôles nordistes. On dit les choses sans fard, parfois de manière très crue... et c'est très bien. C'est à la fois réaliste et drôle.

   L'intrigue évite ensuite un autre piège : le conte de fées. Bien des embûches sont placées sur le chemin de Jimmy et Thibaut. Tout cela est traité avec délicatesse et dans un réjouissant bain musical, qu'il soit classique avec Beethoven, Verdi, Ravel ou populaire avec Aznavour, Sardou ou Johnny.

   Comme beaucoup de spectateurs, j'ai eu les yeux qui piquent à la fin. C'est une belle histoire, pleine d'humanité (un poil caricaturale toutefois sur le devenir industriel de la région).

16:28 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : cinéma, cinema, film, films

Commentaires

Je suis tellement emballée par ce film qu'il sera haut placé dans mon classement final.
Je l'ai trouvé vraiment subtil et délicat. Il ne nous emmène pas où on croit aller.
Le duo vedette est d'une évidence et d'une complicité incroyables.
Pierre Lottin a signé à vie pour Les Tuche (une merde dont je n'ai pu supporter qu'un quart d'heure)... j'espère que les réalisateurs feront preuve d'imagination et qu'il aura l'intelligence de ne pas se laisser enfermer. Il est remarquable ici et avec Benjamin Lavernhe ils sont tellement drôles et touchants.

Johnny et Sardou sont juste évoqués (dieu existe) mais tu as oublié Dalida.

Écrit par : Pascale | samedi, 14 décembre 2024

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Ah, oui, Dalida. La seule artiste féminine citée en référence, sauf erreur de ma part. (Ce film ne serait-il pas un poil masculiniste ?)

Celles et ceux qui en ont le courage vont donc bientôt revoir Pierre Lottin en Wilfried Tuche (en février 2025). Olivier Baroux a quitté le navire (déjà pas en très bon état), à cause, nous dit-on de manière pudique, de "désaccords artistiques et financiers".

Pour ce nouveau volet, on nous promet du lourd, puisque Bernard Menez incarnerait le roi Charles III... mais l'actualité la plus récente fait perdre à cette trouvaille toute son originalité : nous avons désormais (mais peut-être pas jusqu'à février prochain) notre propre Grandes Zoreilles (frenchy) à Matignon !

Écrit par : Henri G. | samedi, 14 décembre 2024

J'ai rigolé...
Bien vu, les grandes oreilles de Roubaix!

Écrit par : tadloiducine | lundi, 16 décembre 2024

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