mardi, 06 novembre 2007

Je balance à tout va !

   Comme je suis un homme moderne, je suis avec attention l'évolution de ma masse corporelle. A cet effet, j'avais, il y a environ deux ans, fait l'acquisition d'un pèse-personne :

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    Voici la bête. Elle est de marque Terraillon, et m'avait coûté entre 30 et 40 euros. Ben finalement, elle n'a guère duré. Quelque chose s'est cassé à l'intérieur. En fait, je crois que c'est à cause du dessus, qui n'était pas assez solide... qui, en tout cas, n'a pas résisté aux pressions répétées de mes augustes panards !

   Du coup, quand j'ai décidé d'en changer (après avoir vérifié toutefois que le non-fonctionnement n'était pas dû à l'épuisement de la pile...), j'ai choisi une autre marque :

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   C'est une Téfal  (du groupe Seb), à 34,5 euros. Elle semble plus perfectionnée que la précédente : comme son nom l'indique (Evolis), elle affiche l'évolution du poids (de la masse en réalité, non ?... Mesure-t-elle réellement une "quantité de matière", ou n'affiche-t-elle pas plutôt une masse en fonction du poids mesuré ?) entre deux passages (à condition d'avoir mémorisé le premier : c'est possible grâce aux touches situées sous le cadran... on peut le faire avec les orteils !).

   Ici, comme c'est l'orange qui clignote (au centre), cela veut dire que je suis resté à 88,2 kg (pour 1m88... eh oui, j'ai quelques bourrelets disgracieux...heureusement guère visibles quand je suis habillé). Si mon poids avait diminué, c'est la lumière verte, à gauche, qui se serait allumée (avec affichage de la baisse : -0,2 par exemple). Si mon poids avait augmenté, c'est la couleur rouge, à droite, qui se serait allumée (avec affichage de hausse : + 0,5 par exemple).

   Voilà ! J'espère que cette balance va durer plus longtemps que la précédente (elle semble plus solide sous mes pieds). Elle est alimentée par deux petites piles cylindriques (comme celles qui font fonctionner nombre de baladeurs numériques, en forme de clé USB), alors que la précédente utilisait une pile plate, circulaire. Il est à noter qu'il devient très difficle de trouver des pèse-personnes "ancien modèle", avec affichage gradué mécanique (et non numérique), dans ce genre-là :

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   Sur internet, il semble plus facile de trouver ce genre de modèle. J'ai d'ailleurs dégoté l'image à cette adresse :

http://boutique-en-ligne-bien-etre.zlio.com/c1622874-Pese...

jeudi, 30 août 2007

Gen d'Hiroshima (suite)

    Emballé par le premier tome, j'ai acquis les suivants (2,3,4,5 et 6). 

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    Le volume 2 se passe à l'été 1945. Gen et sa famille sont confrontés à deux gros problèmes : se nourrir et se loger. Ils découvrent l'égoïsme de nombre de leurs compatriotes. Ils finissent par s'installer chez une amie de la mère de Gen... dont les proches voient d'un très mauvais oeil l'arrivée de ces "intrus". Les conflits qui se déroulent dans cette maison sont à la fois ahurissants et drôles : l'auteur a pris du recul, même s'il ne cache rien des difficultés rencontrées à l'époque.

   Gen passe son temps à chercher à manger, et il croit encore à la possibilité de la survie des membres de sa famille qu'il a pourtant vu périr à Hiroshima, sous les décombres de leur maison. Dans ses pérégrinations, il rencontre des bandes de gamins, souvent orphelins, qui luttent pour ne pas mourir de famine. Il croise aussi une fille défigurée par les radiations, qui rêvait de devenir danseuse. Lui-même s'aperçoit qu'il perd ses cheveux.

   Petite remarque : je n'ai pas pu me procurer ce tome à Rodez même. Le magasin spécialisé dans la bande dessinée proposait les volumes 1,3,4,5,6 et 8, alors que l'espace culturel Leclerc n'avait que le tome 10 (le dernier : pas de stock chez eux... trop cherrr !). Il était aussi absent des rayons de la grande librairie locale (qui, par contre, propose les tomes les plus récents). Le week-end dernier, je me suis rendu à Toulouse : j'en ai profité pour faire l'achat du tome 2, à la librairie Ombres blanches.

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   Le volume 3 que j'ai acheté est "collector" : deux cahiers ont été inversés au moment de la reliure : on passe de la page 64 à la 97, puis de la 128 à la 65, pour rebasculer de la 96 à la 129. J'ai gardé l'exemplaire. Ce volume est centré sur le personnage d'un irradié, gravement malade, qui loge dans sa famille, qui l'accepte mal, tant il est purulent. Gen va s'en occuper (au départ, pour de l'argent) et découvrir que le bonhomme est un peintre. La famille de Gen est toujours autant soumise à la vindicte des logeurs, alors que dans la région, certains enfants ont mis au point des stratégies particulièrement élaborées pour s'en sortir.

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    Le quatrième tome se déroule après la guerre. La bombe continue à faire des victimes, au grand désespoir de la population. La petite soeur de Gen, née le jour de la bombe, tombe malade, puis disparaît. Parti à sa recherche (ainsi qu'en quête de nourriture), Gen fait plusieurs rencontres, qui sont autant de petits reportages sur l'état de la société japonaise de l'époque : il retourne à l'école, voit la montée en puissance des yakuzas et l'arrivée des "diables américains", que l'on déteste à cause de la bombe, mais dont on apprécie les sucreries (les chewing-gums en particulier) et les réserves alimentaires. La couverture montre ce à quoi sont réduites certaines Japonaises pour survivre. Ce tome est aussi l'occasion de nous faire découvrir des rites bouddhistes, auxquels Gen ne croit guère, sauf s'ils lui permettent de réunir de quoi faire vivre sa famille.

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   Le volume 5 prend un tour encore plus dramatique : la mère est gravement malade et les enfants sont pris entre le rejet des "Japonais normaux" et l'influence des yakuzas, qui cherchent à profiter des enfants des rues (face à une police impuissante et discréditée). Quelques rayons de soleil viennent égayer l'atmosphère, comme le vieil écrivain abandonné, qui devient le second père de la bande d'orphelins, formant avec eux une nouvelle famille, celle du coeur et de l'entraide.

   Ce tome est aussi l'occasion, pour l'auteur, de faire émerger plusieurs éléments de critique politique : Gen se contrefiche de la visite de l'empereur à Hiroshima ; il voudrait que tous les responsables japonais de la guerre et les Américains paient pour leurs crimes. La reconstruction politique du pays est montrée sous un jour assez trouble, avec des candidats loin d'être honnêtes et des yakuzas sans cesse plus présents. Quant aux victimes de la bombe, elles intéressent au plus haut point les autorités états-uniennes... Pour survivre, les enfants vendent des crânes...

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   La couverture du volume 6 montre le meilleur ami de Gen (qu'il avait jadis pris pour son petit frère, décédé dans l'incendie d'Hiroshima), qui fricote avec les yakuzas, enfermé dans un centre pour jeunes délinquants. Il va s'en échapper, mais la violence règne au dehors. De surcroït, la mère de Gen est toujours malade et se nourrir correctement reste une épreuve quotidienne, d'autant que le marché noir est florissant. Gen retrouve un personnage qu'il avait rencontré jadis (est-ce le début d'une histoire d'amour ?) et sa petite troupe se montre très entreprenante : elle parvient à s'acheter une machine à coudre ; l'avenir s'annonce un peu meilleur. Mais la "scoumoune" guette : le vieil écrivain a la santé fragile et son livre sur l'horreur d'Hiroshima ne trouve pas preneur, tant la censure est puissante à l'époque.

 

mercredi, 29 août 2007

Economie pas chiante

   Quand un universitaire atypique rencontre un journaliste du New York Times, cela peut donner un très bon livre d'économie... et de sociologie. Il s'agit de Freakonomics, écrit par Steven D. Levitt et Stephen J. Dubner.

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   Au plaisir de la lecture (les auteurs ne manquent pas d'humour et ils sont d'assez bonnes plumes... merci la traduction !), vous ajouterez la joie d'apprendre pas mal de choses, parmi lesquelles :

- la cause de la chute de la criminalité dans les grandes villes états-uniennes à la fin du XXe siècle (grâce à la réaugmentation du nombre de policiers dans les rues... et surtout à la libéralisation de l'avortement une vingtaine d'année auparavant) ; les auteurs s'appuient sur des statistiques et comparent notamment le cas états-unien à celui de la Roumanie (ce qui, incidemment, nous ramène au film qui a obtenu la palme d'or à Cannes en 2007) ; le prestige de R. Giuliani, l'ancien maire de New York, en sort amoindri

- pourquoi les agents immobiliers sont de gros enfoirés (qu'ils soient obèses ou pas)... et pourquoi ils n'ont pas complètement tort de l'être

- la raison pour laquelle les revendeurs de drogues des ghettos vivent chez leur môman, même quand ils approchent la trentaine (quand on vous dit que le "marché de la drogue" fonctionne comme n'importe quel secteur pyramidal !)

