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dimanche, 28 octobre 2007

Jours d'hiver

   C'est un d'O.C.N.I. (Objet Cinématographique Non Identifié) : une collection de courts-métrages d'animation, illustrant un renko, sorte de suite de haïkus sur le mode "marabout d'ficelle" : la fin d'un texte constitue le début du suivant.

   Les réalisateurs ont donc dû faire en sorte que leurs films soient liés entre eux. Les techniques d'animation utilisées sont extrêmement variées : crayonné, gouache, peinture à l'huile, images de synthèse, pâte à modeler, marionnettes... le tout très souvent retravaillé en numérique.

   La deuxième partie du film nous propose un passionnant making of, à partir d'un documentaire plus long qui semble avoir été tourné pour la télévision japonaise. Si la majorité des réalisateurs sont japonais, on trouve aussi des Russes, des Canadiens, un Britannique, un Belge et un Tchèque.

   Le résultat est réellement surprenant, poétique, drôle, envoûtant parfois quand la musique s'en mêle. Chaque filmounnet dure entre une et deux minutes, l'ensemble (docu compris) s'étendant sur 1h05 environ.

15:00 Publié dans Cinéma, Japon | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma

samedi, 27 octobre 2007

Nocturna

   Les diverses vacances scolaires sont l'occasion, pour les distributeurs de films d'animation, de sortir un maximum de produits pour faire rentrer la thune. On a donc droit au meilleur comme au moins bon.

   Nous avons ici un film espagnol (avec une participation française), qui louche un peu sur Les triplettes de Belleville, parfois, au niveau de l'esthétique. C'est même mieux, à mon avis, puisqu'aux formes anguleuses et à la verticalité de la ville les réalisateurs ont ajouté beaucoup d'effets de transparence et d'ombres, très réussis.

   A la base, c'est une histoire pour marmots : il est question de surmonter sa peur du noir. Le monde de l'enfance est très bien rendu à travers les séquences de l'orphelinat... Dickens n'est pas loin. La bonne surprise est la présence des chats, qui jouent un rôle clé dans l'histoire. Hasard ou pas, les étoiles sont personnalisées : ce sont de ravissants petits bouts de femmes... des fées somme toute (mais des fées vulnérables). Le comique est véhiculé principalement par les lumignons, petits bonshommes qui ont, en quelque sorte, le feu au derrière ! Le chat-man (maître des chats) incarne le protecteur costaud, sorte de substitut du père et du grand frère.

   Le scénario est élaboré : l'intrigue n'est pas simpliste, tout en restant accessible aux jeunes. Les voix françaises ont été bien choisies : Jean-Luc Reichmann, Roger Carel et Evelyne Grandjean donnent du volume à leurs personnages !

20:35 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma

vendredi, 26 octobre 2007

Stardust, le mystère de l'étoile

   La dernière fois que je m'étais risqué à aller voir un film heroic fantasy, ç'avait été une déception. Vous souvient-il d'Eragon, cette semi-bouse sucrée ? Pour Stardust, j'ai surmonté mes réticences en raison de la distribution : tant de bons acteurs ne peuvent pas s'être commis dans de la crotte de bique.

   Attention toutefois, c'est très "fleur bleue". Cela tombe bien, je suis client ! Le côté "fantasy" est bien servi par les effets spéciaux, très jolis sur grand écran. La durée (2 heures) est adaptée : l'histoire a le temps de se développer, sans que l'on sente de la précipitation à conclure. Il est vrai, ceci dit, que dès le début, on sent à peu près comment tout cela va se terminer.

   Le film mérite particulièrement le détour pour son humour. Dès le début, Peter O'Toole, en monarque vieillissant, nous la joue vieux grigou (jadis, il a liquidé ses frères pour accéder au trône... et il ne serait pas contre que la tradition se perpétue... à la surprise de ses fils). C'est une illustration de ce que les concepteurs du film ont essayé de mettre en oeuvre : le détournement maîtrisé des codes de l'heroic fantasy, au service d'une romance un brin caustique.

   Cela explique le surgissement dans l'histoire de cette sorte de deus ex machina qu'est Robert de Niro en pirate des airs (et de la foudre), vrai travelo sous ses dehors de gros dur ("Mais, chef, cela fait longtemps que l'on sait que vous êtes une chochotte !"... un grand moment de cinéma). L'autre ex-star sur le retour, Michelle Pfeiffer (ah, Susie et les Baker boys, ah Madame de Tourvel, ah Catwoman...), pète la forme, soit qu'elle retrouve la jeunesse, soit qu'elle jouisse de sa duplicité, de sa méchanceté, de sa vilennie... mmmm ! On peut aussi analyser son personnage comme une réflexion sur le vieillissement. C'est un autre intérêt : plusieurs niveaux de lecture sont possibles.

   Mais, pour attirer le public djeunse dans les salles obscures, on lui offre en pâture deux tourtereaux, un Charlie Cox très moyen et une Claire Danes dans la lignée des canons hollywoodiens, dans un rôle finalement assez passif. Elle apporte toutefois un je-ne-sais-quoi qui donne un supplément d'âme à ce film, notamment par l'expressivité de son visage. De surcroît, la personne qui la double dans la version française a très bien fait son boulot !

22:45 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma