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samedi, 01 mai 2010

"Le Ruthénois" numéro 9

   L'installation (censée être provisoire) d'un quai de transfert des ordures ménagères à Sébazac-Concourès fait la une de l'hebdomadaire, qui lui consacre une double-page intérieure, abondamment illustrée. Le texte a beau dire que les manifestants sont de tous âges, on remarque quand même, sur les photographies, une majorité de personnes de 50 à 70 ans. Un encadré évoque ce qui me paraît être la proposition la plus constructive de la part d'un homme politique local, celle de Fabrice Geniez, le maire d'Onet-le-Château.

   L'entretien de la semaine est réalisé avec la "patronne" du premier syndicat départemental des professeurs des écoles. Le principal sujet abordé est bien entendu la fermeture de l'école Fabié. Le dessin de Stéphanie Gras est consacré à la question. Plus loin, un article signale la manifestation du vendredi 30 avril et, au-dessous, le maire de Rodez, Christian Teyssèdre, répond aux propos tenus par Chantal Combelles dans le numéro de la semaine dernière. Curieusement, cette entrevue n'est pas illustrée par une photographie du maire, mais de l'ancienne conseillère municipale. Etait-il trop énervé pour se prêter au jeu ? Ses propos méritent en tout cas d'être lus. Il n'y est pas question que de l'école, mais aussi de la MJC... que nous retrouvons dans un autre article, page de droite. Le maire semble vouloir exercer une sorte de droit de regard sur la manière dont les subventions sont utilisées, ce que je trouve parfaitement légitime. A un moment, il s'irrite de voir le journaliste du Ruthénois noter une menace proférée (couper les subventions si la MJC n'ouvre pas pendant les deux semaines de vacances de Noël)... alors qu'il devrait se réjouir qu'elle s'ébruite. Le principal public-cible de la MJC (Maison des Jeunes et de la Culture, faut-il le rappeler) étant scolarisé, il est évident qu'elle doit être ouverte pendant toutes les vacances.

   Page 8 est signalée l'existence du nouveau distributeur automatique de lait cru, dont j'ai parlé récemment :

DSCN2580.JPG

   A gauche, on peut voir, me semble-t-il, les deux fils des agriculteurs, qui eux se trouvent à droite. Je pense qu'il ne s'agit pas de clients parce que la porte du "réservoir" est ouverte (ce qui est inhabituel): on a dû montrer la chose au photographe.

   Page 10 est longuement présentée l'école privée occitane de Rodez. L'article est louangeur... et il néglige peut-être un ou deux aspects. Si cet établissement propose bien un enseignement laïc, chaque jour, en entrant et sortant, les élèves passent derrière ceci :

DSCN2575.JPG
   Cette présence religieuse est liée à l'histoire des locaux, auparavant affectés à un groupe scolaire catholique. La réattribution des locaux fut décidée pendant le dernier mandat de Marc Censi, la mesure ayant été votée à l'unanimité lors du conseil municipal du 10 octobre 2005 (voir page 5) :
école Sacré-Coeur.jpg
   Cela faisait partie d'un projet plus vaste, piloté par la communauté d'agglomération : l'ancien collège privé a été transformé en logements sociaux, dont certains font face à la cour de la calandreta. Cela nous ramène à la fameuse statue (la Vierge à l'enfant). En cliquant sur le lien précédent, on arrive à la fiche-projet, montrant l'évolution du site. Sur la première photographie, on peut clairement distinguer la statue :
Sacré Coeur avant.jpg
   Mais, sur la deuxième, c'est beaucoup plus compliqué, la photographie ayant été prise au tout début ou à la fin de l'été (des enfants sont dans la cour), à moins qu'il ne s'agisse d'une journée ensoleillée du début de l'automne :
Sacré Coeur après.jpg
   D'autre part, il me semble que le nombre d'élèves dans les classes est faible (ce qui est très bien : si l'on veut que les enfants apprennent les fondamentaux, il faut que les adultes puissent passer du temps avec chacun d'eux, si besoin est... et dans le calme) : 48 de la maternelle au CM 2 ! Même s'ils sont sans doute regroupés en fonction de leur âge, il y a fort à parier qu'ils sont au maximum 10-15 par classe. Tous ceux qui ont ou qui ont eu des enfants scolarisés en primaire rêveraient que les écoles publiques fonctionnent avec un tel luxe de moyens.
  
