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lundi, 13 juillet 2026

Vaiana (le film)

   Dix ans après la version animée (mais moins de deux ans après le deuxième épisode), Disney relance la machine à cash en proposant une nouvelle mouture, avec des comédiens en graisse et en os (des Polynésiens en surpoids, plus ou moins musclés). J'ai l'impression que les scénaristes ne se sont pas foulés : ils ont copié la trame originale.

   Le début prend donc la forme d'une carte postale d'une île de l'océan Pacifique, dont les habitants, entre deux danses collectives, ne se nourriraient que de poissons et de noix de coco. (Va comprendre d'où viennent tous ces bourrelets...) Ah, oui, au fait : ils chantent toujours. En version française, cela ne s'est pas amélioré par rapport au film d'animation.

   La morale de l'histoire n'a donc pas changé : les parents doivent apprendre à lâcher du lest vis-à-vis de leur progéniture. Quant aux enfants, on leur dit que, si partir à l'aventure semble enthousiasmant, ce n'est pas sans risque, et qu'il ne faut pas se décourager à la première difficulté.

   Les effets spéciaux sont de qualité et compensent la médiocrité de la caractérisation des personnages. Dès qu'il est question de l'océan ou du monde animal, c'est épatant : baleine, raie, crabe géant sont superbement rendus, dans de magnifiques décors. En revanche, le poulet est toujours aussi agaçant. Dommage qu'on ne voie pas plus le petit cochon, pas mal du tout dans sa version numérique.

   L'intrigue devient intéressante quand Vaiana rencontre le demi-dieu Maui. Dwayne Johnson est parfait dans le rôle, auquel il apportait déjà sa voix dans la version originale animée. (De surcroît, il coproduit le film.) Du coup, dans la VF, c'est l'excellent David Krüger qu'on entend, alors qu'il y a dix ans, on avait confié le doublage du personnage à Anthony Kavanagh. Même si voir le musculeux acteur avec tout plein de cheveux est quelque peu perturbant, de prime abord, son sens de l'auto-dérision et ses tatouages animés emportent l'adhésion.

   De son côté, dans le rôle-titre, la jeune Catherine Laga'aia n'est pas indigne, mais ne fait pas d'étincelles. (On remarque que, contrairement à la comédienne qui l'incarne enfant, qui est un peu boulotte, l'adolescente est elle bien svelte. On reste dans les canons hollywoodiens...)

   Les séquences avec le crabe géant et le monstre volcanique sont vraiment emballantes (sur le plan visuel)  mais, si l'on connaît déjà l'histoire, cela manque un peu de sel.

   Les enfants s'y retrouveront plus que les (grands)parents.

19:30 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, cinema, film, films

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