- la manière dont on a pu repérer les enseignants des écoles publiques du secteur de Chicago qui trichaient pour favoriser leurs élèves aux évaluations (c'est démontré tableaux de chiffres à l'appui... très fort)

   Ce n'est qu'un échantillon des sujets traités dans ce passionnant bouquin apte à réconcilier les plus mathophobes avec l'utilisation des statistiques.

samedi, 18 août 2007

Gen d'Hiroshima

   C'est le titre d'un manga japonais, plus précisément d'une série (une fresque même !) autobiographique (en noir et blanc... très joli) que Keiji Nakazawa a débutée dans les années 1970. Je viens d'en lire le premier tome (15 euros), publié en France par les éditions Vertige graphic.

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   L'histoire commence alors que la guerre qui oppose les Etats-Unis au Japon n'est pas terminée. Les bombes atomiques n'ont pas encore été lancées. (Ce tome s'achève d'ailleurs sur le largage de la première, sur Hiroshima, et les conséquences immédiates.)

   On suit l'histoire du point de vue d'une famille pauvre d'Hiroshima. On voit particulièrement les événements à travers les yeux de l'un des fils, Gen. (Le narrateur est toutefois omniscient, ce qui permet de varier l'optique : une partie de l'histoire est montrée à travers le regard du frère aîné, une autre à travers celui du père.)

   Si vous voulez comprendre ce qu'était le régime totalitaire nippon, militariste et ultra-nationaliste, cette BD est pour vous. Rétrospectivement, il est effrayant de voir la violence être utilisée comme instrument courant (mais c'était aussi une "pratique" habituelle dans les familles apparemment) et les habitants du quartier du héros adhérer massivement à la propagande du régime. C'est aussi d'un grand intérêt documentaire, sur la vie des Japonais de l'époque. Le traitement du cas des "kamikazes", de l'intérieur, est aussi intéressant.

   Mais ce manga ne se limite pas à cela. L'auteur met l'accent sur des comportements particuliers. Le père de la famille du héros est un pacifiste (donc un "traître" pour les partisans du régime). Je recommande tout particulièrement sa manière de ridiculiser les séances d'entraînement à la défense civile : il ne manque pas d'air ! Les fils sont du genre débrouillards et ça leur est utile vu que la famille est stigmatisée à cause des positions du père. Tout ce que je peux vous dire, c'est qu'il savent diablement bien utiliser leurs dents ! J'ai aussi été marqué par l'épisode du bateau et du vitrier, ou comment rendre service en cassant des fenêtres.

   La vision de l'école est effrayante (entre la propagande chauvine et le sadisme, les enfants n'ont guère le choix, d'autant plus que pèse sur eux le regard du groupe, toujours très important au pays du soleil levant), mais ce qui ressort le plus est la pénurie alimentaire : la quête de la moindre denrée est une épreuve de chaque instant.

   Je termine par un petit bémol. Il s'agit d'une inexactitude qui ne remet pas en question la qualité du manga, mais l'erreur est tout de même grande : l'auteur fait directement participer Einstein au programme Manhattan, alors qu'il en a seulement été l'un des initiateurs (voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_Manhattan), ce qu'il a amèrement regretté par la suite. Je relève aussi le curieux surnom attribué à la première bombe, "Grande Perche", alors que, jusqu'à prédent, je ne connaissais que "Little Boy"... Erreur ?

  Par contre, la lecture "japonaise" de la bande dessinée n'est pas gênante. On s'habitue très vite à lire de droite à gauche, en commençant par la fin du livre bien entendu.

  

  

 

samedi, 11 août 2007

Un petit dico sympa sur le Japon

   Cela s'appelle L'Abécédaire du Japon, c'est publié aux éditions Philippe Picquier, en poche. L'auteur se comme Takashi Moriyama. La première édition date de 1997, le poche de 1999. (J'en profite pour vous recommander chaudement les éditions Picquier, une véritable mine pour celles et ceux qui sont intéressés par le monde indien, le monde chinois et le Japon -traditionnels comme contemporains : http://www.editions-picquier.fr/)

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    D' "Adresses" (pas facile de s'orienter dans les grandes villes nippones, organisées par quartiers) à Zen (ben oui, ils sont bouddhistes ET shintoïstes souvent) en passant par "Alcool" (ils le supportent mal, mais il est encore inconvenant de chercher à éviter les traditionnelles beuveries professionnelles... les mentalités changent, heureusement), "Automobile" (la seconde maison des Japonais), "Bain" (pour se détendre, pas pour se laver, hein !), congés annuels (ils en ont plus que les Zétazuniens en fait), "Corées", "Education", "Etrangers", "Fonctionnaires", "Français", "Hôtels", "Pachinko" (vous savez, le jeu... non ?), "Riz", "Samouraï", "Télévision", "Yakuza", j'en passe, vous naviguerez agréablement dans le dédale de la civilisation japonaise.