   Je signale une coquille, page 11 : quand il est question du livre de Roger Lajoie-Mazenc, préfacé par l'ancien ministre Pierre Joxe, il est écrit que celui est le "fils de Pierre Joxe, ministre des Affaires algériennes". En réalité, le père de l'ancien ministre de François Mitterrand se nomme Louis Joxe. Il fut un gaulliste pur sucre, fidèle parmi les fidèles de Charles de Gaulle.
 
   On passe à Olemps, la commune à l'honneur cette semaine, sur le territoire de laquelle est située la station d'épuration des eaux du Grand Rodez. Un article évoque les changements à venir dans l'utilisation des boues. Cela semble aller dans le bon sens (limiter les déplacements longs, valoriser sur place... et faire des économies). En y regardant bien, je me suis demandé si l'article de La Dépêche du Midi, non signé, n'était pas finalement l'oeuvre de B. Haro (Barthélémy Haro). Chaque semaine, celui-ci commet un charmant billet humoristique (où il est cette fois-ci question des nez !) et il est l'auteur de l'article paru dans Le Ruthénois (qui, s'il est plus développé, est très proche dans le style de celui de La Dépêche), d'autant que la même photographie semble  avoir été utilisée pour illustrer les deux... 
  
   En fin de journal, Jean-Michel Cosson propose un historique de la commune, qui semble avoir mis du temps à trouver son identité.
  
   On termine par le "coin des enfants", la rubrique de la benjamine de l'équipe... qui peut être lue avec profit par les grands ! Cette semaine, Lou Ravelli recommande le logiciel Photofiltre, que je ne connaissais pas. Il est gratuit, téléchargeable facilement sur la Toile et permet de retoucher des images.

vendredi, 30 avril 2010

"A l'oeil" n°35

   Ce numéro du quinzomadaire gratuit se la joue très "développement durable", avec une série de papiers (tantôt article, tantôt publireportage) autour des activités économiques respectueuses de l'environnement. Cela va des différentes formes d'énergie renouvelable à la filière bois en passant par l'agriculture biologique. C'est intéressant, mais aucun aspect négatif n'est abordé.

   J'aime bien la caricature de la page 1 :

DSCN2573.JPG

   Daf se moque gentiment du président du Conseil général (toujours représenté en "lou ravi"), du député de la première circonscription aveyronnaise (dont le rasage intermittent est un bon prétexte à le représenter en individu louche) et du député de Millau, moins connu dans le département. Si l'expression formée par les nuages est sans doute une allusion à la prochaine élection présidentielle, il y a fort à parier que les soucis des personnages soient liés à leurs carrières respectives : Jean-Claude Luche est déjà en campagne pour les cantonales de 2011 et les deux députés sont en quête du bon cheval présidentiel pour, dans la foulée, conserver leur circonscription. De la politique politicienne, en sorte.

   Un lecteur attentif remarquera, en page 2, une nouvelle pique contre Yves Censi (après celle parue dans le numéro 32) :

Y. Censi fdj.JPG

   Au passage, il fait allusion au cursus du député, en commettant peut-être une petite erreur : la  Française des Jeux ne fut pas le premier employeur d'Yves Censi.

   Sur la même page, au-dessus, sont signalés trois blogs aveyronnais : celui d' Olivier Montbazet, celui du collectif Aligorchie (auquel le précédent participe)... et celui que vous êtes en train de lire.

   L'éditorial de droite se lamente sur l'incapacité de la France à se réformer et dénonce la "politique d'assistanat [...] menée depuis 30 ans". En écho à cet article, page 17, un encadré souligne le coût de la protection sociale française... Ben oui, on n'a rien sans rien ! Et encore, depuis une dizaine d'années, la qualité de cette protection s'est nettement dégradée... sans que cela améliore les comptes de la Nation, certaines professions médicales et les assureurs n'ayant pas à se plaindre de la crise...