   C'est bien informé et drôle. Régulièrement est représenté un caractère chinois correspondant à l'un des mots de l'abécédaire. L'auteur est un Japonais qui a travaillé à l'étranger (en France notamment). Il a donc acquis un certain recul, à la fois sur son pays d'origine, mais aussi sur l'image qu'il a en France... et celle qu'a la France au pays du soleil levant !

lundi, 06 août 2007

Encore un bouquin sur le Japon !

   J'ai trouvé celui-là en "chinant"... euh, plutôt en "japonant" ! Ouais, il m'arrive de déambuler d'un air faussement détaché (essayez, vous verrez comme ça donne l'air con !) dans les brocantes qui, dans nos belles campagnes de France, foisonnent l'été venu. Là, coincé entre les antiquaires et les bouquinistes qui viennent (tôt le matin) reconstituer leurs stocks à bon compte (culés qui font la culbute sur les prix après !), d'authentiques villageois vident leur grenier. A la fin du mois de juillet, j'ai trouvé ce livre :

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    Japon, vieux pays tout neuf, de Wim Dannau et Marie-Noëlle Cloes, a été publié aux éditions Casterman en 1966. Il y a une certaine parenté avec le livre de Nadège Fougeras : c'est d'abord un récit de voyage, c'est abondemment illustré et ça se lit facilement. Par contre, les auteurs ont davantage traité le "culturel" lourd et certains passages sont de bons résumés historiques.

   L'auteur principal (Wim Dannau) a été marqué par les taxis (sa description est à comparer à celle d'autres auteurs... et on est en 1966 !), qu'il qualifie de "kamikazes" et le développement des transports urbains collectifs. Ce livre peut être considéré aujourd'hui comme un bon témoignage d'un stade de développement du Japon. L'auteur y est aussi très attentif aux femmes (un sujet qui a beaucoup fait fantasmer l'Occidental en mal de sensations). Côté historique, un chapitre est consacré à Hiroshima et Nagasaki. Pour l'anecdote, le voyage est passé par le pôle Nord, pas très loin du Groenland... pas question, en pleine "guerre froide" (en 1966) de survoler l'U.R.S.S. pour un Européen de l'Ouest !

   Pour un euro (en fait, j'ai acheté 4 livres -puisés dans une remorque de tracteur- pour 5 euros... correct !), j'estime que l'affaire est bonne. A ce sujet, je regrette toutefois de ne pas avoir essayé d'acheter une photographie (dans un cadre) prise dans la deuxième moitié du XIXe siècle au Japon. Le propriétaire, qui vendait aussi des meubles en chêne, m'avait l'air un peu trop gourmand (et c'était la fin du mois, bordel de zut de compte pas rempli !)... Rendez-vous l'an prochain !

samedi, 04 août 2007

Un autre bouquin sur le Japon

   Cette fois-ci, j'ai tapé dans l'ouvrage d'universitaire... mais pas chiant. Il s'agit de sortes de "mémoires japonaises" du grand spécialiste Jean-François Sabouret.  Besoin de Japon a été publié aux éditions du Seuil en 2004.

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   Le livre est divisé en 7 chapitres :

- Il n'y a pas d'ailleurs

- Cipango

- Le Nord perdu et retrouvé

- Grand-Mère Nagatani et la maison du bonheur

- Souffrances à voix basse

- Le soleil se couche à l'Est, et réciproquement

- La philosophie aux gyôzas

   L'auteur commence par évoquer les circonstances de son premier séjour au Japon, sa découverte de l'île d'Hokkaïdo. Sa rencontre avec un manieur de sabre, ancien kamikaze (si, si !) est étonnante.

   C'est lorsqu'il décrit les maisons traditionnelles nippones que le sociologue ressort. Son intérêt pour les "vieilles bicoques" (de l'île d'Hokkaïdo comme de Tokyo ou du "Japon de l'envers") contraste avec le désamour des authentiques Japonais, plus épris de confort moderne.