   On passe à "La grande interview", consacrée à Benoît Decron, le déjà conservateur du futur musée Soulages. Rappelons que les deux autres musées de Rodez n'ont par contre plus de conservateur. En effet, Annie Philippon a quitté Fenaille fin 2007 (voir page 31) :

Annie Philippon départ p31.jpg

   A ma connaissance, elle n'a pas été remplacée. La presse parle désormais du "responsable du musée", Aurélien Pierre, qui, sauf erreur de ma part, n'est pas conservateur. Il me semble que l'on peut faire la même remarque pour Denys Puech. Sophie Cerra est attachée de conservation du patrimoine :

Sophie Cerra Denys Puech.jpg

   On murmure que Denys Puech et Soulages pourraient fusionner... et, lors d'une réunion du conseil du Grand Rodez (voir page 14), il a été publiquement question de mettre en commun les moyens entre Fenaille et Soulages... ou comment déshabiller Maurice pour habiller Pierre :

Soulages mutualisation.jpg

   J'ai déjà écrit ailleurs ce que je pensais de ce projet de musée Soulages. A la réflexion sur les coûts, je pourrais ajouter quelques saillies sur l'oeuvre du peintre. Franchement, il y a à boire et à manger. Ceux qui veulent se faire une opinion peuvent se rendre à la médiathèque de Rodez, où l'un des présentoirs situés à l'entrée de la salle de lecture était récemment couvert d'ouvrages consacrés au créateur de l' "outrenoir". On peut aussi visionner quelques-unes de ses "croûtes" sur le site internet qui lui est consacré. Les curieux peuvent prolonger l'expérience en visionnant un reportage diffusé sur France 3. On y voit Benoît Decron, l'ancien maire Marc Censi (qui croit défendre le projet en prenant de la hauteur) et Ludovic Mouly, président de la communauté d'agglomération, qui reste dans les généralités. Le commentaire de la journaliste est assez balancé... et la conclusion ("Les défenseurs du musée Soulages ont bien du mal à faire passer leur message") contredit le titre du reportage "Rodez attend son musée Soulages".

   Une petite devinette, pour terminer. Laquelle des deux oeuvres suivantes est une authentique création ruthénoise ?

Soulages brou de noix sur papier.jpeg

 DSCN2576.JPG

mardi, 27 avril 2010

L'école des promesses

   La question de l'avenir de l'école François Fabié suscite toujours de réactions passionnées, dont la presse locale se fait parfois l'écho. J'ai déjà évoqué la polémique dans un billet du 11 avril. Le principal "rebondissement" survenu depuis est la démission de l'une des conseillères municipales de la majorité, amplement traitée dans le numéro 8 du magazine Le Ruthénois.

   J'ai fini par retrouver la luxueuse plaquette éditée par la liste Teyssèdre au début de l'année 2008 :

Teyssèdre plaquette.jpg

   Ses 28 pages, richement illustrées, contiennent plus de 50 propositions touchant à tous les sujets de préoccupation des électeurs ruthénois... y compris l'éducation, dont il est question pages 10-11. Voici ce qu'on peut y voir :

Teyssèdre plaquette 2.jpg

   Vous noterez que la réhabilitation de l'école François Fabié était donc bien un engagement électoral de la gauche, engagement d'autant plus fort qu'il s'appuyait sur les propos d'une "experte" de la liste Teyssèdre, la directrice d'école Chantal Combelles... hé oui, celle qui vient de démissionner. On comprend d'autant mieux pourquoi elle avait du mal à "avaler" le virage opéré par la majorité municipale sur ce dossier.

   Ce changement était toutefois prévisible, avec le recul. J'ai examiné les comptes-rendus des conseils municipaux de Rodez et j'ai trouvé quelque chose d'intéressant dans celui du 14 mars 2008. C'est la date d'entrée en fonction officielle de la nouvelle équipe municipale. A cette occasion, Christian Teyssèdre avait prononcé une sorte de discours de politique générale. Voici ce qu'on peut lire pages 4-5 du compte-rendu :

Teyssèdre élu maire.jpg

   Lorsqu'il est question des écoles, désormais, seuls les sites de Bourran et Saint-Félix sont nommés. François Fabié a été "évacué", ce qui n'est pas bon signe. A peine cinq jours après la victoire électorale (dès le premier tour, le 9 mars), un esprit attentif pouvait déduire des propos du nouveau maire de Rodez que la réhabilitation du site de François Fabié n'était plus l'unique solution envisagée.

P.S.

   Le compte-rendu de la séance du Conseil municipal de Rodez du 9 avril dernier est enfin accessible en ligne. Il a vu la démission de Chantal Combelles (page 14), suite au vote du transfert de l'école Fabié vers deux autres établissements (page 9).