   C'est plus attendu, mais c'est palpitant tout de même : les Burakumin, sortes de "parias" du Japon. L'auteur y a consacré une partie de ses recherches. Ici, l'essentiel est dit à travers la rencontre d'une famille.

   Le chapitre consacré à la grand-mère, son ancienne logeuse, est très émouvant, surtout quand il est question des péripéties de l'histoire familiale (y compris les relations avec la Chine). Peut-on devenir japonais ? finit par se demander l'auteur.

   Le livre se termine par la rencontre, dans un restaurant de nuit, d'un journaliste local, ancien étudiant en philosophie. Le débat s'élève (et je crains de n'avoir pas tout compris) ; la "confrontation" (le dialogue, plutôt) reste néanmoins intéressante.

vendredi, 03 août 2007

Un bouquin sur le Japon

   Ce pays excite ma curiosité. J'ai récemment acheté le livre écrit par Nadège Fougeras, une Française qui y a passé deux-trois ans :

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   Il s'agit d'une réécriture à partir de courriels qu'elle avait envoyés à des proches. Comme la couverture le signale, c'est abondemment illustré... et commenté : à côté (ou au-dessous) du texte principal, des remarques -ironiques en général- sont ajoutées entre crochets, dans une autre couleur que celle du texte principal.

   C'est drôle et informatif. Ceux qui connaissent déjà un peu le Japon n'apprendront pas forcément grand chose. A noter que l'auteure a préféré rester dans l'anecdotique (les thèmes récurrents -si j'ose dire- sont l'hygiène, l'Ordre, la vie en collectivité, le commerce, les animaux domestiques...) plutôt que d'aborder "les grands sujets culturels"... Elle a bien fait !

mercredi, 13 juin 2007

Persepolis

   Il s'agit d'une bande dessinée de Marjane Satrapi, une Iranienne qui vit en France, je crois. J'en avais entendu parler à la sortie des premiers tomes, il y a quelques années. Je n'y avais pas accordé plus d'attention que cela, le titre Persepolis m'ayant donné l'impression qu'il s'agissait d'une B.D. futuriste. Par la suite, j'ai découvert quelques "strips" de l'auteure dans Le Monde 2. Le prix obtenu par l'adaptation cinématographique à Cannes m'a donné envie d'en savoir plus. Je me suis donc rendu chez mon fournisseur habituel de bandes dessinées. J'ai trouvé un volume réunissant les quatre tomes. Je l'ai feuilleté et, emballé, je l'ai acheté.

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   C'est un livre autobiographique. L'auteure nous parle de sa jeunesse, dans l'Iran des années 1979-1994 (les années Khomeyni en gros), avec un intermède en Autriche. C'est d'abord d'un grand intérêt documentaire, pour qui s'intéresse à ce pays (l'Iran), ou à l'histoire des années 1980. C'est surtout extrêmement drôle, Marjane Satrapi excellant dans l'autodérision. C'est aussi d'une grande beauté formelle, dans un noir et blanc très maîtrisé : l'auteure a vraiment un talent, celui de suggérer le mouvement et les émotions à l'aide de dispositions en apparence simples, mais qui demandent, à mon avis, une grande habileté.

   L'originalité réside dans le point de vue d'une enfant, adolescente puis jeune femme, issue d'un milieu aisé, francophone (merci le lycée français !). Par certains côté, cette rebelle m'a rappelé Mafalda, en moins gamine.

jeudi, 07 juin 2007

Eva Joly au "Fou du roi"

  Aujourd'hui, l'ancienne juge d'instruction faisait partie des invités de l'émission de France Inter. J'écoute de temps à autre ce programme, parce j'apprécie le talent de certains chroniqueurs, même si je suis très souvent agacé par le côté "pipole". Ce jeudi, j'ai goûté l'intervention de Daniel Morin, qui parle si bien des femmes. Eva Joly en chanson, c'était détonnant !

  Mais le principal intérêt de l'émission résidait dans les propos de l'ancienne juge. Quelle rigueur morale ! Quel sens de l'intérêt public ! On est sidéré de voir à quel point la France est engoncée dans les magouilles et les privilèges de la caste affairo-politico-médiatique, alors qu'en Norvège, par exemple (le pays d'origine de Mme Joly), on est autrement conséquent en matière de respect des règles (peut-être un peu trop d'ailleurs... mais cela laisse une considérable marge de progression aux Français !).

  Je ne sais pas si cette émission est téléchargeable, mais j'en recommande vivement l'audition !

  Le site de Radio France :

http://www.radiofrance.fr/services/rfmobiles/podcast/

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